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Le Parlement européen perd sa confiance en Washington

L’Europe ne décolère pas devant l’espionnage du NSA




Le Parlement européen perd sa confiance en Washington
Washington a une nouvelle fois subi lundi la bronca de pays européens visés par ses opérations d'espionnage, au moment où la présidente d'une puissante commission sénatoriale américaine annonçait un "réexamen" de telles pratiques.
Jour après jour, pays par pays, la polémique est nourrie par de nouvelles révélations sur l'ampleur des mesures de surveillance des données électroniques par la NSA. Lundi, l'Espagne était en première ligne.
Selon le quotidien espagnol El Mundo, la NSA a récemment espionné plus de 60 millions d'appels téléphoniques en un mois en Espagne, qui s'ajouterait ainsi à la longue liste des pays européens espionnés, tels que la France et l'Allemagne. "Ces pratiques, si elles sont avérées, sont inappropriées et inacceptables entre pays alliés et amis", a réagi le ministère espagnol des Affaires étrangères, où a été convoqué lundi l'ambassadeur des Etats-Unis à Madrid.
Au cours de cet entretien, le secrétaire d'Etat espagnol pour l'Union européenne, Iñigo Mendez de Vigo, a "sommé les autorités des Etats-Unis de fournir toutes les informations nécessaires sur les écoutes supposées réalisées en Espagne".
Pendant ce temps, une délégation du Parlement européen est arrivée pour trois jours aux Etats-Unis, pour des discussions portant sur "l'impact des programmes de surveillance sur les droits fondamentaux des citoyens de l'UE". "Notre confiance est ébranlée", a déclaré l'Allemand Elmar Brok, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, à l'issue d'une rencontre avec des élus américains: "Il n'est pas acceptable, par exemple, que la chancelière (allemande Angela) Merkel et d'autres aient été espionnés pendant plus de 10 ans".
La Maison Blanche a assuré pour sa part lundi que les opérations de surveillance devaient avoir pour but la sécurité des Américains, et démenti que les activités de la NSA aient eu des visées de renseignement économique.
La dirigeante de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain, Dianne Feinstein, est allée plus loin en annonçant le lancement d'"un réexamen majeur" des opérations américaines d'espionnage.
Vendredi déjà, le journal El Pais affirmait que la NSA avait espionné des responsables espagnols, dont l'ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.
En Allemagne, où les révélations sur l'espionnage présumé d'un téléphone portable de la chancelière Angela Merkel ont créé un choc, les députés se réuniront le 18 novembre en séance extraordinaire pour discuter de cette affaire.
Pour le moment, l'Allemagne compte envoyer cette semaine aux Etats-Unis une délégation de hauts représentants de ses services de renseignement afin d'"avancer dans les discussions avec la Maison Blanche et la NSA sur les allégations récemment évoquées", selon le porte-parole adjoint de la chancelière, Georg Streiter.

AFP
Mercredi 30 Octobre 2013

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