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Le “Jazz au Chellah” 20 ans déjà




La 20ème édition de ce festival
qui fait la part belle aux femmes
aura lieu ce mois sous le signe du
vire-ensemble, avec une programmation riche, diversifiée et prônant le métissage.
Le public aura rendez-vous avec
de grands noms de la scène
européenne de jazz, ainsi
qu’avec de célèbres groupes
marocains.

Il y a quelques mois, le fameux Festival «Jazz au Chellah» risquait d’être déplacé de son lieu mythique, voire d’être annulé, en raison des travaux de restauration de plusieurs sites à Rabat. Mais finalement ce festival, désormais incontournable, fêtera bien ses 20 ans au Chellah, du 16 au 20 courant, sous le signe du vivre-ensemble.
Cinq jours durant, ce festival, organisé chaque année par l’UE, poursuivra sa marche vers une culture nouvelle, fruit d’une coopération active entre artistes solidaires autour de valeurs humaines, culturelles et fondamentales.  Si « Jazz au Chellah » propose un regard exhaustif et sans cesse réactualisé sur la vitalité du jazz des pays de l’Union européenne, son principal attrait  réside dans une volonté déterminée à initier des rencontres entre jazzmen du continent et artistes marocains. Dans ces rencontres, chaque musicien apporte sa richesse individuelle tout en étant porteur de sa propre tradition musicale. Préserver son authenticité tout en tissant des liens entre artistes d’Europe et du Maroc,  voilà le challenge que relèvera cette 20ème édition, avec 10 groupes européens, soit plus de 40 musiciens issus de 16 pays d’Europe et qui seront rejoints par 5 groupes emblématiques du patrimoine musical marocain.
Le public pourra ainsi apprécier, cette année, la forte présence de jazzwomen ainsi que plusieurs groupes fondés sur le principe de la rencontre. Cinq des 10 groupes européens s’engageront dans des «résidences» avec des artistes du patrimoine marocain sélectionnés par le célèbre Majid Bekkas, directeur artistique du festival. Le Maroc sera donc finement représenté avec ses différentes cultures musicales: amazigh, gnaoua, Aissaoua, Malhoun et musiques orientales.
«Eclectique, le festival défend tous les jazz. Il offre aux auditeurs passionnés et curieux l’occasion de découvrir de nouveaux groupes européens et des formations musicales marocaines», a expliqué Rupert Joy, ambassadeur de l’UE au Maroc. «D’emblée, il s’est affirmé comme une plateforme d’échanges musicaux entre des musiciens provenant de cultures et de langues différentes. Un seul langage les réunit : la musique, qui, elle seule, parvient à transcender les différences, à créer des passerelles culturelles, à tisser des liens et à propager un message de fraternité», a-t-il ajouté. «Le programme ambitieux de cette édition-anniversaire invite une nouvelle fois à éprouver l’expérience du partage. Elle démontrera encore une fois que la musique n’a pas de frontières», a précisé M. Rupert Joy.
L’ambassadeur de l’UE au Maroc a également souligné que «Le festival Jazz au Chellah se veut porteur d’un message fort de rassemblement». «Plus que jamais, en cette période mouvementée, le jazz incarne des valeurs humanistes nécessaires à la construction du monde de demain. Puisant ses racines dans l’histoire douloureuse de l’esclavage, il appartient par cela même à l’humanité entière. Il est porteur de l’idée d’appartenance à un même monde», a conclu Rupert Joy.
Il est, par ailleurs, à rappeler que c’est à l’initiative de la Délégation de l’Union Européenne au Maroc que le projet Jazz au Chellah  a vu le jour en 1996, sous l’appellation à l’époque de Jazz aux Oudayas, autour de l’idée de présenter au Maroc, une vitrine vivante du jazz actuel d’Europe, tout en initiant simultanément des rencontres expérimentales entre artistes européens et marocains. La rencontre entre le jazz européen et les musiques marocaines est donc resté, depuis sa création, l’identité forte de ce festival. Notons enfin que cet évènement culturel d’envergure est actuellement organisé en collaboration avec la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, le ministère de la Culture, les ambassades et Instituts culturels de plusieurs pays européens, ainsi que l’Institut français du Maroc qui est depuis deux ans le premier responsable de l’exécution du festival.

Mehdi Ouassat
Jeudi 10 Septembre 2015

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