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Le Tunisien extradé d'Italie remis en liberté provisoire




Le ressortissant tunisien Ali Toumi qui vient d'être extradé d'Italie, malgré la décision de la Cour européenne des droits de l'homme enjoignant aux autorités italiennes de suspendre cette mesure, a été remis en liberté provisoire par le juge d'instruction en charge du dossier, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Il devra néanmoins comparaître dans deux affaires distinctes. La première concerne un jugement rendu par défaut en 2003 le condamnant à un an d'emprisonnement pour faits d'escroquerie. Ayant fait opposition à ce verdict, il sera rejugé le 14 août.
Dans la deuxième affaire, Ali Toumi est poursuivi pour "appartenance, hors du territoire tunisien, à une entente criminelle en rapport avec des infractions terroristes". Il encourt plus de 20 ans de prison, selon l'avocat Samir Ben Amor.
Marié à une Italienne et père de trois enfants, Ali Toumi, condamné en 2003 pour appartenance à une organisation terroriste, vient de purger en Italie une peine de six ans de prison. "Il aidait des volontaires qui voulaient aller combattre en Irak", d'après son conseil.
Faisant fi de la décision de la Cour européenne des droits de l'homme, qui réclamait à l'Italie de surseoir à son expulsion en attendant l'examen de sa demande d'asile, les autorités italiennes l'ont placé en rétention avant de le mettre dimanche dans un avion à destination de Tunis.
Les autorités tunisiennes ont jugé "inadmissibles" les allégations selon lesquelles le prévenu risquait d'être torturé à son retour au pays.
Lors de son interrogatoire lundi, "en présence de son avocat", le juge d'instruction a donné suite à la demande de mise en liberté présentée par la défense, en attendant la suite de la procédure, précise un communiqué gouvernemental transmis à l'Associated Press.
Le communiqué ne précise pas toutefois l'identité de l'avocat ayant assisté à l'audience, laquelle était initialement prévue pour mercredi prochain. Lors de la première audience, vendredi dernier, le prévenu était assisté de Me Samir Ben Amor, mandaté par son frère Chokri, établi en Italie. Ce conseil a dénoncé "une manoeuvre visant à l'écarter indirectement" du dossier afin de le remplacer par un autre avocat, "commis d'office". 

AP
Mercredi 12 Août 2009

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