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Le Maroc attire de moins en moins de retraités français

Le Portugal et le Sénégal, nouveaux eldorados des seniors français partant vivre à l’étranger




Le Maroc attire de moins en moins de retraités français
L’idylle entre les retraités français expatriés et le Maroc, observée durant ces dernières années, pourrait bien prendre fin.
Après le Maroc, la Tunisie et plus récemment la Thaïlande et Bali, les retraités français choisissent de plus en plus de s’installer au Portugal et au Sénégal, deux pays qui ne manquent pas d’atouts.
Selon Latribune.fr, ces deux pays seraient devenus les nouvelles destinations privilégiées des retraités partant vivre à l’étranger. Une tendance qui ne fait pas les affaires du Maroc qui, des années durant, avait su séduire et garder sur ses terres ces papys généralement en quête d’une vie plus agréable, des tarifs immobiliers plus intéressants et d’une fiscalité avantageuse.
Les retraités français étaient nombreux à traverser la Méditerranée pour s’installer au Maroc où ils  pouvaient se faire construire une résidence de leurs rêves. Et où, des projets immobiliers de résidences pour les retraités ont connu ces dernières années un essor considérable, comme l’observe le site retraite-etranger.fr.
Situé à quelques encablures de l’Europe, le Maroc a tous les atouts pour séduire ces retraités. En plus d’offrir l’image d’« un pays aux paysages et reliefs variés. C’est aussi une âme, celle d’un peuple accueillant qui met un point d’honneur à bien recevoir son hôte», vante toujours le site retraite-etranger.fr.
Mais aujourd’hui, la donne pourrait changer s’il ne prend garde. Car, tout porte à croire que d’autres pays ont trouvé le bon filon pour séduire les candidats français à la retraite. 
A titre comparatif, « au Maroc et en Tunisie, des abattements de 40% sont appliqués sur les pensions des retraités français; au Portugal, ces derniers voient leurs pensions perçues en France exonérées d’impôt pendant dix ans. Ces pays se sont largement inspirés des pratiques fiscales du Panama et du Costa Rica, destinations préférées des seniors en Amérique du Nord », souligne latribune.fr.
Mais il y a bien plus grave que cela. « Avec les révolutions arabes, le Maroc a été considéré comme un pays à risque, assimilé indistinctement au reste du Maghreb. Le flot continu d’informations anxiogènes en provenance des pays arabes envoie quotidiennement un signal négatif », constate le président et fondateur de Delocalia. Une société spécialisée dans l’investissement à l’étranger et l’accompagnement des expatriés. 
Conséquence : « Depuis le début de la reprise, il y a 2 ans, le Maroc est donc resté en dehors des circuits de l’investissement des français. Aujourd’hui encore, très peu de nos clients nous demandent de les accompagner au Maroc », explique ce dernier au site Yabiladi.com 
Ce n’est un secret pour personne, « si les retraités s’installent à l’étranger, c’est pour avoir une meilleure qualité de vie, mais avant tout pour des raisons économiques. Ils s’expatrient dans des pays où le coût de la vie est plus avantageux qu’en France et dans lesquels leur pouvoir d’achat sera bien plus important », constate latribune.fr. Et d’ajouter : « En Afrique du Nord ou au Portugal, ils gagneraient de 30 à 40% de pouvoir d’achat, à pension égale. Un chiffre qui peut dépasser les 80% dans certains pays d’Asie et dans les Caraïbes ».
Mais pour reconquérir sa place sur le marché de l’«expatriation silver», le Maroc doit résoudre le problème de déficit d’image et l’amalgame géopolitique dont il est victime.
Pour le président de Delocalia, le cadre réglementaire marocain reste largement insuffisant du point de vue sécurité des investissements en dépit des efforts consentis pour protéger les acheteurs. 
Par ailleurs, constate-t-il, l’immense liquidité  déversée par les banques centrales depuis 20 ans ne pouvant quitter le Maroc en raison du contrôle des changes, celle-ci « se déverse sur le marché immobilier local pour créer une inflation et des niveaux de prix sans rapport avec la  réalité économique ».
A ces problèmes, il faut ajouter l’obligation des retraités de convertir la totalité de leurs pensions en dirhams, ce qui serait peu encourageant pour ceux qui veulent en garder une partie en France.  

Alain Bouithy
Mardi 2 Septembre 2014

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1.Posté par Delesalle Philippe le 02/09/2014 13:22
Bonjour
Les réponses notamment immobilières que soulèvent les intervenants cités dans cet articles ne sont pas limitées à l'habitat pour justifier la baisse. La demande est encore la mais faut-il répndre aux services attendus. Non seulement de l'ordre administratif qui transforme les reèves immobiliers en cauchemard, mais au niveau des propositions des constructeurs. Par cela les promoteurs ont eu les beaux jours avec le standing immobilier, mais désormais les français connaissent la réalité constructuctive. moins cher au maroc, vu le rapport qualité prix des offres du marché en neuf qui peuvent répondre à ces européens qui attendent un minimum de qualité, reste à voir... les prix ont dépassé ceux de france au m², et quand un étranger désire trouver un terrain pour y déposer son projet au prix juste, la plupart abandonnent devant l'aventure promise. La crise est descendue aussi mais à apporter préalablement des offres qui ne sont plus celles du maroc mais de l'europe. Un contact dernièrement voulait investir, on lui propose le m² à plus de 26000 dhs... alors qu'une belle maison bien réalisée atteindrait les 600 euros le m², prix de l'autoconstruction en france environ...! Vous voulez voir au Maroc de nombreux européens, jouez la carte maroc sans la spéculation et vous allez faire exploser vos marchés. proposez vos terrains adaptés pour cela, les français recherchent quelques centaines de m² et non des hectares, et leur enveloppe n'est pas celle des riches qui ne sont pas venus en masse au maroc. Le tourisme est devenu de masse mais l'immobilier n'est même pas accessible à tous; ne faites pas comme en europe ou 80% des gens cveulent leur maison et ou le marché de la constructon descend en flêche... (moins 40% de permis de construire déposés ces dernières années, l'immobilier moins 20% cette année)... et le Maroc stocke ses invendus par milliers. Même modèle, mêmes erreurs.
La crise est une opportunité pour proposer du nouveau et montrer que le sud est capable de faire mieux que le nord qui montre ses limites.

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