Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le bas goût de Badou n'aura pas suffi à redonner de l'appétit aux Lions de l'Atlas


Si, depuis un bon bout de temps, la qualité de jeu chez le Onze national laisse beaucoup à désirer, il en est tout autrement des succulents jeux de mots dont est agrémentée la chronique ci-dessous.
Normal puisque c’est l’œuvre du célèbre et très apprécié présentateur du J.T de 2M, Ouadih Dada et qui en a gratifié hier matin les auditrices et auditeurs du « Club de la presse », émission culte de Radio 2M que chapeaute avec l’art et la manière notre consœur Fathia El Aouni.



Imaginez que ça tourne un peu plus rond dans l'univers du foot marocain.

Car il faut dire que ces derniers jours l'alignement des planètes nous donne le sentiment de marcher sur la tête.

Non seulement la sélection nationale a du mal à trouver le chemin des filets.

Mais en plus il n'y a plus de capitaine de bord à la barre.

Et après tout ça, on s'étonne que la pêche aux résultats soit aussi maigre.

Un rendement inversement proportionnel aux salaires mirobolants des sélectionneurs qui se suivent et ne se rassemblent pas. Pire encore, ils ont même tendance à vite se disperser.

Manifestement, le bas goût de Badou n'aura pas suffi à redonner de l'appétit aux Lions de l'Atlas.

Des joueurs qui, une fois dans l'arène, ont plus l'allure de chatons de chaumières que de féroces félins.

Et à force de crier au loup après toutes ces défaites à la chaîne, voilà que le Renard pointe le bout de son nez.

Hervé de son prénom qui espère revoir la lumière du jour après un sombre parcours du côté de Lille (nuit en arabe), au nord de Limoges.

Limoges, une ville qui pourrait bien dérouler le tapis rouge à ce nouveau limogé en la personne de Zaki.

Lui à qui on a coupé l'herbe sous le pied cherche à présent à savoir si le gazon est moins sensible aux inondations ailleurs.

Pour être synthétique, l'histoire se répète encore une fois au risque pour la fédération de se prendre les pieds sur tapis vert.

Depuis que les chaussures à talonnettes ont remplacé les bruits de bottes, il faut se rendre à l'évidence ; ça file beaucoup moins droit dans les vestiaires et sur le terrain.

Même si le rôle du coach qui mène tout ce beau monde à la baguette devrait user un peu plus de la carotte que du bâton.

Autrement dit, transmettre les valeurs et l'amour de ce sport et de ce pays.

Ce qui n'est pas aisé lorsqu'on ramène des enfants gâtés qui deviennent rapidement gâteux après avoir goûté aux délices du ballon en or.

Alors que nos quartiers regorgent de jeunes talents qui ne demandent qu'à s'exprimer, qu'à mouiller le maillot et crier victoire.

Autant dire qu'il est grand temps que le Maroc ressuscite ce foot vecteur de réussite.

Et si c'était vrai ?


Ouadih Dada
Samedi 13 Février 2016

Lu 1757 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs