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Le Souverain au chevet des blessés de l'attentat de Marrakech : Mobilisation nationale contre le terrorisme




Le Souverain au chevet des blessés de l'attentat de Marrakech  : Mobilisation nationale contre le terrorisme
Le Souverain veille à suivre personnellement l'état de santé des blessés, victimes de l'attentat terroriste perpétré jeudi dernier dans le café-restaurant Argana à la Place Jamaâ El Fna. Accompagné de S.A le Prince Moulay Ismail, S.M le Roi s'est rendu, samedi après-midi, à l'hôpital Ibn-Tofail et à l'hôpital militaire Avicennes de Marrakech où il s'est enquis de l'état de santé des blessés et des mesures prises pour leur prodiguer les soins dans les meilleures conditions. Par la même occasion, le Souverain a donné ses Hautes instructions à la ministre de la Santé pour qu'elle veille à ce que tous les soins médicaux et l'appui humain nécessaires soient prodigués aux blessés.
En effet, tous les moyens médicaux et logistiques ont été mobilisés pour prendre en charge les victimes de cet acte criminel. De même, une cellule d'accueil comprenant un staff médical spécialisé a été mise sur pied pour tenir informées les familles des victimes et leur apporter le soutien psychologique nécessaire. Pour ce faire, un numéro vert a été également mis à la disposition des familles des victimes. Les sept blessés hospitalisés à l'hôpital Ibn-Tofail (deux Marocains et cinq Français) et les cinq autres hospitalisés à l'hôpital militaire Avicennes (deux Néerlandais, deux Français et un Marocain) sont pris en charge par des équipes médicales composées de différents spécialistes.  
La visite Royale aux deux hôpitaux de la ville ocre a été précédée par une autre sur les lieux de la tragédie. En effet, S.M le Roi accompagné de S.A le Prince Moulay Ismail s'est rendu sur les lieux de l'attentat à la Place Jamaâ El Fna de Marrakech.
A cette occasion, le Souverain a exprimé ses sincères condoléances et sa compassion aux familles des victimes de ce douloureux incident et fait part de la bienveillante décision Royale de prendre en charge les frais d'enterrement et de funérailles des victimes.
Par ailleurs, SM le Roi avait dénoncé vigoureusement cet acte criminel qui a fait plusieurs victimes innocentes, tout comme il a condamné avec force cet acte qui a visé la ville séculaire de Marrakech, symbole de cohabitation entre les religions et les civilisations.
Le Souverain a également affirmé qu'«une telle agression criminelle lâche, contraire aux nobles valeurs humaines de respect du droit sacré à la vie, de tolérance, de liberté et de paix dont est imprégné le peuple marocain, n'affectera nullement la détermination du Maroc, Roi et peuple, à demeurer ce pays de quiétude et de stabilité, et ce carrefour paisible de tous les peuples et cultures». Et d'ajouter : «Cela ne fera que renforcer la volonté des Marocains de faire face à quiconque s'avisera de porter atteinte au modèle qu'ils se sont choisi pour la consécration du progrès démocratique et en matière de développement, ainsi que pour la solidarité avec la communauté internationale dans la lutte contre toutes les formes de criminalité, d'agression et de terrorisme».
Des politiques, acteurs touristiques et la société civile ont, pour leur part, dénoncé  cet acte barbare qui a provoqué la mort de 16 innocents et fait des dizaines de blessés. A cet effet, une marche du personnel et des opérateurs du secteur touristique a été observée samedi dernier à la Place Jemâa El Fna à Marrakech. Et ce, en signe de solidarité et de compassion avec les victimes de l'attentat terroriste perpétré jeudi dans un café de la Place. Plusieurs personnalités nationales et locales ont pris part à cette initiative, à savoir le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Yassir Znagui, le président du Conseil régional du tourisme (CRT), ainsi que des représentants des associations professionnelles.
Cette marche qui a fait le départ de l'esplanade de la Koutoubia, en direction d'Arsat L'bilk, traversant la mythique place de Jemâa El Fna, avant de s'achever devant le café "Argana", cible de cet acte criminel ignoble, a été vivement saluée par les citoyens qui s'y sont joints par milliers. Des touristes étrangers et marocains ainsi que les professionnels du secteur touristique de la place historique, symbole de paix et de tolérance, ont égalament participé à cette marche dans un climat empreint de recueillement et d'émotions. A cette occasion, le ministre du Tourisme a afirmé que «notre présence, aujourd'hui, témoigne encore une fois de la forte mobilisation de l'ensemble du peuple marocain, des responsables du secteur hôteliers et des opérateurs touristiques, derrière S.M le Roi Mohammed VI, pour démontrer aux ennemis du Maroc que rien ne freinera le processus de démocratisation et de renforcement des libertés, et l'élan de développement que le Royaume connaît dans divers domaines». Il a également relevé que "Le Maroc est un pays prospère et le sera encore plus dans l'avenir, faisant observer que la détermination de tous les Marocains est encore plus solide pour démontrer à tout le monde que malgré les tentatives lâches des détracteurs, Marrakech sera toujours l'une des meilleures destinations touristiques”.
Après la récitation de la Fatiha pour le repos de l'âme des victimes, les participants ont déposé des gerbes de fleurs devant le lieu du drame et libéré des colombes en signe de compassion et de solidarité avec les victimes, leurs familles et leurs proches.
Lors de cette journée très chargée qui a connu plusieurs mouvements de dénonciations de cet attentat meurtrier, plusieurs personnes, dont des personnalités, ont participé aux obsèques de Yassine El Bouzidi, l'une des victimes de l'attentat. Père d'une fille de 6 ans, Yassine (31 ans) travaillait en tant qu'employé au café-restaurant Argana, qui a été pris pour cible par l'attentat terroriste. 

R.A
Lundi 2 Mai 2011

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1.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 02/05/2011 10:44
UNE ODE OFFERTES AUX VICTIMES DE L'ARGANA



'' Carnages, deuils, libertés et répressions
Dites-le avec des vers et des fleurs ''



Comme un brin, tu fais partie de la nature,
Du cosmos et de la création. Angoissé,
Tu as tendance à l’oublier pour faire diversion,
Et à prendre l’existence pour une récréation.
Homme, tout est prévu, demain est déjà là !

Le temps de recevoir les ordres
Ou de s’apercevoir des miracles
Nous tarde, parce qu’il vient de loin.
Mais il est écrit depuis longtemps.

Ce sont les aiguilles de l’araucaria,
Les feuilles de ce sapin sacré,
Les palmiers et les bougainvilliers,
Dont tu as retenu les noms, fifille,
Qui m’ont appris le chant de vie.
N’est-ce pas Nour et toi Adam ?

Elles écrivent sur la portée des branches
Des arabesques dentées et des ailes
Où tu perçois, sans fin, le nom d’Allah,
Dans le chant roucoulant des colombes.

Si les feuilles jaunies m’ont révélé Dieu,
Et appris debout, à le louer et prier,
Je reste perplexe, ahuri et béat
Pour comprendre le sens la vie qui m’échoit.

Comment comprendre et admettre l’usage,
Inéluctable de la mort, qui nous trahit ?
Les armes et les matons imposés aux gens
Pour leur plier le dos et nettoyer leurs clans.

Je voulais louer la révolution heureuse,
Dont j’avais grand peur et appréhension.
La marche glorieuse des jeunes,
Calme, pacifique et orgueilleuse,
Celle du printemps local et de la constitution.

Moi, qui interpellais les ministres trépassés
Et les congrès qui préparent l’avenir du pays,
Épargné par miracle des débâcles de la rue,
Sous le regard de l’Arbitre qui guide et surveille
Et qui, avec tact, opte de revoir la situation.

Moi, qui sollicitais réformes et grâce au roi,
Voilà que Conseillers, Leaders et Parlement,
Assourdis par mes appels navrés et stridents,
Peinent à rayer les taxes sur les médicaments.

Ont-ils l’audace, dans leurs silences hésitants,
De donner un sens plus caritatif à la médecine,
Afin de la sortir de ses hippocratiques boniments ?

Alors que la rue vilipende carences et corruption,
Et qu’elle appelle effrontément le gouvernement,
Pour plus de justice, de droits et de démocratie.

Voilà qu’un terroriste, un kamikaze de fortune,
Télécommande sans passer avec, un tsunami.
Le monde entier crie à l’odieuse lâcheté.
Par delà le crime et l’abjecte infamie,
Le Maroc ne rencontre que des amis !

Un autodafé explosif, tel un funeste volcan,
Sur la place rouge, en face des singes ahuris,
Des charmeurs de serpents et des marchands de fables,
Ces légendes croustillantes aux fumets des restaurants
Le monde est fait d’incompris et d’innocents,
Il fauche les touristes et balaie les amants.

