Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le film syrien “Mariam” récompensé

Une réalisation qui fait triompher l’espoir dans un contexte de guerre civile




Le film syrien “Mariam” récompensé
Le film “Mariam” du réalisateur syro-palestinien, Basil Al-Khatib,  a été récompensé à Dakhla et à Oran en Algérie. Il raconte l’histoire de trois femmes partageant un seul et même prénom vivant chacune à une époque différente.  Ce film a failli ne pas voir le jour dans ce contexte de crise majeure que vit actuellement la Syrie. L’équipe a dû être confrontée aux dangers d’une guerre qui fut loin de faciliter le tournage, et où tous ont risqué leur vie. En effet, des scènes ont eu lieu près des combats, et l’incertitude quant à la survie de l’équipe a plané durant toute la durée du tournage.
Le réalisateur a eu la volonté et le courage de braver ces dangers, car il souhaitait que le film se concentre sur la façon dont l’humanité peut triompher face à un conflit sanglant. L’ouverture du film “Nous avons tout perdu, mais il nous reste l’amour” est représentative de cette vision pacifique du réalisateur face à un pays ravagé depuis plus de deux ans et demi.  Un personnage du film affirme : “Si la guerre fait ressortir le pire des hommes, elle montre aussi le meilleur chez certains d’entre eux”.
Il montre également l’impact de la guerre sur ces trois femmes qui luttent, souffrent et doivent faire des concessions face à un climat incertain et douloureux. “C’est une ode à la femme syrienne”, souligne Basil Al-Khatib, dont le film est intitulé “Mariam” en référence à la Vierge Marie qui  dans les textes religieux enseigne l’amour et la bonté. Il déroule l’histoire syrienne depuis la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours. En effet, le premier personnage se situe en  1918, tandis que le second, une veuve, assiste à la division de la région lors de la guerre israélo-arabe de 1967 et refuse de quitter sa maison sur le Plateau du Golan dont Israël a envahi une grande partie. Quant à la troisième protagoniste, elle est confrontée à la réalité actuelle : la guerre civile qui perdure depuis mars 2011.
Cet hymne à la femme syrienne a séduit public et juré. Et pour cause, aborder une crise au niveau “humain” est une attention qui se doit d’être soulignée. Les civils sont les premiers acteurs des dérives et pourtant oubliés face aux aspects politique et financier souvent jugés plus importants, mais bien moins enrichissants.

Danaé Pol (stagiaire)
Samedi 26 Octobre 2013

Lu 119 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs