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Le Maroc désormais mieux arrimé à la mondialisation

Le Maroc, 61ème pays dans l’Indice du Centre suisse de recherches conjoncturelles




Le Maroc désormais mieux  arrimé à la mondialisation
Selon l’indice de la mondialisation du centre de recherches conjoncturelles KOF, le Maroc est le 61ème pays le plus mondialisé parmi les 207 pays faisant partie de ce classement. Il a progressé de quatre places dans le classement 2014, indique le principal baromètre suisse de la conjoncture économique. 
Une évolution qui peut laisser comprendre que la Maroc a fait des avancées en termes d’ouverture économique et de mise à niveau de son tissu économique pour affronter les nouvelles exigences de la mondialisation. Pourtant, cette progression reflète plutôt les retombées des bouleversements qui ont secoué la région,  impactant ainsi l’évolution des pays de la région, à l’image de la Tunisie  78ème dans l’indice et l’Egypte 85ème, devançant l’Algérie (117ème) et la Libye (144ème).
Notons que le présent indice élaboré par le Centre de recherches conjoncturelles de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich mesure la performance par pays en termes de mondialisation dans ses dimensions à la fois économique, sociale et politique. Et ce en traitant des variables telles que le commerce extérieur, les investissements, l’impact des mesures restreignant les mouvements de capitaux et de marchandises, le nombre d’immigrés, l’accès à Internet et aux médias ainsi que les accords bilatéraux et multilatéraux conclus depuis 1945.
Pour sa version de 2014, l’indice couvre les évolutions qu’ont connues les 207 pays classés sur la période  allant de 1970 à 2011, une année marquée par le Printemps arabe, la catastrophe nucléaire de Fukushima et la crise de la zone euro, ce qui laisse à s’interroger sur l’évolution de ces paramètres à l’échelle nationale. 
Rappelons que le Maroc a opté pour une économie libérale depuis le début de l’indépendance, une libéralisation qui a, pourtant, marqué le pas. Pour preuve, les entraves de la libre concurrence qui continuent à persister malgré les efforts établis par le Conseil de la concurrence qui peine à son tour à s’ériger en institution constitutionnelle  indépendante.
Depuis 1994, le Maroc s’est bien lancé sur la voie  non-retour avec la signature des accords du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) et de l’Association avec l’Union européenne. Ce qui signifiait à l’époque (1994) l’abandon du volet protectionniste des quelques filières industrielles qu’il possédait, mais surtout la nécessité de la mise à niveau et de restructuration des  différentes branches de l’industrie marocaine. Un vaste chantier qui tarde à atteindre les objectifs escomptés.
Les entreprises marocaines qui ont, pendant longtemps, évolué dans un environnement non compétitif - où la stratégie consistait à minimiser les risques et à maximaliser les avantages obtenus de l’Etat – se sont mises depuis cette date à l’épreuve de la concurrence internationale. Une donne qui a entraîné des transformations profondes à travers une désindustrialisation massive touchant les branches d’activités traditionnelles  qui n’arrivent pas à s’adapter à l’ouverture accélérée de l’économie nationale et les impacts négatifs dus à la concurrence internationale. Une épreuve qui deviendrait encore plus difficile suite à la conclusion d’un accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) avec l’Union européenne (UE).
Traitant des aspects économique, social et politique de la mondialisation, le présent classement nous amène à  nous interroger sur les perspectives d’avenir pour le Maroc. Le Maroc est–il prêt à  confronter ce classement dans sa globalité dans le sens où il s’agit d’une panoplie de forces à la fois économiques, socioculturelles et surtout technologiques ? Une interrogation des plus légitimes lorsqu’on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas d’un phénomène qui apparait soudainement mais plutôt d’un processus, d’une dynamique de plusieurs démarches progressives. On peut parler même d’un processus irréversible !
Outre ces aspects, le Maroc a-t-il besoin à l’ère de l’unipolarité de perdre beaucoup plus que ce qu’il a perdu avec l’impérialisme colonial et sa consécration du tribalisme et de la discrimination à caractère ethnique des éléments matériels et immatériels de son « Etat-nation ».  

Mohammed Masmoudi
Vendredi 25 Avril 2014

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