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Le Groupe socialiste demande l’augmentation du budget consacré à la sécurité


Le Maroc dispose de 75.000 policiers alors que Casablanca a besoin de 55.000



Le Groupe socialiste demande l’augmentation du budget consacré à la sécurité
«Nous ne forçons pas la dose, nous refusons de faire régner un climat de psychose, et nous nous opposons également au tapage médiatique. Mais la responsabilité exige de dire la vérité. Que chacun assume ses responsabilités ». C’est en ces termes que le président du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, Ahmed Zaidi, a interpellé le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, lundi, lors de la séance de politique générale à la Chambre des représentants.
Tout en louant le travail qu’effectuent les forces de sécurité, le Groupe socialiste a mis en garde le gouvernent Benkirane contre la situation sécuritaire au Royaume qui devient de plus en plus inquiétante. « Il y a des habitants des quartiers qui vivent dans une situation inquiétante. L’on constate aujourd’hui que des enfants, des femmes et des vieux sont à la merci des criminels. Il y a des quartiers où parler au téléphone portable, par exemple, constitue un risque. Les moyens utilisés dans les crimes se sont développés rapidement. Dans ce contexte, plusieurs organisations démantelées récemment utilisaient des armes introduites illégalement sur le territoire national telles  que les matraques électriques», a précisé M. Zaidi dans son allocution. Et d’exhorter le gouvernement à doter les forces de sécurité de moyens suffisants pour qu’elles mènent à bien leur mission.  «Nous avons déjà demandé à augmenter les postes budgétaires consacrés à la sécurité, mais le gouvernement s’y est opposé. Et les faits nous donnent raison aujourd’hui. Le taux de couverture en matière sécuritaire reste faible au Maroc, car nous disposons de 75.000 policiers de tous grades, alors que Casablanca a, à elle seule, besoin de 55.000 policiers pour être au niveau mondial», a-t-il expliqué.Suite de la première page
Le Groupe socialiste a également épinglé l’Exécutif qui, au lieu de discuter des vrais problèmes des Marocains, se livre à des querelles politiciennes entre les partis composant sa majorité. «Est-ce que le gouvernement discute des problèmes de cette envergure et qui préoccupent les citoyens ? Est-ce que le gouvernement et la majorité discutent réellement de ces choses-là ? Ce qui nous fait peur, aujourd’hui, et ce qui rend ces questions légitimes, c’est ce qu’a écrit l’un de vos alliés au sein du gouvernement à travers un mémorandum et dans lequel il prétend que les grandes questions ne se discutent pas au sein du gouvernement. C’est absolument grave », a-t-il ajouté.
Mais comme à l’accoutumée, le discours du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, devant les députés n’était qu’un galimatias. Il a prouvé que son gouvernement ne disposait pas d’une vision ou d’une stratégie claire pour mettre fin à l’insécurité qui hante les citoyens.
Benkirane s’est contenté de dire que la situation sécuritaire reste «maîtrisée», et a nié l’existence d’un climat d’insécurité en s’appuyant sur des données chiffrées.
 « Il n'existe pas de signes inquiétants sur une possible situation d'insécurité», a-t-il expliqué. Et d’ajouter que le chiffre global est passé au cours des dix dernières années de 400.300 crimes en 2002 à 445.566 en 2011, et que plus de 65 % d’entre eux ont été perpétrés en milieu urbain.
Lors de la même séance, le chef du gouvernement a été interpellé sur le sujet du développement du monde rural. Il a expliqué, selon une dépêche de la MAP, que le gouvernement a doublé le budget du Fonds de développement rural et des zones montagneuses pour le porter à 2 milliards de DH en 2013, lequel Fonds est considéré comme étant un mécanisme financier interministériel qui favorise l'intégration des interventions des différents départements, et ce dans le cadre du programme de développement rural. Le chef du gouvernement a, par ailleurs, rappelé l'adoption par le Conseil de gouvernement de deux décrets. Le premier porte sur la mise en place de la Commission ministérielle permanente du développement de l'espace rural et des zones montagneuses qui sera essentiellement chargée de la définition des orientations générales et de l'adoption de la stratégie de développement rural.
Le deuxième décret concerne la création d'une direction centrale de développement rural et des zones montagneuses au sein du ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime qui sera en charge de l'élaboration d'une stratégie de développement rural, du suivi et de l'évaluation de la réalisation des projets de développement, outre la coordination et la coopération avec les organisations de la société civile actives dans le domaine du développement rural.

Mourad Tabet
Mercredi 30 Janvier 2013

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