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Le Parrain jette l’éponge

«Game over» pour Joseph Blatter acculé à la démission par les affaires de corruption




Le Parrain jette l’éponge
Rattrapé par le scandale de la corruption et ciblé par le FBI, c’est un "game over" sans précédent qui s’est dessiné au soir du mardi 2 juin courant pour Joseph Blatter quand, hagard et tout d’amertume, il annonçait en point de presse son désistement de la présidence de la toute puissante instance du football mondial, la FIFA. Faut dire aussi que la position de l’arrogant et puissant président était, depuis son court couronnement, vendredi dernier, devenue intenable voire insoutenable, à preuve le second tour annulé faute de retrait de son unique rival le Prince Ali. 
La tornade américaine qui a emporté le valaisan de 79 ans qui, deux jours avant le 65ème Congrès de l’Organisation, se dirigeait à l’unanimité vers un tranquille cinquième mandat, avait, d’abord, mis en cause 14 personnes (9 responsables et 5 fonctionnaires de la FIFA) pour des soupçons de corruption, interpellés à l’aube du mercredi 27 mai à Zurich. 
" On n’est jamais trahi que par les siens ou gardez-moi de mes amis je me charge de mes ennemis ", le coup de grâce est arrivé vraisemblablement par Jérome Valcke, son bras droit. En effet, selon le très informé New York Times, le secrétaire général de l'instance serait l’auteur d’un versement en trois virements de dix millions de dollars américains dans le cadre de l'attribution du Mondial 2010 à l'Afrique du Sud à Jack Warner, ancien vice-président de l'organisation et ex président de la Concacaf. 
Joseph Blatter qui menait à la baguette la majorité des petites fédérations qui l’ont élu, a cru bon faire de tenir tête à des forces qu’il croyait contrôler de par un statut qui, jusqu’ici, l’avait épargné. Manifestement, pour avoir sous-estimé la justice américaine, il n’a pas vu venir sa puissance de frappe.
Dans sa dernière interview accordée à la RTS, dédaigneux, il toisait encore les Etats-Unis et le mode de fonctionnement de leur justice. Depuis, bien des choses ou événements et qui pour l’instant échappent au vox populi mais qui très certainement devront faire surface jusqu’à le pousser à rendre tablier sont advenus.
Cette démission, va-t-elle conduire vers des pratiques plus vertueuses, rien n’est moins sûr car à la FIFA, la corruption est instituée et s’articule autour de principe mis en place par le Suisse et qu’il sera très difficile d’effacer. 
Pour la succession, on ne se bouscule pas au portillon, seul le vaincu d’hier, le Prince Ali s’est manifesté. Mais d’ici décembre à mars prochains (Congrès éligible extraordinaire) bien des ténors, pointeront leur nez à l’instar du favori Michel Platini, d’Issa Hayatou, s’il n’est pas emporté par la tornade actuelle, du pragmatique Michel Van Praag, président de la fédération néerlandaise ou de son homologue anglais Greg Dyke qui s’est félicité de la démission du Suisse. 



La Russie et le Qatar se veulent sereins

La Russie poursuit les préparatifs de la Coupe du Monde de football qu'elle doit accueillir en 2018, malgré la démission du président de la Fifa Joseph Blatter, sur fond de scandale de corruption, a déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
"La Russie poursuit les préparatifs du Mondial-2018", a-t-il indiqué, cité par les agences russes. "Nous ne sommes toujours pas au courant des raisons de cette démission (...), mais M. Blatter va exercer ses fonctions jusqu'à la tenue du prochain congrès, donc le travail continue et la coopération avec la Fifa aussi".
Le Qatar n'a rien à cacher sur les conditions d'attribution du Mondial-2022, a expliqué mercredi la Fédération qatarie de football (QFA), répondant au président de la Fédération anglaise Greg Dyke, qui a mis la pression sur le Qatar, après la démission du président de la Fifa Joseph Blatter.
"L'instinct de M. Dyke à mettre immédiatement l'attention sur le retrait du Mondial au Qatar, en dit long sur ses vues sur ce qui sera la première Coupe du monde au Moyen-Orient", a dénoncé la QFA dans un communiqué.
La QFA a rappelé qu'elle avait coopéré avec Michael Garcia, ancien procureur de New York qui avait rédigé un rapport sur l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, procédures entachées de soupçons de corruption, et promet de collaborer avec les autorités suisses qui ont lancé leur propre enquête.

Mohamed Jaouad Kanabi
Jeudi 4 Juin 2015

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