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Le déluge




Il pleut sur la ville comme il pleut dans tout le pays. Faut-il s’en réjouir ou s’en désoler ?

Rabat (119mm),  Salé (88 mm), sans parler d’autres villes ou régions qui ont connu des précipitations moindres, mais sans pour autant  qu’il en ait été autrement pour les dégâts constatés.  Faut-il charger le seul Ciel pour avoir été «trop» généreux? Qu’en est-il cependant de l’état des infrastructures  censées être adéquates  et solides et de la responsabilité de ceux  censés être responsables ?
En effet, les pluies diluviennes qui se sont abattues, jeudi sur Rabat et Salé, ont inondé les grandes artères et bloqué la circulation provoquant un chaos routier sans précédent.  Les précipitations torrentielles ont inondé les Avenues Hassan II et Mohammed V, la route de Meknès ainsi que plusieurs quartiers des deux villes et des établissements publics dont la Cour d’appel, la prison locale et des écoles.  Les fonctionnaires, les employés, les étudiants  pour regagner la ville de Salé  ont été contraints  de s’adonner à un exercice des plus difficiles, soit à parcourir une dizaine de kilomètres à pied pour rentrer chez eux.  
Des maisons ont été inondées à Salé et dans la capitale.   Le niveau d'eau est monté dans certains quartiers à des hauteurs impressionnantes endommageant le mobilier et l’électroménager.  Les habitants,  débordés par ces pluies  qui se déversaient de partout,  ne pouvaient  compter que sur leurs propres moyens et la solidarité entre  les voisins pour vider l’eau des maisons inondées.  Livrés à leur triste sort et en l’absence des autorités compétentes.
Certes, il a beaucoup plu jeudi, mais le triste spectacle d’inondations et de désolation mis en ligne par les réseaux sociaux  ne pouvaient se justifier. A moins que les infrastructures   mises en place par les édiles locaux  soient  inadéquates, sous-dimensionnées  ou  de mauvaise qualité.
Des images diffusées par les télévisions et sur les réseaux sociaux montraient des boulevards envahis d'eau, des voitures complètement submergées, les wagons du  tramway  remplis d’eau et des citoyens pris au piège. 
Les précipitations torrentielles qui ont dépassé les 80 mm en moins de quatre heures ont inondé également plusieurs quartiers de Skhirate et Témara.
Par ailleurs, les pluies torrentielles qui se sont abattues mardi sur la province de Guelmim ont entraîné la coupure de plusieurs routes nationales, régionales et provinciales sans faire heureusement de victimes.
A Casablanca, les pluies qui se sont abattues ces derniers jours sur la métropole économique et ses environs ont causé des débordements particuliers sur un tronçon de l’autoroute urbaine de Casablanca au niveau de Sidi Bernoussi, entraînant une perturbation de la circulation.
En dépit des prévisions annoncées par la Direction de la météorologie nationale (DMN) au jour le jour, les autorités concernées  ne semblent pas prendre en considération de telles données afin de parer à d’éventuelles inondations susceptibles d’occasionner de grandes pertes matérielles et  des perturbations au niveau de la circulation automobile et de la mobilité des citoyens.
 

Larbi Bouhamida
Samedi 25 Février 2017

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