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Le comédien Mohamed Majd tire sa révérence


Le cinéma national perd l’un de ses illustres représentants



Le comédien Mohamed Majd tire sa révérence
L’acteur Mohamed Majd n’est plus. Le comédien natif de Casablanca s’est éteint jeudi dans sa ville natale, à une semaine du coup d’envoi de la 14ème édition du Festival national du film de Tanger (du 1er au 9 février) et à deux mois de la 10ème édition du Festival cinéma et migrations d’Agadir (du 4 au 9 mars) qui devrait lui rendre hommage.
L’acteur marocain quitte ainsi définitivement les plateaux de tournage qu’il domptait comme jamais à 73 ans, après une longue et brillante carrière auréolée de nombreuses récompenses et citations qui ont fait de lui l’une des grandes figures du septième art national. Une référence pour de nombreux jeunes acteurs qui voyaient en lui l’exemple même du comédien comblé. Tant il est vrai que Majd, qui a joué avec brio dans  le dernier film de Noureddine Lakhmari « Zero » (présenté en compétition officielle au dernier FIFM), s’est magnifiquement illustré dans de nombreuses productions nationales et internationales.
Homme de théâtre, de cinéma et de télévision, celui qui touchait à tout avec talent fit ses premiers pas au cinéma avec le court-métrage « Forêt » (1970) du réalisateur Abdelmajid Rechiche. Il a aussi joué dans « Ali Zaoua, prince de la rue » (2000) et « Une minute de soleil en moins » (2003) du réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch. Le public a aussi apprécié son talent dans « le Cheval de vent » (2002) et « En attendant Pasolini » (2007) de Daoud Oulad-Syad, deux films qui lui vaudront respectivement le prix d’interprétation masculine au Festival de Nantes (2001) et le « Bayard d’or » du meilleur comédien au Festival de Namur (Belgique) pour le second.
Il connaîtra le même succès pour ses rôles dans les films « Le grand voyage » (2004) d’Ismail Ferroukhi (Festival Mar del Plata de Tanger) et « Mille mois » (2003) de Faouzi Bensaïdi.
On se souvient aussi de sa prestation dans « Indigènes » (2006) et « La source des femmes » (2011).  
Le Chevalier des arts et des lettres en France s’était aussi fait un nom sur la scène internationale. Il a joué aux côtés d’Anthony Quinn dans «Le Message» (1976), du réalisateur américain d’origine syrienne Moustapha Akkad (1976), «Les Mille et une nuits» (1990) de Philippe de Broca et «Syriana» (2005) aux côtés de pointures américaines George Clooney et Matt Damon.
Les obsèques de ce pilier du cinéma marocain ont eu lieu jeudi au cimetière Ach-Chouhada de Casablanca en présence de nombreuses personnalités du monde du théâtre, du cinéma et de la chanson ainsi que plusieurs anonymes venus rendre un dernier hommage à celui qu’ils présentent comme «un des piliers de l’art national» (Naima Bouhmala), «un ambassadeur du cinéma marocain dans le monde arabe mais aussi sur la scène internationale» (Abderrahim Maniari) et «un militant de l’art, une pyramide du renouveau du cinéma marocain» (Mustapha Zaari).

Alain Bouithy
Samedi 26 Janvier 2013

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