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Le Sommet du G20 mis sous tension par la Syrie

Duel entre Obama et Poutine




Le Sommet du G20 mis sous tension par la Syrie
Le président américain Barack Obama était attendu jeudi au Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg chez son plus farouche adversaire à une intervention militaire en Syrie, Vladimir Poutine, dont le pays laisse planer la menace d'une escalade dans la région.
Les dirigeants des pays les plus puissants du monde se réunissent jeudi et vendredi dans la ville natale de M. Poutine, sur laquelle l'ombre de la Syrie va planer, éclipsant les habituels sujets économiques du G20.
Le sommet permettra aux différents camps de se compter, et plusieurs réunions bilatérales entre partisans d'une action armée sont prévues, alors qu'approche la date du 9 septembre, jour de rentrée pour les parlementaires américains qui doivent se prononcer sur une intervention militaire.
Barack Obama rencontrera notamment le président français François Hollande, un des plus chauds partisans d'une action militaire.
Ce dernier doit de son côté parler en tête à tête avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, également favorable à une intervention, après le tollé provoqué par les accusations portées contre Damas, suspecté d'avoir tué des centaines de civils le 21 août avec des armes chimiques.
M. Obama a franchi un cap au Congrès dans son projet de frappes contre la Syrie, tandis que mercredi en Suède, il a affirmé que c'était au monde de faire respecter la "ligne rouge" interdisant le recours aux armes chimiques, appelant ses partenaires à ne pas rester silencieux face à la "barbarie".
A Washington, la commission des Affaires étrangères du Sénat a approuvé de justesse --par dix voix contre sept-- une résolution autorisant M. Obama à déclencher une intervention "limitée" contre le régime du président syrien Bachar Al-Assad, d'une durée maximale de 60 jours avec la possibilité de la prolonger à 90 jours, sans troupes au sol.
Vladimir Poutine a, lui, mis en garde mercredi le Congrès américain contre l'approbation de frappes en Syrie qui constitueraient une "agression" si elles avaient lieu "en dehors du cadre des Nations unies", où plusieurs pays, Russie ou encore Chine posent leur veto à toute intervention.
Il a toutefois également affirmé que la Russie pourrait soutenir une opération américaine si des preuves de l'attaque chimique lui étaient fournies. Le bilan très élevé de l'attaque 1.429 morts selon Washington pourrait être dû à une "erreur" de dosage, selon les services secrets allemands cités par Der Spiegel, qui disculpent la rébellion syrienne.
Dans le même temps, une source militaire russe a agité la menace d'une escalade militaire dans la région, affirmant mercredi que les navires de guerre russes en Méditerranée étaient "capables de réagir".
La Russie a aussi agité l'épouvantail nucléaire, le ministère des Affaires étrangères mettant en garde mercredi soir contre d'éventuelles conséquences "catastrophiques" en cas d'erreur de tir.
Aucune réunion Obama-Poutine n'est prévue, mais quoi qu'il en soit, un porte-parole du Kremlin a assuré que M. Poutine allait accueillir M. Obama et "lui serrer la main".

AFP
Vendredi 6 Septembre 2013

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