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Le changement climatique va accroître le nombre des enfants mal nourris




Les changements climatiques vont provoquer la famine pour 25 millions d'enfants dans les 40 prochaines années, estiment des chercheurs dans un rapport paru mercredi, soulignant le risque pour les agriculteurs en Asie et en Afrique. Lire la suite l'article
L'Institut international de la recherche sur les politiques alimentaires considère que même sans réchauffement de la planète, 113 millions d'enfants de moins de cinq ans seront mal nourris en 2050 dans le monde. Avec les changements climatiques, ils seraient 20% de plus, dont 15 millions d'enfants africains.
"Les effets négatifs des changements climatiques sur les récoltes sont surtout significatifs dans l'Afrique subsaharienne et en Asie du Sud", conclut le rapport.
L'institut fait partie d'un réseau mondial, dédié à l'amélioration de l'agriculture, de l'irrigation et de la desserte rurale, qui veut aider les agriculteurs à produire plus et à gagner mieux leur vie en accédant aux marchés.
Gerard Nelson, un des auteurs, espère que les négociateurs réunis à Copenhague approuveront environ 7 milliards de dollars (4,8 milliards d'euros) annuels de dépenses destinées à aider les agriculteurs à s'adapter au changement climatique. La rencontre de Copenhague doit déboucher sur un pacte remplaçant le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012. Les entretiens préliminaires ont calé sur le refus des pays industrilaisés de s'engager sur des réductions significatives de leurs émissions de gaz à effet de serre, ou de fournir des fonds pour aider les agriculteurs du Tiers-Monde à s'adapter aux changeents environnementaux.
Hugh Cole, conseiller sur l'environnement d'Oxfam en Afrique du Sud, estime que ce rapport peut être utile aux négociateurs pour faire avancer la question de ces aides du Nord au Sud à Copenhague. L'association propose de débloquer 50 milliards de dollars (34 milliards d'euros) pour soutenir les agriculteurs des pays pauvres soumis aux changements environnementaux.
En Asie du Sud, le réchauffement se traduirait par une baisse de 14% de la production de riz. En Afrique subsaharienne, 10% de maïs en moins serait récolté.
Les chercheurs se sont basés sur les prévisions d'évolutions du climat du centre national américain pour la recherche atmosphérique, et de l'organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth en Australie. Les deux modèles diffèrent sur les pluies qui accompagneront le réchauffement global.
L'Institut international de la recherche sur les politiques alimentaires prend en compte dans ses propres calculs sur l'offre et la demande alimentaire la croissance de la population et les prévisons de récoltes. 

AP
Vendredi 2 Octobre 2009

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