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Le Polisario au banc des accusés en Espagne

L’Audience nationale déclare ne pas être en mesure de convoquer Brahim Ghali et Mahjoub Lincoln




Le Polisario au banc des accusés en Espagne
Le juge espagnol Pablo Ruz a mis fin, hier, à sa décision de procéder à l’audition de deux dirigeants du Polisario qui ont commis des crimes de génocide et des violations graves des droits de l’Homme à Tindouf. Il s’agit du représentant du Front à Alger, Brahim Ghali, et du  représentant des séparatistes à Madrid, Mahjoub Lincoln.
Les deux séparatistes devraient  comparaître devant la justice espagnole le vendredi prochain (16 août 2013) pour être interrogés sur des crimes qu’ils ont commis.
Mais selon l’agence espagnole « EFE » qui a cité des sources judiciaires, le juge Pablo Ruz a annulé cet interrogatoire prétextant qu’il n’avait pas pu leur envoyer de convocation, mais qu’il les auditionnera dès qu’ils seront localisés.
D’autres dirigeants du Polisario sont inculpés dans cette affaire. Parmi eux figurent Mohamed Khadad, représentant du Polisario à l’ONU, Nabil Kadour, attaché militaire à l’ambassade d’Algérie en Mauritanie et le soi-disant ministre de la Communication, Sidihmed Battal.
Si les bourreaux se sont abstenus de déférer à la convocation de l’Audience nationale, les victimes des violations des droits de l’Homme ont répondu présent, et dévoilé la  vérité sur ce groupuscule.
Ces Sahraouis, qui avaient déposé plainte contre des dirigeants du Polisario pour génocide et violations graves des droits de l’Homme à Tindouf, ont livré, au juge Pablo Ruz, des témoignages poignants sur le calvaire qu’ils ont vécu dans les camps de Tindouf et les pires souffrances qu’ils y ont endurées.
Dahi Aguai, président de l’Association des portés disparus victimes du Polisario, et victime lui-même de ces actes, et Saâdani Malainine, qui ont reçu des notifications du tribunal madrilène pour témoigner devant cette juridiction, ont décrit les conditions inhumaines dans lesquelles ils ont vécu dans les camps de Tindouf et les tortures qu’ils ont subies et dont ils gardent de graves séquelles.
« Nous avons décrit au juge les violations des droits de l’Homme dont nous avons été victimes pendant des années dans les camps de Tindouf », a déclaré Dahi Aguai à la presse au terme de sa comparution, ajoutant qu’ils ont accusé une trentaine de responsables du Polisario de « génocide, tortures, disparitions forcées, détention illégale et violations graves des droits de l’Homme ».
Pour sa part, l’avocat des victimes, José Manuel Romero, a souligné que Dahi Aguai et Saâdani Malainine ont été soumis à une expertise médicale pour dresser un constat des tortures qu’ils ont subies par leurs clients avant de livrer leurs témoignages devant le juge, ajoutant que d’autres victimes seront convoquées dans le cadre de cette affaire.
Outre les deux victimes, le juge a auditionné également un autre témoin. Il s’agit de Mustapha El Kouri qui a indiqué avoir décrit à Pablo Ruz les affres endurées par lui et d’autres victimes dans les camps de Tindouf au vu et au su des autorités algériennes.

T.M
Mercredi 14 Août 2013

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