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Le Président Saleh refuse toujours de démissionner : Seule une sanction de l'ONU peut enrayer la violence au Yémen




Une résolution de l'ONU sur le Yémen appelant le président  contesté Ali Abdallah Saleh à démissionner, mais ne prévoyant pas de sanctions, a peu de chance d'endiguer la vague de violence qui secoue ce pays, selon des analystes. Malgré des mois de protestations populaires, M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, refuse de démissionner à moins que ses rivaux, le général dissident Ali Mohsen al-Ahmar et le puissant chef tribal cheikh Sadek al-Ahmar, aux prises avec ses troupes à Sanaa, ne se retirent aussi de la vie publique. Le général Ali Mohsen, un ancien proche allié de M. Saleh qui a rallié en mars la contestation, affirme qu'il n'a aucune ambition politique bien qu'il contrôle militairement certaines parties de la capitale. Cheikh Sadek, qui n'a pas de position officielle, dirige la plus puissante tribu du pays, tandis que son frère, Hamid, un homme d'affaires milliardaire, est une figure de proue de l'opposition islamiste. Un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe, qui offre l'unique cadre de règlement politique, prévoit la démission du président Saleh, mais il n'aborde pas le rôle de ses rivaux dans un futur gouvernement. "C'est une grande lacune"  de ce plan, affirme à l'AFP l'analyste April Alley de l'International Crisis Group. Elle estime en outre que si une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU peut adresser  "un signal fort à la classe politique”, elle n'aura  "pas de véritable effet de levier"  car les considérations locales priment sur les résolutions internationales dans les calculs de M. Saleh.
 "M. Saleh ne va pas renoncer à ses fonctions, retirer ses fils et neveux des postes de décision et permettre à (Ali) Mohsen et cheikh Sadek d'entrer sur scène et jouer un rôle de premier plan dans un futur gouvernement», souligne l'analyste.  "C'est une ligne rouge pour Saleh". Un projet de résolution de l'ONU appelle à l'application du plan du Golfe et un arrêt immédiat de la violence, mais des analystes estiment qu'une résolution sans une menace d'action aura peu d'effet sur le terrain. "Il est temps que la communauté internationale soit plus énergique (...), mais je ne me fais pas d'illusions quant à la possibilité de convaincre M.Saleh de démissionner", explique à l'AFP Bruce Riedel du groupe de réflexion Brookings Middle East. Sans un règlement politique acceptable pour toutes les parties au Yémen, il n'y aura que l'option militaire, selon lui. "Ce n'est pas seulement le plus grand risque, c'est une situation de plus en plus probable. M. Saleh a démontré qu'il n'écoute pas les appels à son départ. Il mène son pays vers l'abîme", a-t-il expliqué. Alors que les contestataires, qui observent depuis février des sit-in pour exiger le départ du président Saleh, espèrent une action décisive du Conseil de sécurité, le gouvernement de Sanaa a invité le Conseil à s'abstenir de toute résolution qui compliquerait la crise.

AFP
Samedi 15 Octobre 2011

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