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Le Parlement autrichien révise sa loi sur l'asile




Les parlementaires autrichiens ont mis, mardi, leur congé politique entre parenthèses en provoquant une session extraordinaire consacrée à l'examen d'un projet portant modification de la loi sur l'asile en Autriche.
Cette séance du Parlement fédéral (Nationalrat) a été entamée par une minute de silence en souvenir des 71 victimes de la migration dont les cadavres ont été extraits la semaine dernière d'un camion dans l'Etat-région du Burgenland, à la frontière avec la Hongrie. Un drame qui a provoqué émoi et indignation en Autriche, en Europe et dans le monde, rapporte la MAP.
Après ce moment de recueillement, le chancelier social-démocrate, Werner Faymann, a pris la parole pour dire que l'accueil des réfugiés fuyant les affres de la guerre et la persécution est un devoir humanitaire, soulignant que son pays veut montrer sa solidarité avec les demandeurs d'asile et ce, malgré l'afflux impressionnant des migrants, sans précédent en Autriche et en Europe.
D'un même élan solidaire, Eva Glawischnig, chef du groupe du parti autrichien des Verts, a souligné le devoir de prendre en charge les demandeurs d'asile, se disant émue par la beauté du geste et l'accueil qui a été réservé lundi aux centaines de migrants, plus de 3600, par des bénévoles représentant la société civile et les organisations caritatives, à leur arrivée à la gare centrale de Vienne en provenance de la capitale hongroise, Budapest. Et aussi, l'élan de solidarité et de bienvenue exprimé le jour même par pas moins de 20.000 manifestants.
Ce qui ne fait pas le bonheur du parti de la liberté (extrême droite), farouche opposant aux migrants, dont le leader, Heinz-Christian Strache, a d'emblée, fustigé l'action du gouvernement fédéral en matière de gestion de la problématique des migrants et des demandeurs d'asile.
Ce projet de loi fédérale constitutionnelle, en discussion au Parlement, fixe un quota pour l'accueil des réfugiés dans les neuf régions-Etats d'Autriche, en leur imposant un quota d'accueil à hauteur de 1,5% de leur population, et ce, pour mettre fin aux réticences de certaines régions qui s'opposent à la construction de camps de rétention des demandeurs d'asile sur leur territoire. En conséquence, le sort et l'hébergement des réfugiés dépendront de la décision du gouvernement fédéral et non plus de l'autorité des gouverneurs des Etats-régions.
Une mesure devenue incontournable au vu de la situation dramatique des réfugiés en Autriche, surtout à Traiskirchen, le plus grand centre de rétention des demandeurs d'asile en Autriche, à environ 35 km au sud de Vienne. Un camp qui accueille plus de 4500 migrants alors que sa capacité est de seulement 1800 lits, ce qui a contraint les réfugiés en surnombre à dormir à l'extérieur des dortoirs, dans des tentes, des bus et à même le sol.
Le projet prévoit aussi une aggravation des peines à l'encontre des passeurs allant de six mois à 5 ans de prison ferme.

Vendredi 4 Septembre 2015

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