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Le Maroc prend part au 11ème Festival du cinéma arabe au Brésil


A l’affiche, une trentaine d’œuvres inédites abordant la diversité du monde arabe



Le Maroc prendra part à la onzième édition du Festival du cinéma arabe au Brésil qui se tiendra du 10 au 28 août à Sao Paulo, avec la projection du film "Les Hommes d'argile" (2015) du réalisateur Mourad Boucif. Cette production maroco-franco-belge relate l’histoire de Sulayman, un jeune homme qui vit au Maroc en parfaite harmonie avec la faune, avant d’être enrôlé de force dans l’armée française après une histoire d’amour avec Khadija, la fille du caïd, le chef d’une immense région, lequel, assoiffé de pouvoir, accepte mal le mariage de sa fille avec un berger.
Le long-métrage, qui plonge dans les atrocités de la Seconde Guerre mondiale et dévoile la destinée du contingent de soldats marocains embarqués malgré eux dans un conflit qui ne les concernait guère, est programmé en ouverture de ce festival annuel.
"La participation tragique de tous les Africains, Asiatiques issus des colonies françaises aux plus grands conflits mondiaux est un sujet très important", explique le réalisateur. "En effet, plus de 940 000 hommes ont contribué admirablement à la libération du monde, du joug et de la barbarie nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, à l’heure des grandes commémorations, l’apport fondamental de ces hommes ne fait plus partie de notre mémoire collective et a été pratiquement occulté de nos manuels scolaires et assez curieusement dans la plus grande normalité", précise-t-il. Et d'ajouter: "Mais le long-métrage «Les Hommes d’argile » ne se contente pas de retracer uniquement cette grande injustice et sa dimension historique. Ce projet aux allures de grands films de guerre se préoccupe également des rapports humains et nous plonge dans une profonde réflexion sur nos certitudes… Ce film est une fable métaphysique sur la condition humaine, dont le personnage principal décrypte et suit les signes de la nature" 
Cette édition propose une trentaine d’œuvres inédites abordant la diversité du monde arabe dans les questions politiques, sociales et culturelles et traitant des relations des pays arabes avec le Brésil et l'Amérique latine, indiquent les organisateurs.
Organisé par l’Institut de culture arabe (Icarabe), en partenariat avec le Centre culturel Banco do Brasil et le sponsoring de la Chambre arabo-brésilienne de commerce, ce festival propose également des rencontres avec plusieurs cinéastes arabes et brésiliens et se distingue cette année par l’inclusion d’une catégorie "Dessin animé" qui s’ajoutera aux catégories : "Cinéma palestinien", "Dialogues arabo-latins", "Temps et mémoire", "court-métrage" et "long-métrage".
Contrairement à la précédente édition, qui s’est déroulée dans quatre villes brésiliennes (Sao Paulo, Rio de Janeiro, Vitoria et Belo Horizonte), le festival se tiendra cette année exclusivement dans la capitale économique du Brésil.
Le directeur du festival, Geraldo de Campos a expliqué que la programmation des films défend « l’idée du monde arabe en tant qu’espace de rencontres ». Et justement côté rencontres, cette 11ème édition propose une centaine d’expositions mettant en relief les relations entre le Brésil et le monde arabe, ainsi que des rencontres avec plusieurs intellectuels et universitaires arabes et brésiliens. Ces rencontres traiteront d’une multitude de thèmes allant de la poésie à la musique en passant par la littérature, la politique et la production artistique, indiquent les organisateurs.
Outre le film de Kamal Kamal, d’autres œuvres inédites venant du Yémen, de Syrie, du Liban, d’Algérie, de Jordanie, de Palestine, du Portugal et du Brésil, devraient être projetées dans 4 villes brésiliennes.
Après des études psycho-sociales, Mourad Boucif oeuvre depuis 1996 dans le tissu associatif bruxellois. Son expérience est forgée sur le terrain, à partir de réalités qu’il rencontre à travers différents publics « fragilisés ».
Le réalisateur Mourad Boucif qui représente le Maroc dans cette manifestation travaille également avec différentes associations, ONG humanitaires belges et internationales et est très actif dans différentes causes. Très vite, il s’intéresse au 7eme art et y forge ses nouvelles armes. Sa principale préoccupation : l’exclusion sociale générée par les mécanismes inégalitaires. Il réalise plusieurs films : Kamel (MM-1996), Au-delà de Gibraltar (LM-2003) et La Couleur du sacrifice (LM-Documentaire – 2006) qui circulent énormément à travers les réseaux associatifs et les milieux populaires. Ces œuvres sont également couronnées de prestigieux prix dans de nombreux festivals internationaux. Ce cinéaste de l’ombre a toujours privilégié une certaine indépendance à travers tous ces processus de création. Les thèmes abordés dans ses films gravitent autour de la condition humaine…

Libé
Mercredi 3 Août 2016

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