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Le cancer du poumon demeure parmi les plus meurtriers


“Arrêter de fumer est le meilleur moyen de prévenir le cancer du poumon, on ne le répétera jamais assez”



Le cancer du poumon demeure parmi les plus meurtriers
Le deuxième colloque du Groupe d’étude et de recherche en cancérologie thoracique (GERCAT) se tiendra le  23 février 2013 à Marrakech. L’occasion de mettre l’accent sur les nouveautés thérapeutiques et les implications dans la prise en charge de cette maladie.
Le groupe est plutôt voué  au développement d’échanges et de recherches scientifiques interdisciplinaires, ses membres  demeurent toutefois sensibles aux problèmes qui altèrent considérablement la qualité de vie des patients se rapportant, entre autres, au suivi par les organismes de remboursement des progrès thérapeutiques constants dans cette pathologie fréquente.
« Les cancers bronchiques non à petites cellules métastatiques » sera  le thème de ce deuxième colloque du GERCAT. Celui-ci, lancé il y a deux ans en réponse à un intérêt toujours croissant de parfaire les soins dispensés en cancérologie thoracique, vise à traiter de plusieurs questions ayant un impact sur la prise en charge et le suivi médical des malades atteints de cancer bronchique, apprend-on dans un communiqué.
Le cancer bronchique  non à petites cellules est une forme du cancer bronchique, qui représente environ 80 % des cas. Il se détecte et se traite plus facilement que le cancer à petites cellules car il se développe plus lentement.
Afin d’avoir des indications concernant cette maladie au Maroc, nous avons, à maintes reprises, contacté le ministère de la Santé mais aucune réponse n’a pu être apportée. D’abord par le Dr. Kenza Bennani, responsable du service des maladies respiratoires. Celle-ci a refusé de répondre à nos questions sous prétexte qu’elle n’avait pas le droit de nous livrer des informations au téléphone. Le chef de  service de la communication auquel elle nous a dirigés était aux abonnés absents.
Le Dr. Faouzi Habib, cancérologue au Centre d’oncologie Al-Azhar de Rabat, nous a, quant à lui, fait part de la situation au Maroc. Le cancer  bronchique ou cancer du poumon touche principalement les hommes, mais de plus en plus de femmes sont atteintes à cause de la cigarette. Selon lui, fumer ou être dans l’entourage d’un fumeur constitue la principale cause de l’apparition de ce cancer.  Celui-ci  peut toucher des personnes non-fumeuses mais ces cas sont rares.  Raison pour laquelle il serait temps pour nos autorités gouvernementales d’appliquer la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics.
Si l’on considère les statistiques, le Maroc enregistre 34 mille nouveaux cas de cancers chaque année, un chiffre très élevé pour un pays d’environ 34 millions d’habitants. 5000 pour le cancer du poumon dont seulement près de la moitié consulte ou accepte le traitement, déplore le docteur Faouzi Habib.
Le pronostic reste mauvais, ce cancer  est parmi les plus meurtriers, avec le cancer du pancréas. Le taux de survie des personnes atteintes est de deux ou trois ans avec un traitement. Même si la personne répond bien au traitement dans un premier temps, les rechutes sont courantes dans les années ou les mois qui suivent. D’où l’insistance du Dr. Faouzi Habib sur l’utilisation du Pet Scan, une technique d’imagerie médicale qui permet de déceler des tumeurs jusqu’alors invisibles. Cet examen permet donc un diagnostic plus précoce du cancer et des traitements mieux ciblés. Il diminuerait aussi le coût économique pour le patient qui est de l’ordre de 8000 euros. En revanche, il  peut atteindre les 20.000 euros si les médecins privilégient la chirurgie qui ne permet pas de repérer les tumeurs métastatiques et de les guérir.
Enfin, le Dr. Faouzi Habib n’a cessé de répéter que la meilleure façon de prévenir est de bannir le tabac, responsable de 80 à 90 % des cas de cancer du poumon. Nous nous joignons à lui pour cet appel.
A noter que ce deuxième colloque verra la participation de spécialistes marocains et étrangers (pneumologues, oncologues, anatomo-pathologistes, radiologues…). Ces derniers, préoccupés de partager leur expertise, vont dresser le bilan des nouveautés diagnostique et thérapeutique de ce cancer.

Najoua Friguech
Vendredi 22 Février 2013

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1.Posté par mutuelle gynécologue le 01/03/2013 08:38
Bonjour,
Le tabac est la principale cause des maladies de poumon ou respiratoires. Sa consommation est le premier à bannir si vous avez des maladies quelconques sur ce sujet, mais pour prévenir contre le cancer, vaut mieux ne pas y penser.

2.Posté par mutuelle par région et département le 21/03/2013 04:47
A mon humble avis, le tabagisme n'est pas le seul origine qui devra être mis en cause lorsqu'on parle de cancer du poumon. La pollution atmosphérique a également fait beaucoup de ravages ces dernières années surtout le CO2 dégagé par les échappements des véhicules.


Annie de http://www.mutuelle.com/

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