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Le G7 veut stimuler la croissance et redoute un Brexit

Les chefs d'Etat et de gouvernement promettent de tout faire pour que l'accord de Paris sur le climat entre en vigueur avant la fin de l'année




Les dirigeants du G7 ont jugé vendredi la croissance mondiale toujours inférieure à son potentiel et plaidé pour des politiques budgétaires et monétaires coordonnées visant à stimuler l'activité économique, tout en laissant chaque pays libre de sa méthode.
"Nous avons renforcé la résilience de nos économies en vue d'éviter de tomber dans une nouvelle crise, et à cette fin, nous nous engageons à renforcer nos efforts pour faire face à la situation économique actuelle, en prenant toutes les mesures appropriées en temps voulu", annoncent les leaders du groupe dans leur communiqué final.
Les Sept s'engagent à éviter toute dévaluation compétitive de leurs devises, en mettant en garde contre les mouvements de change incontrôlés.
L'annonce représente un compromis entre le Japon, qui a menacé d'intervenir sur sa monnaie pour empêcher de brusques appréciations du yen, et les Etats-Unis, opposés par principe à toute intervention sur les marchés.
"La croissance mondiale reste modérée et inférieure à son potentiel tandis que les risques d'une croissance faible persistent", indique le communiqué publié à l'issue du sommet d'Ise-Shima. "La croissance mondiale est notre priorité", poursuit-il.
Les dirigeants souhaitent l'adoption d'"une panoplie de mesures plus efficace et plus équilibrée" afin d'atteindre une croissance "forte et durable", tout en poursuivant des efforts pour maintenir le rapport dette-PIB dans une trajectoire viable.
Shinzo Abe a souligné la nécessité d'une certaine souplesse dans les politiques budgétaires, alors que des pays comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni ne cachent pas leurs réticences face aux programmes de relance par la dépense publique.
Les surcapacités constatées dans l'industrie, et plus particulièrement dans le secteur sidérurgique mondial, ont également été abordées, et qualifiées de "problème structurel urgent avec des implications mondiales". Le Premier ministre japonais, qui a agité pendant le sommet le spectre d'une nouvelle crise financière mondiale, a répété lors de la conférence de presse de clôture que le risque d'une crise était bien réel.
"Le risque le plus préoccupant est celui d'une contraction de l'économie globale", a dit Shinzo Abe. "Il y a un risque que l'économie mondiale tombe dans la crise si les réponses politiques appropriées ne sont pas apportées".
Dans le communiqué final, la sortie éventuelle du Royaume-Uni de l'Union européenne est également qualifiée de sérieux risque pour la croissance mondiale par le Groupe des Sept.
"Une sortie du Royaume-Uni de l'UE inverserait la tendance à une plus grande intégration du commerce et de l'investissement mondial, ainsi que les emplois qu'ils créent, et constitue un risque supplémentaire sérieux pour la croissance", dit le texte.
Les dirigeants du G7 n'ont toutefois pas discuté du référendum britannique du 23 juin, selon Angela Merkel. "Ce n'était pas un sujet. Mais (...) tous ceux qui étaient assis autour de la table souhaitaient que le Royaume-Uni reste dans l'UE", a dit la chancelière allemande à des journalistes. "Mais la décision revient aux électeurs britanniques", a-t-elle ajouté.
Les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats-Unis, du Japon, de l'Allemagne, de la France, du Royaume-Uni, de l'Italie et du Canada promettent en outre de tout faire pour que l'accord de Paris sur le climat entre en vigueur avant la fin de l'année.
"Les pays du G7 doivent travailler ensemble et accélérer les efforts en vue d'une entrée en application et d'une mise en oeuvre précoce de l'historique accord de Paris", a dit le secrétaire général adjoint du gouvernement japonais Hiroshige Seko, citant des propos de Shinzo Abe aux autres dirigeants.
Abordant les questions de sécurité mondiale, le Groupe des Sept a exigé que la Corée du Nord se mette en accord avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et mette fin aux essais nucléaires ainsi qu'à ses tirs de missiles et autre actions "provocatrices".
Le groupe a condamné l'"annexion illégale" de la Russie en Crimée et a mis en garde Moscou contre de "nouvelles mesures de restriction", tout en prévenant que les sanctions pourront être suspendues si la Russie met en oeuvre les accords déjà conclus à Minsk, et respecte la souveraineté ukrainienne. Les querelles territoriales en mer de Chine du Sud, dont la Chine revendique la majorité du territoire, ont été mentionnées à mi-mot, le G7 appelant à "résoudre les contentieux par des moyens pacifiques".
La Chine est extrêmement mécontente de cette déclaration, a fait savoir vendredi le ministère des Affaires étrangères.

Samedi 28 Mai 2016

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