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Le dialogue social repart pour un nouveau round




Le dialogue social repart pour un nouveau round
Après avoir écœuré l’ensemble des syndicats l’année dernière au point qu’ils avaient claqué la porte du dialogue social, Benkirane récidive cette année dans les mêmes conditions et  certainement avec les mêmes résultats.
Flash-back. De guerre lasse, les deux centrales, la FDT et la CDT, ont décidé début octobre de se retirer de la commission technique du dialogue social.  Après ce retrait, les secrétaires généraux respectifs des 2 centrales, Abderrahmane Azzouzi et Mohamed Noubir Amaoui  ont, dans une lettre conjointe adressée au chef du gouvernement, fait part de propositions aussi logiques que concrètes et justifié leur position. Quelques jours après, les deux autres centrales, l’UGTM et l’UMT, ont claqué la porte. Seul l’UNTM, syndicat adossé au PJD, continue à croire en les vertus d’un dialogue qui a depuis longtemps pris l’allure d’un monologue sans écho.
La rencontre de vendredi prochain à laquelle a appelé le chef du gouvernement avec les syndicats les plus représentatifs et le patronat, sera-t-elle une nouvelle manière de noyer le poisson dans l’eau?
En effet, les différents responsables syndicaux prenant part à ce dialogue, annoncent que pour faire sortir le dialogue social de l’impasse actuelle, le gouvernement Benkirane est dans l’obligation de respecter ses engagements relatifs à l'accord du 26 avril 2011, dont il a accepté de mettre en œuvre les dispositions qui sont encore en suspens, notamment la promulgation de certains décrets relatifs à la Fonction publique, l'amendement de celui concernant les élections professionnelles dans le secteur public, la Caisse d'indemnisation pour perte d'emploi. Le dialogue social qui doit être tripartite, avec la participation du gouvernement, des centrales syndicales et du patronat,  doit être fondé sur une  méthodologie claire et sans équivoque.
Fidèle à lui-même, le gouvernement qui préfère le monologue au dialogue fera certainement de ce round une pièce de théâtre. La loi de Finances ayant été adoptée et n’ayant pas prévu de postes budgétaires à même de pouvoir améliorer les traitements et salaires des fonctionnaires et aucune mesure n’ayant été prise par le ministère de l’Emploi concernant une hypothétique augmentation du SMIG et du SMAG, que faudra-t-il attendre de ce dialogue que le gouvernement assimile d’ores et déjà à une simple séance d’écoute voire à une catharsis d’un nouveau genre? 

Larbi Bouhamida
Jeudi 3 Janvier 2013

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