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«Le Temps des camarades» remporte le Grand Prix de Khouribga

La compétition officielle avait mis aux prises 12 films représentant plusieurs pays africains




«Le Temps des camarades» remporte le Grand Prix de Khouribga
Le film «Le Temps des camarades»(2008), du réalisateur marocain, Mohamed Charif Tribak a remporté, samedi soir, le grand Prix de la 12ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga, organisé du 18 au 25 juillet courant.
Lors de la cérémonie de clôture de cette manifestation, qui s’inscrit dans le cadre du 12ème festival de Khouribga, le président du jury, le réalisateur, Abderrahmane Sissako a annoncé que ce film s’est vu attribuer le grand Prix pour « Les grandes qualités techniques et artistiques dont il a fait preuve. »
Le grand prix a été remis à son réalisateur, Mohamed Charif Tribak par Mme Touria Jabrane, ministre de la Culture. Le Prix du 1er rôle féminin, est revenu à l’actrice guinéenne, Jacky Tavernier pour son rôle dans le film «L’Absence » (2009), alors que celui du 1er rôle masculin a été décerné à l’acteur, Omar Lotfi pour son rôle dans le film «Tu te souviens d’Adil ?» (2008), le 2ème rôle masculin est revenu à l’acteur, Amine Ennaji, pour le même film. Le Prix spécial du jury a été attribué au film «L’Absence» (2009), du réalisateur guinéen, Mama Keita, « Pour son langage cinématographique et artistique très distingué », a plaidé Abderrahmane Sissako au nom des membres du jury. Cependant le prix meilleure réalisation est revenu au réalisateur éthiopien, Heile Gerima pour son film « Teza » (2008), l’actrice Roqaya s’est vue gratifiée du 2ème prix féminin pour le même film.
Le film malien «Fantanfanga » (2008), des réalisateurs, Tadji Diakité et Adama Drabo a obtenu le Prix de la meilleure mise en scène.
Le film primé lors de cette 12ème édition «Le Temps des camarades  » relate l’histoire d’une jeune fille, Rahil, au Nord du Maroc, début des années 90. Son bac en main, elle décide, contre l’avis de sa famille, de poursuivre ses études à l’université. Elle découvre l’influence croissante des islamistes. Une poignée de militants syndicalistes tentent de résister. Said, un étudiant brillant, jusqu’alors en marge du mouvement, décide pour la conquérir, de se lancer de toutes ses forces dans le combat… Tombée sous le charme, Rahil est prête à s’engager à son tour.
La compétition officielle avait mis aux prises 12 films représentant plusieurs pays africains : Le Cameroun, le Burkina.Faso, la Guinée, le Sénégal, l’Ethiopie, le Mali, l’Egypte, la Tunisie et le Maroc.
Présidé par le Mauritanien Abderrahmane Sissako, le jury de cette édition comprenait la productrice franco-sénégalaise, Lydie Diakhaté, la réalisatrice et productrice, la Tunisienne, Nadia El Fani, la comédienne et réalisatrice, la Marocaine, Latifa Ahrare, Le programmateur et consultant, le Belge, Leocata Salvatore, le producteur franco-indien, Manu Rewal et le poète, nouvelliste et journaliste, le Marocain, Yassine Adnane. .
Une innovation à signaler lors de cette édition, c’est le lancement de trois ateliers de formation comme activité parallèle du festival. Les thèmes choisis pour cette édition sont : l’écriture du scénario, animé par Kamal Kamal, réalisateur de longs métrages et spots publicitaires à la télé marocaine, la photo, encadré par Derkaoui Mohamed Abdelkrim, enseignant du cinéma et des arts audio-visuels dans différents écoles nationales, directeur de photo et réalisateur de plusieurs films marocains et l’atelier du montage numérique, animé par Latifa Namir, chef monteuse vidéo et film au CCM. Ainsi, pendant quatre jours, une cinquantaine de jeunes cinéphiles ont-ils bénéficié d’un programme d’initiation aux techniques cinématographiques.
Par ailleurs, la 12ème édition du Festival du cinéma africain, a rendu un vibrant hommage au regretté, réalisateur, acteur, scénariste et producteur égyptien, Youssef Chahine.
Lors de cette cérémonie d’hommage, Nour-Eddine Sail, président de le (FFCAK), a qualifié Chahine de grand homme, artiste engagé politiquement dans la plupart de ses films et il aimait qu’on l’appelait Joe. Chahine l’absent et le présent.
Quant à l’acteur Izzat El Aleili, très ému, il a déclaré :  « Le grand pionnier Youssef, l’artiste, le cher et regretté frère. On a perdu un géant artiste. On l’a perdu corporellement et non pas artistiquement. Il a laissé des œuvres inoubliables telles que « La Terre » et « Le Choix ». Il a consacré toute sa vie au cinéma. Il disait qu’il demandait l’impossible quand il voulait que le spectateur regarde ses films avec fraîcheur d’esprit. Pour lui, le cinéma est une conscience collective.
C’est l’actrice égyptienne, Racha Mehdi qui a présenté le trophée d’hommage de Chahine à Izzat El Aleili sous les applaudissements des spectateurs de cette belle salle du complexe culturel qui était archicomble.
De réputation internationale, Youssef Chahine a eu à son actif une quarantaine de films et documentaires dont « Le Porte de fer » qui a été projeté à l’occasion.
D’une durée d’une 1h20mn, interprété par Youssef Chahine, Hind Rostom, Farid Chawki, Abdel-Aziz Khalil, Hassan El Baroudi…le film parle de l’histoire de Kenaoui, le vendeur de journaux, un déséquilibré mental, il est attiré sexuellement par « Hanouma » qui lui éprouve de la sympathie pou lui mais, a l’intention d’épouser un autre.
Au cours des préparatifs pour le mariage, il décide de la tuer, il tuera une autre par erreur, il a essayé de faire porter le chapeau au fiancé de « Hanouma » Farid Chawki. A la fin Kenaoui sera dénoncé par « Hassan El Baroudi » qui était un père pour lui. Il sera reconnu pour être un déséquilibré mental.
Le temps du Festival, la ville de Khouribga a vibré au rythme du cinéma africain. Cette manifestation a, effectivement eu le mérite de l’extirper du silence et du néant où elle sombrait. C’est pourquoi le président de la Fondation du Festival du cinéma africain de Khouribga (FFCAK), Nour-Eddine Sail a décidé d’organiser cette manifestation cinématographique annuellement et la doter de la structure la plus adéquate pour qu’elle réponde aux attentes du Maroc et de l’Afrique.

Chouaib Sahnoun
Lundi 27 Juillet 2009

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1.Posté par farai kamal le 31/03/2010 17:21
j'ai vu ce film au Kénitra j'aime beaucoup,
ce filme raconte une histoire des années 70 et plus et les combats entre les musilmans et les basiques et dans ces combat une histoire d'amour entre (said) et (rhil) fait des touches au film ....

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