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Le FMI appelle à l’amélioration de l'accès à l'emploi au Maroc


Selon Nicolas Blancher, l'économie marocaine reste confrontée à des risques baissiers



Le chef de la mission de consultation du Fonds monétaire internationale (FMI) au Maroc, Nicolas Blancher, a mis en exergue, mardi à Rabat, la nécessité de poursuivre les réformes initiées par le Maroc en vue d'améliorer l'accès au marché du travail, particulièrement au profit des jeunes et des femmes.
M. Blancher qui intervenait lors d'une conférence-call à partir de Washington, à l'occasion de l'approbation récemment par le FMI d'une nouvelle Ligne de précaution et de liquidité (LPL), a noté l'importance des réformes de l'éducation engagées par le Royaume dans la mesure où elles permettent d'améliorer l’accès à l'emploi et réduire le chômage.
Il a, également, souligné la nécessité d'améliorer l’adéquation entre formation et besoins du marché du travail, saluant la Stratégie nationale pour l'emploi qui prévoit un éventail de mesures de nature à créer une dynamique en la matière dans plusieurs secteurs.
Le responsable a ainsi privilégié d'élargir l'offre d'emploi à l'ensemble des secteurs de l'économie, dont les PME, tout en tenant compte de l'intégration du secteur informel.
Il a, par ailleurs, noté que le Maroc a mis en place des réformes «très importantes» destinées à améliorer davantage le climat des affaires en vue d'instaurer une croissance plus large et inclusive.
Il a également fait observer que des réformes «très importantes ont été mises en œuvre et continuent d'être engagées en matière d'amélioration du climat des affaires», un volet qui revêt une grande importance dans l'instauration d'une «croissance plus large» et inclusive.
Le fruit de ces réformes est clairement reflété dans le classement Doing Business que publie la Banque mondiale, a-t-il indiqué, estimant que ce classement témoigne que des «progrès notables» ont été réalisés dans le domaine du climat des affaires.
M. Blancher a, en outre, mis en lumière les réformes engagées dans le cadre de la politique budgétaire, notamment l'adoption de la loi organique des finances, «qui organise, selon lui, de façon plus claire, transparente et stricte la gestion des finances publiques», et la réforme du régime de compensation, outre celle des retraites de la Fonction publique.
Il a également passé en revue les réformes initiées dans le secteur financier, au niveau notamment de la supervision bancaire et le renforcement de la stabilité financière.
«Ces efforts dénotent d'une dynamique forte», a-t-il dit, concédant toutefois que des progrès sont nécessaires en matière de lutte contre le chômage, particulièrement parmi les jeunes et d'élargissement de la participation des femmes au marché du travail.
Revenant sur la décision du Conseil d'administration du FMI d'accorder une Ligne de précaution et de liquidité (LPL) au Maroc, M. Blancher a précisé que cette ligne, qui s'étale sur une période de deux ans, fournira au Royaume une «assurance utile» contre les chocs exogènes alors que les autorités marocaines mènent un programme de réformes destinées à renforcer davantage la résilience de l'économie et à conforter une croissance économique plus forte et plus inclusive.
«Malgré une conjoncture mondiale et régionale difficile, le Maroc a considérablement avancé dans la réduction des vulnérabilités budgétaires et extérieures, ainsi que dans la gestion des défis à moyen terme», a-t-il expliqué.
Toutefois, a noté M. Blancher, l'économie marocaine reste confrontée à des risques baissiers liés notamment à la conjoncture externe, à la montée des risques géopolitiques et sécuritaires, outre le risque d'une plus grande volatilité financière internationale.
Il a souligné, dans ce contexte, que le FMI soutiendra les politiques du Maroc en termes notamment de poursuite de l'assainissement budgétaire, et les efforts de décentralisation budgétaire dans le cadre de la régionalisation avancée, ajoutant que tous ces efforts contribueront à préserver et améliorer les finances publiques.
Il a, en substance, fait remarquer que ce genre de lignes est réservé aux pays dont la situation économique est «bonne» et qui mettent en place des politiques économiques qui résistent contre les chocs extérieurs, notant, dans ce sens, les progrès importants réalisés par le Maroc en termes de résilience économique.
La nouvelle LPL, accordée par le FMI s’étale sur une période de deux ans. Un montant de 1,73 milliard de dollars sera accessible dès la première année.
La première LPL du Fonds s’élevait à 6,21 milliards de dollars, et a été octroyée en août 2012, alors que la deuxième, d’un montant de 5 milliards, a été approuvée en juillet 2014.

Libé
Vendredi 5 Août 2016

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