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Le contrôle des changes, talon d’Achille du commerce extérieur du Maroc



L'insuffisance des services d'infrastructure reste un obstacle majeur
à la réalisation du plein potentiel de croissance économique en Afrique



C’est depuis une dizaine de jours que d’aucuns sont dans l’expectative du dernier rapport 2015 de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) sur le développement économique en Afrique. Désormais le voile est levé. En effet, l’on vient à peine de procéder au lancement de ce rapport, censé examiner certains des principaux enjeux politiques qui touchent le secteur des services en Afrique, proposant, dans la foulée, une série de recommandations quant à la manière de développer ce secteur de sorte qu'il contribue à l'intégration régionale de l'Afrique, crée des emplois et génère une croissance équitable et solidaire. Résultat des courses : le Maroc figurerait parmi les pays qui affichent les taux les plus élevés de développement financier en Afrique. 
Le rapport onusien a néanmoins pointé du doigt l’existence d’un système de contrôle de change qui impose l’obtention d’une autorisation de la Banque central pour tout transfert de capitaux.
Toujours est-il, la responsable des Affaires économiques au Bureau régional pour l'Afrique du Nord de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), Ochozias Gbaguidi, a indiqué dans sa présentation à l’occasion d'une conférence de presse organisée à Rabat conjointement par le Centre d'information des Nations unies pour le Maroc et la CEA, que le rapport souligne que ce sont l'Afrique du Sud, Maurice, le Maroc et le Nigeria qui affichent généralement les taux les plus élevés de développement financier du continent. 
Intitulé «Libérer le potentiel du commerce des services en Afrique pour la croissance et le développement», le rapport fait également ressortir que le Maroc est doté d'un régime de commerce des services financiers des plus ouverts au monde. 
«En Afrique, la restrictivité du commerce des services financiers varie beaucoup entre les pays», indique-t-on, précisant que si en Ethiopie, au Zimbabwe et en Egypte, l'indice de restrictivité s'établit bien au-dessus du niveau moyen de 26, la Zambie, Maurice et le Maroc sont dotés, pour leur part, de régimes en matière de commerce des services qui figurent parmi les plus ouverts au niveau mondial.
Et de souligner l'absence de réglementation sectorielle qui fait que la qualité de l'ouverture du commerce des services financiers n'est pas la même en Afrique que dans d'autres régions du monde, ajoutant que le commerce des services financiers y apparaît en moyenne moins restrictif que dans les autres régions en développement.  Dans ce cadre, la CNUCED estime que la règlementation des services d'infrastructure est nécessaire pour assurer l'accès et l'accessibilité et garantir des exigences d'investissement et un contrôle de la qualité, déplorant que la fourniture des services en Afrique reste sous-optimale et soumise à un coût élevé. Et de plaider pour des investissements majeurs dans le transport, la logistique et l'infrastructure énergétique pour que les sociétés africaines puissent exploiter des opportunités grandissantes à travers des chaînes de valeur de services mondiales.
Le document constate également que l'insuffisance des services d'infrastructure reste un obstacle majeur à la réalisation du plein potentiel de croissance économique en Afrique. «Remédier à cette situation exigera un vaste programme d'investissements, estimé à 93 milliards de dollars par an», fait ressortir le rapport onusien poursuivant qu’une amélioration des infrastructures et de la fourniture de services peut contribuer à la croissance du secteur manufacturier en Afrique, secteur où la compétitivité des entreprises africaines est faible.
Par ailleurs, la même source rapporte que la pénétration bancaire étrangère grandit en termes tant de propriété que des actifs bancaires et est comparativement beaucoup plus haute en Afrique que dans d'autres régions. Et de noter que ces institutions sont focalisées sur des activités rentables à haute marge, des services-conseil sur des fusions et acquisitions, financement d'actifs et financement du commerce, très peu de services pour les pauvres et les populations rurales.
A ce titre, les auteurs du document relèvent que le nouvel environnement réglementaire doit absolument être doté de mécanismes de prévention et de règlement des crises, compte tenu de l'internationalisation croissante des services bancaires et de la récente crise financière mondiale.
Côté propositions, le rapport met en exergue la nécessité d’une amélioration de la règlementation financière domestique et de la gestion de risques ainsi que du cadre de simulation de crises des banques domestiques plaidant également pour l'adoption des principes de surveillance clairs et la création de groupes intra-régionaux de surveillance et de gestion de crises pour les banques d'importances systémiques.

Meys.B
Lundi 13 Juillet 2015

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