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Le Maroc, invité d’honneur de la Semaine nationale du film à Nouakchott : Mauritanie : la métaphore de l’œil




Le Maroc, invité d’honneur de la Semaine nationale du film à Nouakchott :  Mauritanie : la métaphore de l’œil
Calme et sérénité…sont les mots qui reviennent quand on veut parler du climat qui règne à Nouakchott. Il s’agit du climat psychologique et culturel ; quant au climat naturel, il fait chaud, très chaud et Nouakchott offre à ce niveau   l’image d’une ville africaine. Une image qui se décline à travers tous les aspects de la vie quotidienne y compris aussi dans cette dimension qui fait de nos villes des étendues qui n’en finissent pas de s’étendre au détriment de l’espace et de l’environnement.
La capitale mauritanienne abrite depuis le 22 octobre la semaine  nationale du film. Le Maroc en est cette année l’invité d’honneur avec une programmation spéciale comprenant des longs-métrages : Ali Zaoua, Les anges de Satan, Les ailes brisées, La symphonie marocaine et Juanita de Tanger…Une table ronde a été également organisée pour présenter l’expérience marocaine en matière de production et surtout pour présenter les potentialités qu’offre le CCM en matière de coproduction.
La Semaine nationale du film (la Senaf) en est à sa quatrième édition. Elle est organisée par la Maison des cinéastes, une association qui regroupe les jeunes cinéastes qui sont encore restés sur place. Elle est dirigée par Abderrahmane Sissako. Le cinéma mauritanien qui a eu ses années de gloire avec des cinéastes reconnus dans les années 70 est très vite tombé dans l’anonymat. Aujourd’hui, une volonté réelle existe pour relancer la production. L’enthousiasme des jeunes qui se sont très vite approprié  les nouveaux outils qu’offre la technologie numérique est un gage d’avenir…Ils  font preuve d’un grand engouement et les films qui nous ont été présentés sont l’illustration de cette soif de s’exprimer par les images en abordant de front tous les sujets de société. Ce qui frappe l’observateur qui découvre ce beau pays , c’est le souci des cinéastes de défendre dans leur film le projet de cohésion entre les différentes ethnies qui composent la société mauritanienne. Lors de la cérémonie d’ouverture, un court-métrage sympathique, La couleur de l’amitié, interroge des jeunes noirs et blancs sur leur conception de l’amitié dans une société multiethnique. De jolies métaphores, nous sommes au pays d’un million de poètes, ont été utilisées pour exprimer la nécessaire coexistence. Un jeune a ainsi comparé la Mauritanie à un œil avec le blanc et le noir, tous les deux nécessaires pour la vision.
Ce désir de s’exprimer pose la question de la formation aussi bien initiale que continue. Un aspect qui pourrait se développer dans le cadre des relations bilatérales maroco-mauritaniennes. Elle a été largement abordée lors de la conférence sur le cinéma marocain abritée par le magnifique Centre culturel marocain, un vrai bijou architectural. 

Nouakchott – Mohammed Bakrim
Lundi 26 Octobre 2009

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