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Le consommateur profitera-t-il réellement des nouvelles réformes ? Le secteur des viandes rouges se paie un lifting




Le consommateur profitera-t-il réellement des nouvelles réformes ? Le secteur des viandes rouges se paie un lifting
Le consommateur profitera-t-il réellement de toutes les réformes apportées par la nouvelle réglementation du secteur des viandes rouges ? La viande qui atterrira dans son assiette sera-t-elle de meilleure qualité et surtout à  un prix plus abordable ? C’est là que se situent les vraies préoccupations du citoyen lambda. A souhaiter qu’il en soit ainsi. En tous cas, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est ce qui semble filtrer des propos d’Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime et de Mohand Laenser, ministre de l’Intérieur venus faire l’apologie  des performances réalisées et à réaliser  dans le secteur des viandes rouges. L’occasion de revenir sur les nouveautés apportées par le décret relatif au contrôle de la salubrité des viandes foraines adopté le 1er novembre en Conseil du gouvernement et sur l’avancement du contrat –programme (2009-2014). La rencontre a vu la participation de bon nombre de professionnels du secteur, en l’occurrence les présidents des Chambres  régionales de l’agriculture, la COMADER, la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR) et l’Association nationale des producteurs des viandes rouges (ANPVR).
La filière constitue un secteur stratégique de par son poids dans l’économie nationale et dans la promotion de la sécurité alimentaire du pays. Elle contribue ainsi pour environ 30% dans le produit intérieur brut agricole, crée chaque année 1,8 million d’emplois et génère un chiffre d’affaires de 22 milliards de DH par an. D’où l’importance qu’accorde le Plan Maroc Vert à cette filière qui vise une production de l’ordre de 500.000 tonnes à l’horizon 2020 comme l’a expliqué Aziz Akhannouch. Et d’ajouter que l’adoption de ce nouveau décret vient  à point nommé renforcer le secteur et le rendre plus performant. Les nouvelles dispositions prévoient de ce fait la libre circulation entre régions des viandes provenant d’abattoirs agréés et le développement d’un réseau de transport frigorifique conforme à la législation et à la réglementation en vigueur.  C’est le climat propice pour créer un marché des viandes compétitif et en même temps inciter les opérateurs privés à investir dans le secteur. En outre, deux cahiers des charges relatifs à l’agrément sanitaire et à la gestion déléguée des abattoirs communautaires ont été élaborés par les deux départements ministériels et diffusés auprès des communes concernées, n’a pas manqué d’indiquer le ministre.
Par ailleurs,  M. Akhannouch a rappelé que le contrat-programme (2009-2014)  a commencé à donner ses fruits puisque la production des viandes rouges a nettement évolué. De 386.000 tonnes en 2008, elle est passée à 439.000 tonnes en 2011. De plus, 68 projets ont été réalisés entre 2010 et 2012 pour un investissement global de 468 millions de DH (financement de l’Etat).  Dans le même cadre, 12 abattoirs municipaux seront mis en place via la gestion déléguée ainsi que 8 projets intégrés pour un montant global dépassant les 560 millions de DH et permettant la création de 1670 postes d’emploi à temps plein.
Mohand Laenser a, pour sa part, assuré que son département est parfaitement intégré dans cette opération. Certes des réserves ont été émises au début d’autant que ce secteur contribue aux ressources fiscales des collectivités locales, mais ce cap a été  dépassé, a assuré le ministre et d’ajouter qu’il sera tenu compte des intérêts en présence. « Il n’y a pas de raison pour  que ce secteur ne réponde pas aux normes internationales à travers une concurrence qui tienne compte des exigences de qualité », a-t-il encore indiqué. Pour leur part, les représentants des professionnels du secteur ont bien accueilli cette réforme qu’ils voudraient plus agressive sur le terrain.  Ainsi pour une valorisation de la production, appel est fait à une restructuration profonde du secteur qui devrait toucher même les marchés de gros. L’état des lieux dans les abattoirs est mis à l’index. Et puis c’est peut-être l’occasion inespérée de mettre fin à l’anarchie qui sévit au niveau des impôts. Mais n’est-il pas temps de procéder à la démystification de certains préjugés? En fait, on a tendance à ne parler que des ressources des communes alors que les dépenses sont conséquentes.

Nezha Mounir
Mercredi 21 Novembre 2012

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