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Le Galo y a toujours cru et y croit encore




Le Galo y a toujours cru et y croit encore
Série de défaites, menace de relégation en deuxième division brésilienne et effectif qui n’inspirait pas confiance : la fin de l’année 2011 a été compliquée pour l’Atlético Mineiro. En même temps, elle a été le début d’un nouveau projet qui, deux ans plus tard, allait culminer avec le plus bel accomplissement de l’histoire du club : un sacre en Copa Libertadores.
Le “Eu Acredito” (j’y crois) est devenu un véritable mot d’ordre pour le Galo au fur et à mesure des retournements de situation dans la compétition continentale. Les premiers chapitres datent des derniers mois de 2011, quand la direction du club a confirmé dans ses fonctions l’entraîneur Cuca, qui avait pourtant présenté sa démission. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses décisions avisées prises par un club qui n’allait pas tarder à en être récompensé.
Avec un moral retrouvé, Cuca et l’Atlético ont remporté le championnat de l’État du Minas Gerais en 2012, avant d’avoir le nez fin en engageant successivement Ronaldinho, Jô et Victor. En ce début d’année 2012, le Galo peut également se frotter les mains dans la perspective de sa participation à la Libertadores, décrochée grâce à son statut de vice-champion du Brésil. Dans l’optique des grands rendez-vous continentaux à venir, Diego Tardelli, Alecsandro, Gilberto Silva et Josué sont appelés en renfort, autant de rouages essentiels dans les titres conquis en 2013.
Le cycle entamé deux ans plus tôt s’est achevé exactement comme le stratège l’avait prévu. “Une grande partie du mérite revient à Cuca, car il a recruté exactement les joueurs dont il avait besoin pour mettre en application le style qu’il avait en tête”, résumait Ronaldinho dans un entretien avec FIFA.com. “Toutes les pièces se sont mises en place à la perfection. Ce n’est certainement pas un hasard”.

Un style bien à lui

Ronaldinho sait de quoi il parle. Après des années passées à évoluer sur le côté, Ronnie a été recentré par son entraîneur, qui souhaitait le voir évoluer en meneur de jeu pour servir les flèches Bernard, Tardelli ou encore Jô. “Je ne voulais plus le voir jouer comme avant, sur le côté, mais de façon plus axiale et libre, pour alimenter nos joueurs les plus rapides”, analyse Cuca. “C’est un rôle que j’ai déjà occupé quand j’ai commencé ma carrière professionnelle. Il m’a expliqué ce qu’il voulait et il n’y a eu aucun problème. J’adore cette position de meneur de jeu”, poursuit l’ex-joueur du Paris Saint-Germain.
Après avoir retrouvé le sourire sur le terrain, ce qui ne lui était pas souvent arrivé lors de son passage à Flamengo, Ronaldinho est devenu le fer de lance d’une attaque époustouflante aussi bien dans le Brasileirão 2012 qu’en Libertadores, où le Galo a réussi quelques gros scores, contre des adversaires du calibre de São Paulo ou Arsenal.
Le milieu offensif auriverde a également été déterminant dans l’évolution de ses coéquipiers à l’image de Jô, meilleur buteur de la Libertadores 2013. “A l’Atlético, j’ai eu la chance de trouver des gens qui croyaient en mon football”, confie l’attaquant. “Cuca m’a dit qu’il voulait que je vienne et que je continue de jouer comme je savais le faire. C’est ce que j’ai fait. C’est bien quand les choses sont fluides, naturellement. L’an passé, j’ai fait de grands matches mais cette année aussi, il y a eu des moments merveilleux. Je donne tout et aujourd’hui, j’ai confiance.”
Si Cuca fait l’unanimité à l’Atlético, c’est que ses joueurs ont été à la hauteur de ses attentes. Outre Ronaldinho et Jô, le petit Bernard a énormément gagné en maturité après avoir été à deux doigts d’être écarté par le club. Marcos Rocha est quant à lui devenu l’un des meilleurs latéraux droits du pays après son retour de prêt. Quant à Tardelli, après des passages peu aboutis en Europe et au Moyen-Orient, il a retrouvé son poste de prédilection et sa polyvalence
en attaque.

En quête de rachat
 
“L’Atlético a poursuivi avec le même système qu’en 2012, avec deux attaquants supposés suivre les latéraux adverses. J’ai donc été obligé de m’adapter au rythme. Mais ça ne m’a pas dérangé, car je n’ai jamais été un attaquant de surface à 100%”, confie Tardelli à FIFA.com. “A vrai dire, j’ai été surpris par ma propre maturité sur le terrain. J’arrive à évoluer dans un autre registre, parfois comme ailier, parfois comme milieu. C’est intéressant d’arriver à développer d’autres qualités, et c’est beaucoup plus facile quand vous jouez avec des coéquipiers d’un tel niveau”.
Même dans les mauvais moments, comme dans le cas de Bernard, transféré au Shakhtar Donetsk peu après la Libertadores, son repositionnement dans le système de Cuca a été rapide et efficace. Exactement comme Tardelli, Fernandinho revenait d’une expérience fade au Moyen-Orient.
Il a conquis l’entraîneur et les supporters par sa motivation et son efficacité dans les moments décisifs. “Il est à son meilleur niveau. S’il continue de jouer comme ça, il pourrait disputer la Coupe du monde”, annonçait Cuca à la fin du Brasileirão.
Au moment d’affronter le Raja de Casablanca, son premier adversaire à la Coupe du monde des clubs de la FIFA, Maroc 2013, l’Atlético Mineiro respire la confiance et la sérénité, et sort d’une période de préparation longue et fructueuse.
En d’autres termes, le Galo aborde son premier rendez-vous avec les mêmes caractéristiques que Corinthians l’an passé. Les deux équipes possèdent des styles opposés, mais leurs entraîneurs et leurs projets respectifs sont semblables et constituent une source d’inspiration pour les Mineiros.
Comme Cuca, Tite avait failli quitter le club au soir d’une défaite contre Tolima en phase préliminaire de la Libertadores 2011. Un an plus tard, le technicien de Corinthians regardait ses joueurs soulever la Coupe du monde des clubs de la FIFA.

Fifa.com
Mercredi 18 Décembre 2013

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