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Le Festival du court-métrage honore le cinéma marocain




Au cours des sept  éditions du Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger, jamais un film marocain n'a réussi à remporter le premier prix. La huitième édition était la bonne, et c'est Adil Fadili qui a eu le privilège de marquer cet événement d'une pierre blanche.
Pourtant, la concurrence était très rude cette année, et ce de l'avis de tous : réalisateurs, observateurs, critiques et surtout le jury qui a eu du mal à départager les films. Adil Fadili, le lauréat du grand Prix, n'est pas à sa première expérience. Certes au cinéma, il n'a pas encore exprimé l'étendue de son talent, mais au niveau de la télévision, il est considéré comme l'un des meilleurs réalisateurs de sa génération.
Le président du jury du Festival, Abdellatif Laâbi, avait donné le ton avant d'annoncer les résultats,  car il fallait départager 53 courts-métrages représentant 19 pays : « Notre tâche s'est avérée particulièrement délicate. Ce n'est pas sans un pincement au cœur que nous avons vu écarter beaucoup de films qui nous ont convaincus », a-t-il  indiqué.
C'est pour cela d'ailleurs qu'il a tenu à rendre hommage aux jeunes cinéastes grecs participant à cette manifestation, en soutenant que le président et les membres du jury, étaient particulièrement impressionnés par les jeunes cinéastes de ce pays. Mais c'est « Courte vie » de Adil Fadili qui a finalement remporté la plus haute distinction du Festival, ce qui n'a pas manqué non plus de faire plaisir à Abdellatif Laâbi. Adil Fadili, quant à lui, n'a pas caché sa satisfaction et a tenu à rassurer les jeunes réalisateurs. « Je ne peux qu'en être fier et heureux car c'est la première fois qu'un film marocain obtient le grand Prix à ce Festival depuis son lancement. C'est un encouragement pour les jeunes marocains, auxquels je dédie ce prix, qui rêvent de devenir réalisateurs. Je saisis l'occasion pour leur dire que rien n'est impossible mais il faut juste travailler », a souligné le lauréat.
« Courte vie », un film de 16 minutes, raconte l'histoire de Zhar qui est un enfant né sous le signe du malheur et de la malédiction. Sa mère meurt en le mettant au monde et cette mort déclenche autant de cataclysmes qui vont le marquer définitivement.
Le Prix spécial du jury a été décerné au film grec « Inventaire » réalisé par Vangelis Kalambakas. Le Prix du scénario a été attribué au jeune réalisateur tunisien Walid Mattar pour « Condamnation ».
En plus de ces trois prix, les membres du jury ont ajouté trois mentions spéciales qui ont été décernées notamment à des réalisateurs de Slovénie, Turquie et Algérie.
Et à l'instar des années précédentes, la journée de clôture a débuté dans la matinée avec une leçon de cinéma. Le choix des organisateurs s'est porté sur l'acteur égyptien Ezzat El Alaili qui a assuré les travaux de cette manifestation sous le thème « L'art d'être acteur ».
Le Festival a également connu la diffusion d'un panorama de courts-métrages marocains et des films destinés aux élèves des établissements scolaires de Tanger, une rétrospective qui a débattu des films en compétition.

PAR ABDESLAM EL KHATiB
Samedi 16 Octobre 2010

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