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Le cinéma marocain à l’honneur au Festival international du film de Berlin

Le Maroc a depuis toujours privilégié l’entretien de rapports profonds avec l’Afrique




La 67ème Berlinale qui se tiendra
du 9 au 19 février prochain rendra hommage
au cinéma marocain en accueillant dans
sa section «Forum de la Berlinale 2017», un
spécial Maroc, intitulé «Autour de Bouanani,
another Morrocan Cinema».


Ahmed Bouanani  est l’un des pionniers du cinéma marocain, il est aussi l’un des écrivains et poètes les plus talentueux de la première génération d’artistes et d’intellectuels du Maroc post-indépendant. «La valeur des créations artistiques de Bouanani tire sa force d’une vision esthétique cohérente qui se décline dans ses œuvres aussi bien plastiques, poétiques, narratives que cinématographiques et dont les composantes fortes sont la quête et la reconstruction de la mémoire et l’expression par l’image, générées aussi bien par le mot, le dessin ou la caméra. Mais aussi d’une exigence sans faille quant à la  concordance de cette vision avec  sa pensée, son action et  sa vie. Ses articles et interventions sur les sujets  les plus cruciaux  et dans les tribunes les plus diverses sont mémorables et toujours d’actualité», écrit le critique Ahmed Fertat dans un article publié par Libé en hommage à Ahmed Bouanani. En février, c’est en Allemagne qu’aura lieu un véritable hommage à cette figure de proue du cinéma marocain, à l’occasion du 67ème Festival international du film de Berlin qui accueillera dans sa section «Forum de la Berlinale» un programme spécial intitulé «Autour de Bouanani, another Morrocan Cinema». Organisée en partenariat avec le Centre cinématographique marocain (CCM), cette programmation célébrera la mémoire d'Ahmed Bouanani, ainsi que la génération des précurseurs, et sera marquée par la projection de plusieurs films, dont trois longs métrages représentatifs de la tendance qui avait marqué le cinéma marocain des années 1970 et 1980, à savoir "Wachma" (Traces) de Hamid Bennani (1970), un film culte de la cinéphilie marocaine, "Assarab"(Mirage) de Ahmed Bouanani (1979), film synthèse d’une approche du cinéma ancré dans son histoire et sa culture , ainsi que "Hallak derb alfoukra" (Le coiffeur du quartier des pauvres) de feu Mohamed Reggab (1982), inscrit dans la douloureuse quête d’une nouvelle grammaire du cinéma au service des gens de la marge et des sans-voix, avec une interprétation inoubliable de Mohamed Habachi, indique le CCM dans un communiqué. Les courts métrages proposés , quant à eux, représentent l’âge d’or du court métrage marocain dont "Retour en Agadir" (1957) et "De chair et d’acier" (1967) de Mohamed Afifi (1967), "Tarfaya ou la marche d’un poète " (1966), "Mémoire 14 " (1971), et "Les quatre sources" (1978) d’Ahmed Bouanani; "Six et douze" de Mohamed Abderrahman Tazi, Abdelmajid R'chich, et Bouanani (1978) outre "Alborak" de Majid Rechich (1973).
Notons que la Berlinale est l’un des plus importants évènements cinématographiques et médiatiques au monde. Chaque année, 20000 professionnels de 120 pays, dont 4200 journalistes, se pressent à Berlin pour assister à cet évènement. Environ 230 000 spectateurs paient pour assister aux séances (430000 spectateurs au total).  Le meilleur film de la compétition internationale est récompensé par l’Ours d’or (Goldener Berliner Bär) tandis que l’Ours d’argent (Silberner Berliner Bär), outre le Grand prix du jury (Großer Preis der Jury), est attribué pour les prestations de meilleure réalisation (beste Regie) puis de meilleure interprétation pour un acteur (bester Darsteller) et une actrice (beste Darstellerin). Les Ours sont attribués par un jury composé de professionnels du cinéma et de personnalités du monde des arts et de la culture. Parallèlement au festival, se tient un important marché du film. Le volume des achats qui y sont négociés font de Berlin le deuxième marché du film, en importance.  
Ce festival a été créé en 1951 par les Alliés qui voulaient établir ainsi une « vitrine du monde libre». Depuis la première édition, la récompense suprême est l’Ours d’or (sculpté par Renée Sintenis). En 1951, l’Ours d’or est attribué par catégories avant de n’être plus décerné qu’à un seul film, tous genres confondus, dès l’année suivante. Le festival se déroulait originellement en été avant d’avoir lieu en février à partir de 1978. L’ouverture de la première Berlinale, le 6 juin 1951, se fit avec « Rebecca » d’Alfred Hitchcock.

Mehdi Ouassat
Mardi 31 Janvier 2017

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