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Le budget des JO de Tokyo estimé à 17 milliards de dollars




Le budget des JO-2020 de Tokyo a été revu à la baisse, désormais sous la barre des 17 milliards de dollars (16,2 milliards d'euros), a indiqué mercredi le comité organisateur, mis sous pression depuis plusieurs semaines par le CIO pour alléger la facture.
Un mois après le refus du CIO de valider un budget plafonné 17,78 milliards de dollars (2.000 milliards de yens), le chef du comité organisateur des JO-2020 Toshiro Muto a revu sa copie en annonçant un budget global compris entre 15 et 16,8 milliards de dollars selon lui (14,4-16,1 milliards d'euros).
La pression était telle qu'il ne pouvait guère faire autrement. En novembre, le vice-président du CIO John Coates avait en effet refusé de valider le budget plafonné à 17,78 milliards de dollars présenté par la gouverneur de Tokyo, et exigé des coupes significatives.
Le coût des JO de Tokyo est depuis quelques semaines au centre des préoccupations: selon certaines estimations, la facture finale totale pourrait dépasser 27 milliards de dollars (3000 milliards de yens, 25 milliards d'euros), soit quatre fois le montant initial estimé.
Si ce montant est encore loin du record atteint pour des JO d'été par Pékin en 2008 (40 milliards d'euros), il représenterait près de deux fois et demi le coût des JO de Londres (11 milliards d'euros) en 2012 et de ceux de Rio en 2016 (12,5 milliards d'euros).
Les organisateurs et le CIO tentent donc depuis plusieurs semaines de contrecarrer ce scénario et le budget présenté mercredi, le plus détaillé jusqu'ici, tente de répondre à cette double exigence de rigueur et d'économie.
"Nous sommes contents des progrès que vous avez faits", a d'ailleurs estimé John Coates aux organisateurs par vidéoconférence avant de prévenir: "Nous pensons pouvoir continuer à travailler avec vous pour trouver... plus d'économies."
La gouverneur de Tokyo Yuriko Koike, élue cette année en ayant promis de baisser les coûts, a précisé que 40 milliards de yens (340 millions de dollars) pourraient encore être économisés en modifiant les infrastructures de canoë, de volley-ball et de natation.
Pour réduire le budget, elle avait déjà proposé de déplacer le site accueillant le canoë, initialement prévu à Tokyo, de 400 kilomètres au nord, dans la préfecture de Miyagi, une des zones les plus touchées par le tsunami de 2011.
Mais l'idée a été rejetée par l'organisation, réticente à déplacer le site, obligeant Yuriko Koike à annoncer le mois dernier le maintien du canoë à Tokyo, avec toutefois une nette diminution des coûts de construction de ce site.

Samedi 24 Décembre 2016

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