Pour le Maroc, économique et ses amis,
C’est un drame, un acte barbare et lâche.
Une odieuse tragédie, alors que Bill et Kate,
Sous les yeux émus de la Reine Élisabeth,
Faisait alliance devant le globe entier.

Le Pape Benoit sacrant Jean Paul à Rome,
Laissait Kadhafi, crade, pleurer sa famille,
Sous les tirs vengeurs de l’OTAN…

Les mécréants se moquent des croyants,
Ils se voient déjà ressuscités disant à Dieu :
« Voilà Allah, j’ai tué les tiens pour aller au paradis !

« Fais quelque chose, parce que mon corps est parti,
Comme une chair faisandée, il a volé dans les airs.
Je suis déjà au ciel et les méchants en enfer,
Comme tu l’as écrit. C’est ce qu’on m’a dit ! »

Effarés par le silence impérieux de l’univers,
Les hommes, dépités par son immensité,
Terrifiés par la crainte du néant et leur débilité,
Se sont fâchés contre dieu pour prescrire la mort !

Les hommes, par besoin d’éternité ont créé
Un dieu que certains ont voulu méchant et faux.
Et que d’aucuns, par bienséance avec le néant,
Ont pensé qu’il n’existait pas ! Du moins pour eux.
Et qu’il détestait les autres races et leurs humanités.

Si ‘’Gott ist tot, Dieu est mort, Dieu reste mort ’’,
Ce n’est ni Zarathoustra, ni Nietzche, ni Omar,
Mais les félons et les imposteurs, qui ligués,
Avec d’incultes charlatans, ont voulu Le tuer.

Le hasard et les démons, les anges en action,
Variant les destins et ce qu’ils allaient être,
Réajustent nos sentiments et nos actes.
On comprend que le diable raffole d’explosions.

Mais, qu’ont-t-ils ces immondes personnages,
Qui défient les cieux et se sont permis de naître ?
Je parle de ces chefaillons qui canardent les foules
Qui subissent les tirs des snipers et les sévices,
Durant les processions quand ils enterrent les leurs.

Je parle des aveugles qui ne sentent pas l’abime,
Dans le verbe et le rythme et scrutent le poème,
Avant de parcourir le temps pour trouver la rime,
Et méjuger la lune blême, quand le soleil luit.

Sur une table attendant, un repas de femme,
Pour livrer ses feux à la gerbe de flammes,
C’est le jasmin en coroles qui offre sa couleur
Aux citrons opulents qui plastronnent
Embaumant comme un sein sur un lit de fleurs.

C’est la rose qui frotte ses pétales le long
De la tige pleine de l’amaryllis vermeille.
Rampant comme un lierre vert et brillant,
Elle lui souffle dans l’oreille rougie,
Aux pistils de safran bandés d’or :
As-tu vu mes épines te planter les dards,
Comme des rimes, pour t’inoculer ma vie
Dans ton corps et lui donner une âme?

Ce sont des pétales qui chutent,
Comme les écailles d’un vieux mur,
Des bulles de mousse, odeur de caramel,
Qui dansent comme des derviches tourneurs,
Au milieu du verre avant de coller leurs lèvres
Pour teinter les bords au son des glaçons.

C’est un rêve de poussières au roulis des vents
Qui vont sertir le sol de leurs corps cristallins,
Espérant jaillir à la lumière au firmament
Et ressusciter les hommes,
Une autre fois encore.

Ce sont des nuages émaillés de dentelles roses,
Par delà les masses brunes aux promesses agricoles,
Qui effilent leurs silhouettes de monstres galactiques.
Leurs chevaux de feu et leurs héros antiques,
Avec les silhouettes hédonistes, le ciel pour autel,
Elles semblent dans l’azur s’étirer et baiser.

Baisez la main, qui vous donne à manger,
Le sceptre qui vous protège du danger.
Prenez conseils, sachez les engranger,
Pour palier aux dérives et autres ingérences,
Celles des modes rebelles et des étrangers.

Faites de la paix et du courage votre hymne
De la tolérance hospitalière et de la diversité,
En vivant à Mawazine et aux stades la fête !

La fête et l’hymne de valeurs de droit
Et de la modernité pour les hommes de liberté,
Sous l’œil protecteur de leur céleste berger.

DR IDRISSI MY AHMED, LE PREMIER MAI 2011

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