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Le fait accompli




La date de septembre prochain, c’est celle de la tenue de l’Assemblée générale de l’ONU qui aura à voter la création de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967.
Devant l’échec de toutes les tentatives de faire renoncer les Palestiniens à entreprendre leur démarche, Israël ne trouve d’autre moyen que de mettre tout le monde devant le fait accompli. Pour cela, il met les bouchées doubles pour construire de nouvelles colonies dans Jérusalem-est, la partie arabe en vue de déclarer Jérusalem dans son ensemble, capitale unifiée de l’Etat juif d’Israël.
C’est une course contre la montre à laquelle se livre le gouvernement israélien pour torpiller le projet de création d’un Etat palestinien qui ne réponde pas à ses propres desseins. C'est-à-dire avoir à ses côtés un Etat croupion à sa solde.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, figé dans son attitude intransigeante, affirme à qui veut l’entendre qu’aucune solution ne pourra être trouvée au conflit israélo-palestinien si les Palestiniens ne retirent pas leur proposition de création d’un Etat souverain à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre prochain et ne reconnaissent pas l’Etat juif d’Israël. Il ne fait aucun doute que la demande palestinienne bénéficiera de la majorité des voix de l’Instance onusienne et l’Etat palestinien indépendant verra le jour.
Le Premier ministre israélien ne désespère pas pour autant de convaincre les pays européens qui ont laissé entendre qu’ils voteront pour la création de l’Etat palestinien de revenir sur leur projet.  La démarche israélienne a peu de chance d’aboutir. Même si certains pays cèdent à la pression israélienne, les Palestiniens disposent d’une majorité de voix pour réaliser enfin leur rêve de créer leur Etat souverain.
Israël est conscient que les jeux sont faits. Et c’est pourquoi, il tente désespérément d’éloigner l’échéance. Il emploie tous les moyens pour atteindre cet objectif. Le pourra-t-il ? Si c’est le cas, dans quelles conditions ?
La marge de manœuvre des dirigeants israéliens, peut-on dire, est étroite voire très étroite. Les Israéliens ne semblent pas comprendre qu’aujourd’hui le monde est en train de changer et que les données stratégiques d’hier, ne sont plus valables aujourd’hui ou du moins sont en train d’évoluer.
A cause de leur entêtement, les dirigeants de Tel Aviv risquent de se retrouver isolés et de mettre dans l’embarras leurs plus fidèles alliés.
Les Européens, excédés par le comportement rigide de Benyamin Netanyahou et son équipe, ont déjà fait savoir qu’ils voteront pour la création d’un Etat palestinien. Les Etats-Unis ou plutôt l’Administration Obama, qui est jusqu’ici le seul soutien déclaré d’Israël pour la non-reconnaissance d’un Etat palestinien par l’Assemblée générale de l’ONU, risque gros par son attitude partiale. Certains de ses alliés dans la région arabe le lui ont fait savoir sans détour.
Les Etats-Unis sont-ils capables de sacrifier leur crédit auprès des pays islamiques et arabes pour continuer à plaire à Israël au détriment de leurs propres intérêts politiques, économiques et stratégiques?

Youssef BENZAHRA
Lundi 20 Juin 2011

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