Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le chef rebelle chiite au Yémen critique l'ONU

Menace de désobéissance civile




Le chef rebelle chiite au Yémen critique l'ONU
Le chef de la rébellion chiite au Yémen a rejeté l'appel de l'ONU à retirer ses milices armées autour de Sanaa et enjoint à ses partisans de poursuivre leur mouvement de protestation jusqu'à la chute du gouvernement, n'excluant pas la désobéissance civile. 
 Dans un discours prononcé dimanche soir, dont le texte a été reçu lundi par l'AFP, Abdel Malek Al-Houthi, leader de la rébellion d'Ansaruallah, s'en est pris vivement au Conseil de sécurité, l'accusant de "soutenir la corruption" au Yémen et d'"ignorer les intérêts du peuple".
Vendredi, les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont appelé la rébellion à démanteler ses campements et postes de contrôle autour de la capitale Sanaa, à "mettre fin à toutes les hostilités armées contre le gouvernement" dans la région d'Al-Jawf (nord) et à se retirer de la province voisine d'Amrane. Il a menacé de sanctions ceux qui mettent en péril la stabilité du pays.
Mais M. Houthi a visiblement opté pour la défiance à l'égard des Nations unies, appelant ses partisans à poursuivre leur mouvement de contestation "jusqu'à la fin de cette semaine, et peut-être par de nouvelles actions la semaine prochaine", citant notamment "la désobéissance civile".
Les insurgés chiites d'Ansaruallah, aussi appelés Houthis, exigent l'éviction du gouvernement jugé "corrompu", l'annulation d'une récente augmentation des prix du carburant et un partenariat politique élargi.
 Pour soutenir leurs revendications, ils ont mobilisé depuis plusieurs semaines leurs miliciens armés qui ont établi des campements autour de Sanaa, et leurs partisans civils qui observent un sit-in dans le centre de la capitale.
 Le Conseil de sécurité a également noté "avec préoccupation que les Houthis et d'autres (rebelles) continuent d'attiser le conflit dans le nord dans une tentative de faire obstacle à la transition politique" que connaît le Yémen depuis le départ en février 2012, sous la pression de la rue, de l'ancien président Ali Abdallah Saleh.
 Le groupe d'Ansaruallah, qui contrôle la région de Saada (nord), est soupçonné de vouloir élargir sa zone d'influence dans le futur Etat fédéral qui doit compter six provinces. Ses combattants étaient arrivés début juillet aux portes de Sanaa en prenant la ville d'Amrane, d'où ils ont ensuite accepté de se retirer.
 

AFP
Mardi 2 Septembre 2014

Lu 190 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs