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Le Plan Maroc Vert dans nos provinces sahariennes : Les régions du Sud creusent les sillons de la réussite




Le Plan Maroc Vert dans nos provinces sahariennes : Les régions du Sud creusent les sillons de la réussite
Sur les seize conventions de partenariat visant la mise en oeuvre, à l'horizon 2020, de plans agricoles dans les seize régions du Royaume, dont la cérémonie de signature a été présidée par SM le Roi Mohammed VI, mardi au Palais Royal de Fès, trois concernent les provinces sahariennes. Elles concrétisent l'engagement dans le cadre de la stratégie agricole nationale que le Souverain a bien voulu baptiser "Plan Maroc Vert".
Ces conventions ont été signées, du côté gouvernemental, par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, et du côté des régions, par les walis des 16 régions, les présidents des 16 Conseils régionaux du Royaume et les présidents des Chambres agricoles des 16 régions. Le Plan régional agricole constitue ainsi une feuille de route pour le développement agricole de la région, soutenue par l'accompagnement de l'administration centrale et des pouvoirs publics en matière de réformes sectorielles et institutionnelles.
La première convention de partenariat relative au plan agricole de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakiat El Hamra vise la réalisation, à l'horizon 2020, de 14 projets portant sur l'amélioration et le développement de la production des viandes rouges, des viandes blanches et du lait de chamelle et de chèvre. Elle a été signée par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakiat El Hamra, le président du Conseil de la région et le président de la Chambre agricole de la région. La deuxième convention concerne la région de Guelmim-Smara et porte sur la réalisation, à l'horizon 2020, de 15 projets pour le développement des céréales, du palmier dattier, du cactus, des viandes blanches, du lait de vache et de chamelle. Cette convention de partenariat relative au plan agricole dans cette région a été signée par les mêmes acteurs que ceux ayant signé la première et qui signeront la troisième pour la région Oued Eddahab-Lagouira. Cette convention  porte sur la réalisation de 22 projets pour le développement des légumineuses, des viandes rouges, des viandes blanches et du lait de chamelle. C’est dans l’esprit de ces conventions que les trois régions sahariennes ont marqué la 4ème édition du SIAM par une forte présence.
r  Laâyoune
La région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra qui est la plus importante des trois, par son cheptel camelin, a présenté une dizaine de chamelles laitières accompagnées d’un jeune étalon. Laâyoune est aussi l’une des régions détenant un important potentiel halieutique. L’extension du port de Laâyoune et la construction du port de Boujdour qui sera opérationnel  d’ici fin 2010 et le port de Tarfaya où sont immatriculées plusieurs dizaines de barques sont l’illustration de la richesse halieutique de la région
r  Guelmim
La région de Guelmim-Smara, en plus de son potentiel d’élevage  et des richesses halieutiques qui passent par le port de Tan Tan, détient une importante capacité agricole, allant de la culture céréalière, à la maraîchère en passant par celle des agrumes. Un nombre d’oasis fait de cette région la plus importante  en matière de production de dattes. La région de Guelmim est l’unique parmi les trois à avoir presque son autosuffisance en primeurs, fruits et légumes.
La réputation des pastèques et melons de Guelmim ainsi que celle de ses figues de barbarie ne sont  plus à faire.
A noter que le meilleur éleveur de dromadaire M’Naissir qui a reçu le premier Prix de Sa Majesté le Roi est originaire de Smara, province méridionale de la région
r Dakhla
Dans la région de Dakhla qui est, très désertique, la production agricole est récente. Mami Bousseif, président du Conseil de la région, nous explique les raisons qui ont fait que les acteurs économiques se sont intéressés à l’agriculture. Jusqu’en 2002, les acteurs économiques de la région s’intéressaient, essentiellement, à la pêche dont la région détient 65% des réserves nationales.
Le marché des  céphalopodes qui constituaient le premier produit a connu une certaine récession. Ce qui a eu des  effets néfastes sur le niveau de vie des populations et de la région, en général. Pour remédier à cette situation, il fallait trouver d’autres sources de recettes.
La situation géographique et climatique de Dakhla et la richesse de sa nappe phréatique ont orienté les décideurs vers la recherche agronomique. Les expériences menées dans les plaines de Tawarta et Dhar El Houli étaient si encourageantes que les superficies équipées et exploitées étaient passées en une année de 37 à 588 ha. Aujourd’hui, la production agricole concurrence celle des régions  séculaires. Ainsi, dans les fermes de Dakhla, la production maraîchère varie entre 100 et 120 tonnes par hectare, exportée, intégralement ou presque vers l’Europe et le Canada.
Les melons de Dakhla et ses tomates, ainsi que ses poivrons sont d’une qualité exceptionnelle et sont prisés  à travers le  Royaume et ailleurs dans le monde.

Ahmadou El-Katab
Vendredi 1 Mai 2009

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