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Le double attentat a fait une vingtaine de morts et une quarantaine de blessés : Deux voitures piégées explosent à Bagdad




Deux voitures piégées ont explosé à quelques minutes d'intervalle hier à Bagdad tuant une vingtaine de personnes et blessant 42, dont de nombreuses femmes ou des agents de la circulation, a indiqué un responsable des services de sécurité.
Le double attentat a eu lieu vers 11H30 (08H30 GMT) à Yarmouk, un quartier de l'ouest de la capitale, a dit le responsable.
Les deux voitures étaient garées près de bureaux de l'administration devant lesquels de nombreuses personnes font la queue pour obtenir des cartes d'identité ou des passeports.
Les bureaux de la police de la circulation et une succursale de la Iraqi Commercial Bank se trouvent également sur la même place, bondée au premier jour de la semaine en Irak.
"La succursale de la banque a été considérablement endommagée", a dit le responsable de la sécurité.
Par ailleurs, sept personnes ont été tuées dans une série d'attaques à Bagdad, a-t-on appris hier auprès de responsables des services de sécurité qui ont fait état également de la découverte des corps de cinq femmes dans la capitale.
Quatre personnes ont été tuées dans la nuit par l'explosion d'engins dans le quartier chiite d'Al-Hourriya, dans le nord de la capitale, et trois autres ont péri dans la chute de roquettes à Al-Obeidi, un quartier de l'est de Bagdad, ont indiqué ces sources à l'AFP.
D'autre part, la police a retrouvé à Zayouna, un quartier du centre de la capitale, les corps de cinq femmes qui auraient été tuées il y a deux ou trois semaines, selon un responsable de la sécurité.
A noter également que l'armée irakienne a annoncé la mort d'un manifestant qui participait à un rassemblement de protestation contre la pénurie d'électricité à Bassora, dans le sud de l'Irak, où le mercure dépasse les 50 degrés après une intervention de la police qui tirait en l'air pour disperser faisant également deux blessés.
Plusieurs milliers de manifestants, réunis devant le bâtiment du conseil provincial, ont exigé la démission du ministre de l'Electricité, Rahim Wahid, et du gouverneur de la province, Chiltaigh Abboud, qu'ils accusent de ne pas fournir suffisamment de courant à la troisième ville du pays, ont rapporté des agences de presse.
Dans la foule, un des protestataires a indiqué que les habitants de Bassora, où la température devait atteindre 54 degrés samedi, ne recevaient qu'une heure se sont mis à jeter des pierres sur le siège du conseil provincial, dont la plupart des vitres ont été brisées, avant que la police n'ouvre le feu.
"Nous ne voulons pas de pétrole ou de médicaments, nous voulons de l'eau et de l'électricité", pouvait-on lire sur des pancartes, tandis que d'autres exigeaient "des services pour les citoyens".
Par ailleurs, les forces irakiennes sont à la recherche de deux cousins proches d'Al-Qaïda accusés d'avoir tué le père d'un des deux, qu'ils considéraient comme un "collaborateur" pour avoir servi d'interprète à l'armée américaine, a annoncé samedi un chef de milice.
La police détient d'ores et déjà un autre fils de la victime, soupçonné d'avoir tenté de couvrir le complot, a déclaré à l'AFP Talal Hamdan Azzaoui, commandant d'une milice anti-Qaïda de la région de Samarra, au nord de Bagdad.
M. Azzaoui, qui était parmi les premiers sur la scène du crime, a déclaré que Hamid Ahmed al-Darraji, 53 ans, assassiné jeudi, était venu le trouver cinq jours auparavant pour lui demander de l'aide parce qu'il avait reçu des menaces de mort de sa famille.
"Il m'a dit "?mon neveu (BIEN neveu) Ahmed n'arrête pas de m'appeler en me disant que je suis un traître, que je travaille pour les Américains, que je suis devenu un Juif et que mes jours sont comptés si je reste chez moi", a déclaré M. Azzaoui.
Il a précisé qu'Ahmed et son cousin Aymen, le propre fils de M. Darraji, étaient déjà recherchés par les autorités pour leur appartenance présumée au mouvement islamiste Ansar al-Sunna, un des groupes liés à Al-Qaïda en Irak.
Une demi-heure avant l'assassinat, ils auraient téléphoné à la maison pour dire à l'épouse de la victime de s'en aller, avant de tuer M. Darraji tout en incitant un autre de ses fils, Abdelhalim, à mentir à la police pour les couvrir.
M. Azzaoui a affirmé que ses hommes avaient immédiatement soupçonné la version d'Abdelhalim et avaient obtenu ses aveux au poste de police.
Une source proche de la famille a indiqué à l'AFP qu'après l'invasion de l'Irak en 2003, M. Darraji avait été engagé comme traducteur par l'armée américaine. Les anciens traducteurs de l'armée américaine sont souvent la cible d'actes de représailles, notamment dans les zones à majorité arabes sunnites comme Samarra, où la résistance aux forces américaines a un temps été forte.
C'est à Samarra que se trouve un important mausolée du chiisme, la mosquée Al-Askari, cible en 2006 et 2007 de deux attentats qui ont provoqué de graves violences confessionnelles dans tout le pays.

AFP, AP, Reuters
Lundi 21 Juin 2010

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