Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le Président Saleh s’accroche : Les Européens veulent une résolution à l’ONU sur le Yémen




Les pays européens font pression pour une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant le Président du Yémen Ali Abdullah Saleh à céder le pouvoir, ont indiqué des diplomates lundi. L’envoyé spécial de l’ONU au Yémen, Jamal Benomar, doit présenter la situation au Yémen devant le Conseil de sécurité mardi et un projet de résolution pourrait être remis aux quinze pays membres du Conseil dans les jours à venir, ont ajouté ces diplomates. Encore sous le choc de l’échec de leur projet de résolution sur la Syrie torpillé par un double veto russo-chinois, les diplomates européens soulignent qu’ils espèrent que la Russie ne bloquera pas leurs nouveaux efforts en vue d’une résolution sur le Yémen. Tandis que des manifestations ont lieu dans la capitale yéménite appelant les Nations unies à agir, les diplomates européens, avec le soutien des Etats-Unis, s’attachent à rédiger un projet de résolution soutenant le plan de paix du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui préconise le départ du président Saleh et de nouvelles élections dans le pays. Le président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, a refusé de signer ce plan et la violence a repris depuis son retour au Yémen après un traitement médical en Arabie Saoudite le mois dernier. Des centaines de personnes ont été tuées lors de manifestations contre le président Saleh depuis janvier.  «L’objectif principal est de donner plus de poids au CCG», a indiqué un diplomate onusien à propos du projet de résolution.La résolution lancerait un appel à M. Saleh pour qu’il  «signe et mette en œuvre la solution politique»  préconisée par le CCG, a ajouté un autre diplomate.
Elle exigerait la fin immédiate de la violence par toutes les parties en présence et demanderait à tous les groupes de retirer leurs armes des lieux publics, selon ce diplomate. Des diplomates ont insisté sur le fait que la résolution ne brandirait pas la menace de sanctions ou d’autres mesures. La Russie et la Chine ont opposé leur veto la semaine dernière contre un projet de résolution visant le régime syrien, estimant qu’il encourageait  «un changement de régime»  contre le président Bachar al-Assad. Des diplomates de plusieurs pays membres du Conseil de sécurité ont formulé l’espoir que la Russie sera d’accord pour apporter son soutien à cette résolution. «La Syrie et le Yémen sont totalement différents et les intérêts de la Russie au Yémen aussi», a précisé un diplomate. La Russie s’est exprimée en faveur de l’initiative du CCG mais n’a pas commenté en public le projet de résolution.

Libé
Mercredi 12 Octobre 2011

Lu 309 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs