Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le Raja perd mais ouvre la voie




Le Raja perd mais ouvre la voie
La marche était trop haute. Battre ce FC Bayern Munich là, qui abandonne des points aussi souvent que la possession de balle - soit quasiment jamais -, était un défi trop difficile à relever pour une équipe qui s’est qualifiée pour la Coupe du monde des clubs de la FIFA, Maroc 2013 en remportant son championnat national alors que tous les autres participants avaient régné sur leur continent.
Atteindre la finale de l’épreuve était déjà une victoire en soi. Battus 0:2 par un Bayern solide mais pas forcément brillant, les Rajaouis sont assez lucides pour reconnaître qu’ils sont tombés sur plus forts qu’eux, mais aussi pour se rendre compte qu’ils ont écrit une page d’histoire du football marocain. Mieux, ils ont rendu le sourire à tout un peuple en manque de bonnes nouvelles sportives. 
“Nous nous rendons compte avec toutes les scènes de liesse que notre parcours a provoqué que nous sommes en train de donner un peu de bonheur au peuple marocain”, admet Mouhssine Iajour, Ballon de bronze adidas du tournoi au micro de FIFA.com. “Après les derniers résultats dans les grandes compétitions, ils avaient peut-être besoin de rêver à nouveau”. 
Après les échecs dans les quatre dernières campagnes de qualification pour la Coupe du monde de la FIFA, y compris Brésil 2014, et les désillusions successives en Coupe d’Afrique des nations - quatre éliminations au premier et une non-participation lors des cinq dernières épreuves -, les amateurs du sport roi dans le Royaume faisaient grise mine. “Tout le monde s’est retrouvé derrière cette équipe, parce qu’elle a porté haut les couleurs marocaines et fait la fierté de tous nos supporters”, ajoute le milieu de terrain Chemseddine Chtibi. “Espérons que ce ne soit pas la fin d’un parcours, mais le début d’un autre”.
Portés par près de 40.000 supporters en délire, les joueurs de Faouzi Benzarti n’ont certes tenu que sept minutes, jusqu’au but de Dante, pour se rendre compte que leurs espoirs de titre s’étaient envolés, mais au coup de sifflet final, aucune larme ne coulait sur leurs visages. Que des sourires et des embrassades pour célébrer une deuxième place historique, et les exploits accomplis pour y parvenir. “On n’a jamais été favoris, et on n’a jamais baissé les bras, quelles que soient les circonstances”, explique le Congolais Deo Kanda resté sur le banc contre les Allemands, mais qui a participé aux succès contre Auckland City FC et CF Monterrey en appréciant le soutien venu des tribunes. “Je me sens presque Marocain quand je réalise à quel point nous pouvons rendre ces gens heureux”. 
Une équipe référence
 
 Heureux, personne ne l’est vraiment quand il perd. Et sûrement pas l’entraîneur Benzarti, arrivé sur le banc quelques jours avant le début du tournoi. Mais au vu des performances de ses protégés et la qualité de l’opposition, c’est sans amertume qu’il juge le parcours de ses protégés. “Perdre 2:0 contre le Bayern, c’est très honorable, même si évidemment, on aurait aimé être champions”, analyse le technicien tunisien. “Le Raja est devenu une équipe référence au niveau africain et arabe après ce résultat. Mais il va falloir revenir sur terre. Il y aura une deuxième édition l’année prochaine au Maroc, il faudra être champion pour être là, car c’est une compétition extraordinaire”. 
Or pour l’instant, le Raja ne pointe qu’à une modeste neuvième place, à huit points du MA Tétouan, leader. La faute certes aux deux matches en retard dus au tournoi mondial, mais aussi à un début de saison raté et à une série de trois défaites et un nul qui ont coûté sa place à l’ancien entraîneur Mhamed Fakhir. “Il y aura un travail psychologique important à faire. Les joueurs ont démontré dans ce tournoi qu’ils sont des grands, alors il faudra qu’ils le démontrent en championnat”, prévient Benzarti. 
Le message est déjà passé dans les têtes casablancaises, notamment dans celle de Chtibi qui quitte le stade de Marrakech des étoiles plein les yeux, et des rêves plein la tête en pensant à l’avenir. “Quand on a goûté à ce bonheur, on veut absolument y revenir”, assure le premier buteur contre Monterrey (2:1). “Et tous les autres clubs marocains vont vouloir en faire de même après avoir vu nos matches. Cela va rendre le championnat encore plus intéressant, même si j’espère qu’à la fin, ce sera encore le même gagnant…”

Fifa.com
Lundi 23 Décembre 2013

Lu 114 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs