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Le SNPM appelle à l’annulation des poursuites contre Ali Anouzla




Le SNPM appelle à l’annulation des poursuites contre Ali Anouzla
Le SNPM est décidé à défendre les siens, mais aussi la profession. Les deux derniers communiqués en sont la preuve. D’un côté, la corporation des journalistes marocains appelle à annuler carrément la poursuite de Ali Anouzla et de l’autre, elle rejette toute instrumentalisation du pardon émanant des journalistes, geste noble du reste.     
Alors que l’affaire de Ali Anouzla, directeur du site électronique lakome.com, connaît d’interminables reports judiciaires, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) vient de réaffirmer sa position, à travers laquelle, il appelle à l’annulation de cette poursuite, en lien avec la loi sur le terrorisme.
A travers un communiqué rendu public mercredi, le SNPM a rappelé ses rencontres avec le ministre de la Justice et celui de la Communication et lors desquelles le SNPM a exprimé son rejet de poursuivre Anouzla sur la base de cette loi, et que dans pareil cas, le Code de la presse est le mieux approprié. 
Pour rappel, Ali Anouzla est poursuivi en état de liberté provisoire pour fourniture «délibérée d’aide à quiconque a l’intention de commettre des actes terroristes» et «de moyens de mettre en exécution un crime terroriste» ainsi que «l’apologie d’actes constituant un crime terroriste ». Le Parquet général avait saisi le juge d’instruction près la Cour d’appel de Rabat, du dossier de Ali Anouzla, en relation avec la diffusion d’une vidéo attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
   Dans une autre affaire, mettant aux prises le journaliste du quotidien arabophone « Al Khabar », Ahmed El Arqam, et la direction du Mouvement populaire, au sujet d’éventuels pots-de-vin qui auraient été versés par certains membres du MP afin d’être promus au poste de ministre, le SNPM a publié une mise au point du journaliste. Le SNPM a, dans ce sens, exprimé son satisfécit quant à la noblesse des journalistes «qui n’hésitent pas à reconnaître et corriger leurs erreurs, en conformité avec les règles de la déontologie de la profession». Pour autant, le Syndicat des journalistes marocains accueille favorablement, selon la même source, toute réaction positive de la part des instances politiques. Cependant, le SNPM qui n’admet «aucune tentative d’instrumentalisation de cet acte professionnel noble, pour porter atteinte à leur dignité et leur réputation», a mis l’accent sur les qualités professionnelles d’El Arqam, et son engagement, pendant plus de 15 ans, au sein du SNPM, à faire prévaloir les règles éthiques et professionnelles. Dans ce cadre, le SNPM a exposé la déclaration d’Ahmed El Arqam, à travers laquelle le journaliste affirme ne point avoir été humilié, ni lui, ni aucun des journalistes présents lors de cette rencontre de réconciliation réussie… et n’a fait l’objet d’aucun «procès» et qu’il a présenté dans le cadre de cette solution à l’amiable ses excuses au ministre de la Modernisation de l’administration et à l’une des dirigeantes du MP, pour les préjudices que son article aurait causés.  Une noblesse à comprendre et admettre dans le bon sens, c'est-à-dire la prévalence des règles déontologiques d’une profession indispensable pour l’édification de l’Etat de droit.    

Mustapha Elouizi
Vendredi 21 Février 2014

Lu 917 fois


1.Posté par plékhanov le 21/02/2014 19:40
Affaire Nouzla:journalisme et règlement de comptes sont deux choses différentes.Si le SNPM ,par excès de zèle ,les confond ce serait porter un grave préjudice à la profession du journaliste et à la presse dont on, avait dit depuis deux siècles environ que" la presse sans l'état est préférable à un état sans presse"-Thomas Jefferson.
Mais quand on ose reprocher à la plus haute autorité constitutionnelle du pays de prendre des vacances,quand on a la mauvaise inspiration de s'en prendre directement à un roi qui ,depuis son intrônisation,a élu trône justement sur le siège de sa voiture et se donne tout le mal du monde pour être partout dans le pays à inaugurer des projets ,à vérifier personnellement l'état de leur avancement...Quand on ne rate pas une seule occasion pour témoigner de sa sympathie à peine voilée envers les ennemis de la nation ...ce n'est plus du journalisme,mais du mercenariat journalistique .Et si on édite un journal où se reconnaissent tous les mouvements subversifs du pays,où l'acharnement contre le régime frise l'hystérie,ce n'est plus du journalisme ,mais du terrorisme politique.Le SNMP devrait être soucieux de choisir les causses à défendre.

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