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Le chirurgien portugais qui sauve les carrières des stars du football




Le chirurgien portugais qui sauve les carrières des stars du football
Il s’est gagné le surnom de “Ronaldo du genou”. Le chirurgien portugais José Noronha sauve à longueur d’année la carrière de footballeurs menacée par la rupture des ligaments des genoux.
Radamel Falcao, l’attaquant colombien de l’AS Monaco, est la dernière en date des stars du football passées sous le bistouri de José Noronha, après la grave blessure au genou gauche dont il avait été victime lors d’un match de Coupe de France le 22 janvier à Lyon.
Ce genre d’accident signifiait auparavant la fin de parcours pour un professionnel. Or maintenant Falcao se donne une chance sur deux de participer à la Coupe du monde qui commence au Brésil dans moins de cent jours.
L’histoire pourrait se répéter. José Noronha avait déjà accompli un “miracle” en décembre 2009 en opérant Pepe, le défenseur international portugais du Real Madrid, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit, qui avait récupéré à temps pour participer à la Coupe du monde en Afrique du Sud en 2010.
Falcao, Pepe mais aussi l’Argentin Lucho ou le Portugais Bebé... de nombreuses vedettes du ballon rond sont déjà passées entre les mains de José Noronha. Ce spécialiste des lésions du genou, tant redoutées par les footballeurs, est devenu célèbre grâce à sa technique d’opération moins risquée permettant une récupération rapide des sportifs.
“Sans lui, j’aurais sûrement arrêté de jouer depuis longtemps”, confie Cesar Peixoto, un ancien international portugais, opéré deux fois par le professeur Noronha après une première rupture du ligament croisé antérieur en 2003.
Pour un athlète, cette blessure est la plus grave, car elle peut entraîner l’arrêt brutal d’une carrière.
En cas de rupture totale du ligament qui unit le fémur au tibia, les sportifs doivent dans la plupart des cas se soumettre à une intervention pour la reconstruction de ce tissu qui connecte les os, indispensable à la stabilité du genou.
Le professeur José Noronha est devenu une sommité en la matière. Ce chirurgien de 60 ans enchaîne tous les lundis les interventions au bloc opératoire de l’hôpital privé de la Trinité à Porto (nord). Il en pratique une centaine par an.
Cette fois, il opère un jeune sportif amateur qui s’est blessé en jouant au football.
Après avoir ajusté le masque qui recouvre sa bouche et son nez, le chirurgien, au calme imperturbable, se penche sur le genou de son patient, sous anesthésie générale. L’intervention, qui dure à peine une demi-heure, se fait grâce à un écran de télévision qui diffuse les images d’une caméra glissée à l’intérieur du genou, via des micro-incisions.
Tenant d’un côté le tube optique muni d’un système d’éclairage, il manipule de l’autre main les instruments. D’un geste précis, le docteur Noronha commence par prélever un tendon sur la partie latérale du genou, qu’il introduit ensuite à l’intérieur de l’articulation, à la place du ligament déchiré. “Il y a plusieurs types de greffes, mais celle que je pratique le plus souvent chez les athlètes de haut niveau, c’est la greffe du tendon rotulien, celui qui est situé devant le genou”, explique le spécialiste. Fin janvier, c’est à cette technique qu’il a eu recours pour opérer Falcao.
“Je pense que l’un des secrets d’une récupération rapide est lié à l’endroit où la greffe est posée. Il faut qu’elle soit collée à la base même du ligament déchiré”, indique l’orthopédiste.
Cette blessure est vécue par les joueurs comme un traumatisme. “Je n’oublierai jamais le jour où ça m’est arrivé”, raconte Cesar Peixoto. “C’était à Marseille, en 2003, lors d’un match de Ligue des champions avec mon club de l’époque, le FC Porto. Peu après la 60e minute, j’ai senti un craquement”, poursuit ce grand brun à la silhouette longiligne.
Il est alors contraint de quitter le terrain. Après un rapide examen, le diagnostic est sans appel. Il s’agit d’une rupture du ligament croisé antérieur. L’intervention s’avère inévitable et l’angoisse commence.
“Il y a dix ans, cela voulait dire le plus souvent la fin d’une carrière”, relève l’actuel milieu de terrain de Gil Vicente (première division), qui a porté les couleurs du Benfica jusqu’en 2012.

AFP
Vendredi 11 Avril 2014

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