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Le développement du cinéma marocain passe par la promotion de la culture cinématographique




Des professionnels de cinéma ont affirmé, mardi à Tanger, que la promotion de la culture cinématographique constitue un chantier d'envergure dans le processus de développement du 7ème art au Maroc.
Les intervenants lors d'un atelier, organisé dans le cadre de la 17ème édition du Festival national du film de Tanger (FNF), et animé par les  présidents de l'Association marocaine des critiques de cinéma, Khalil Damoun,  et de la Fédération nationale des ciné-clubs au Maroc, Abdelkhalek Belarbi, ont souligné que les infrastructures de base qui servent à promouvoir la culture cinématographique auprès des générations montantes constituent le maillon faible du cinéma au Royaume. Ils ont, dans ce cadre, passé en revue les défis à relever pour promouvoir le développement de l'industrie cinématographique au Maroc, dont le manque de  salles de cinéma, de soutien financier aux initiatives novatrices et d'ouverture des établissements scolaires à l'action cinématographique.
S'exprimant à cette occasion, M. Belarbi a mis l'accent sur le rôle des ciné-clubs dans la production de critiques et l'émergence d'un public avisé par  rapport au rôle du cinéma dans la promotion de la conscience collective, la lutte contre la violence et la diffusion des valeurs de paix, de tolérance et  d'acceptation de l'autre dans sa différence. Il a ainsi déploré la non réalisation d'un projet pionnier visant à  promouvoir l'ouverture des établissements scolaires au cinéma et au langage visuel, à travers la mise en place de 8 ciné-clubs, notant que les mécanismes d'action des ciné-clubs, qui s'élèvent à 34 clubs actuellement, ont subi des changements importants, dans la mesure où la plus grande majorité de ces clubs se contentent d'organiser des rencontres et des festivals de cinéma, et d'accompagner la production de jeunes cinéastes amateurs.
Pour sa part, M. Damoun a mis l'accent sur la situation de la critique de cinéma au Maroc, qui est largement liée aux ciné-clubs, notant que le domaine est encore dans la phase transitoire entre l'oral à l'écrit.
Il a ainsi déploré l'absence de programmes télévisuels consacrés à la critique de cinéma, notant que la politique cinématographique marocaine a été basée sur une dimension quantitative de la production du 7ème art, plutôt  qu'une approche intégrée qui prend en considération les problématiques de la salle de cinéma, de l'exploitation et de la distribution cinématographiques. Il a également souligné que la nouvelle génération de critiques de cinéma est issue de cycles universitaires plutôt que de structures de production de culture cinématographique, appelant à renforcer les infrastructures nécessaires pour encourager la recherche et la documentation dans le domaine cinématographique, et à préserver la mémoire du 7ème art marocain.

Jeudi 3 Mars 2016

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