Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le G8 tente de sauver la conférence de paix en Irlande

La Syrie au cœur des divergences




Le G8 tente de sauver la conférence de paix en Irlande
Les dirigeants du G8 ont affirmé lundi leur volonté de poursuivre le projet de conférence de paix sur la Syrie en dépit des profondes divergences affichées entre Occidentaux et Russes au premier jour de leur sommet en Irlande du Nord.
A l’issue de leur première rencontre en face à face depuis un an, les présidents américain et russe Barack Obama et Vladimir Poutine ont ainsi assuré qu’ils n’avaient pas abandonné l’idée de cette conférence, dite de Genève 2.
 M. Obama a exprimé lundi son scepticisme sur toute action militaire américaine majeure en Syrie, comme la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, doutant que cela puisse modifier le cours du conflit.
Preuve de la tension au G8 sur ce dossier, des responsables britanniques ont évoqué lundi soir la possibilité que les Occidentaux signent, à l’issue de leurs travaux, une déclaration sur la Syrie sans la Russie.
François Hollande avait, dès son arrivée à Lough Erne, vivement critiqué la Russie qui «continue de livrer des armes au régime de Bachar al-Assad alors que l’opposition n’en reçoit que très peu et qu’elle est aujourd’hui massacrée».
M. Poutine, dont le pays est un allié indéfectible du régime de Damas, n’a pas été en reste en mettant en garde les Occidentaux contre toute velléité d’armer les rebelles syriens.
Pour sa part, le principal intéressé, le président syrien Bachar al-Assad, a mis en garde l’Europe par presse interposée. «Si les Européens livrent des armes, l’arrière-cour de l’Europe deviendra (un terrain) pour le terrorisme et l’Europe en paiera le prix», a-t-il menacé dans un entretien au quotidien allemand des affaires Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).
Lors de leur entretien, MM. Obama et Poutine ont également abordé le dossier nucléaire iranien, autre grand sujet d’inquiétude de la communauté internationale.
Selon M. Obama, Washington et Moscou sont «prudemment optimistes» après l’élection du nouveau président Hassan Rohani, et espèrent qu’il sera possible «de faire progresser le dialogue» avec l’arrivée au pouvoir de ce religieux modéré, soutenu par le camp réformateur.
 La question syrienne a éclipsé le coup d’envoi des négociations en vue de l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’UE, qui devait être un des points forts du sommet. Cet accord commercial «historique» vise à créer la plus vaste zone de libre-échange du monde. Mais passé le feu vert officiel donné à Lough Erne, un consensus s’annonce difficile à trouver.
Les Européens n’étaient en effet parvenus à se mettre d’accord sur leur mandat de négociation qu’in extremis, vendredi, après avoir accepté d’exclure le secteur audiovisuel au nom de l’exception culturelle défendue avec acharnement par la France.
La polémique a été relancée lundi avec des déclarations du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui a dénoncé une attitude «totalement réactionnaire», suscitant des réactions indignées côté français.

AFP
Mercredi 19 Juin 2013

Lu 253 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs