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Le Conseil de sécurité unanime sur l'urgence d'une solution : Ross adopte une nouvelle méthodologie pour la relance des négociations sur le Sahara




Le Conseil de sécurité unanime sur l'urgence d'une solution : Ross adopte une nouvelle méthodologie pour la relance des négociations sur le Sahara
L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, Christopher Ross, et le représentant spécial et chef de la MINURSO, l'Allemand Wolfgang Weisbrod-Weber, ont briefé, les Quinze membres du Conseil de sécurité sur les derniers développements de la question du Sahara marocain.
Ce compte-rendu oral, qui intervient au lendemain de la tournée dans la région de M. Ross, s'inscrit dans le cadre de la résolution 2044 (avril 2012) du Conseil de sécurité, rappelle-t-on.
Christopher Ross, s'est dit à ce propos satisfait de sa récente tournée dans la région et a proposé une nouvelle méthodologie basée sur des «navettes diplomatiques» pour la relance des négociations.
A «chaque étape de ma visite j'ai eu un accueil chaleureux et sans réserve», a souligné M. Ross aux journalistes à l'issue d'un compte-rendu à huis clos au Conseil de sécurité sur «les résultats et les recommandations» issues de sa tournée dans la région.
Une visite qui intervient suite à l'entretien téléphonique, le 25 août dernier, entre S.M le Roi Mohammed VI et le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, et qui a été l'occasion d'insister sur l'impératif de réaliser des progrès dans le processus de règlement sur des bases solides et saines, de se conformer aux paramètres clairs contenus dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et, en particulier, le réalisme et l'esprit de compromis, et la reconnaissance du caractère sérieux et crédible des efforts déployés par le Royaume dans le cadre de l'Initiative d'autonomie, rappelle-t-on.
Ce compte-rendu oral s'inscrit dans le cadre de la résolution 2044 (avril 2012) du Conseil de sécurité.
L'envoyé personnel du SG de l'ONU a, en outre, évoqué une nouvelle approche dans les négociations marquée par ce qu'il a appelé «des navettes diplomatiques», reconnaissant implicitement que les neuf rounds de négociations informels tenus depuis août 2009 n'ont pas donné de résultats.
«Mon sentiment est que convier un autre round de discussion informel immédiatement ne fera pas avancer la recherche d'une solution», a-t-il dit, soulignant avoir l'intention de se concentrer d'abord sur des «consultations supplémentaires avec les acteurs clés internationaux et de s'engager dans une période de navette diplomatique avec les parties dans le cadre d'une ou de plusieurs visites dans la région».
Il a formé l'espoir que cette nouvelle méthodologie qui a été «favorablement accueillie par les parties et les membres» du Conseil de sécurité, «jettera les bases pour une reprise efficace des négociations entre les parties».
Lors de sa visite, les relations bilatérales entre le Maroc et l'Algérie, ainsi que les prochaines étapes pour l'édification de l'Union du Maghreb ont également été examinées, a souligné M. Ross.
Interrogé sur les allégations faisant état de violences durant sa visite au Sahara marocain, il a répondu n'avoir «constaté aucune activité de ce genre».
Il a, par ailleurs, souligné que la situation appelle une solution urgente, particulièrement maintenant que la région est menacée par les extrémistes, le terrorisme et les éléments criminels qui opèrent dans le Sahel.
Face à cette nouvelle situation, ce «conflit pourrait, si on le laisse pourrir, nourrir une frustration croissante et susciter un regain de violence ou d'hostilités qui seraient tragiques pour les peuples de la région», a-t-il dit, estimant que ce différend ne peut être résolu que s'il y a une «volonté de s'engager dans un véritable dialogue et compromis».
Il a souligné que l'ONU ne ménagera aucun effort pour assister les parties qui doivent être encouragées à «entrer dans des négociations sérieuses».
Pour sa part, l'ambassadeur représentant permanent du Maroc à l'ONU, Mohamed Loulichki, a affirmé mercredi à New York que les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont été unanimes à souligner l'«urgence d'une solution» au différend régional artificiel autour du Sahara marocain.
La plupart des délégations ont été unanimes à souligner cette urgence en invoquant trois raisons majeures qui militent dans ce sens, à savoir le coût élevé de la non-intégration, l'édification de l'Union du Maghreb et la situation extrêmement grave dans la région du Sahel, a souligné à la presse l'ambassadeur à l'issue de consultations, à huis clos, du Conseil de sécurité sur la question du Sahara marocain.
Les Etats membres ont, notamment, souligné la nécessité pour les pays de la région de mobiliser leurs ressources au profit du développement socioéconomique et culturel de leurs pays respectifs.  «Il a été démontré par plusieurs institutions financières internationales que les cinq pays du Maghreb perdent annuellement entre 2 et 3 % de taux de croissance en raison de la fermeture des frontières et de l'absence d'échanges intermaghrébins», a affirmé l'ambassadeur.
La deuxième raison évoquée est «cette aspiration légitime des peuples du Maghreb -qui continue d'être malheureusement étouffée- pour une intégration économique et un effort conjugué pour l'édification d'un avenir commun, où prospérité, stabilité et libre circulation des biens et des personnes seront assurées à travers les frontières intermaghrébines.
Le 3ème déterminant du caractère urgent militant en faveur de la résolution de ce différend artificiel est la «situation extrêmement grave qui sévit» au Sud du Maghreb, et dont «l'abcès de fixation» est la crise malienne, a poursuivi l'ambassadeur.
Cette crise qui va au-delà du Mali pour toucher tous les pays du Sahel, «nous interpelle tous» en raison des défis liés au terrorisme et à ses multiples phénomènes connexes, tels la drogue, le commerce illicite d'armes et le trafic d'êtres humains.
«Ce danger n'est plus potentiel. Il est réel et immédiat», a averti le diplomate, ajoutant que les pays maghrébins «se doivent de l'affronter».
Ils «ne peuvent le faire individuellement et sont condamnés à agir collectivement et de manière solidaire», a-t-il préconisé, soulignant que le «plus tôt serait le mieux». Et de conclure: «Nous sommes tous mis devant nos responsabilités face à ces défis et le fait que le Conseil de sécurité soit lui-même saisi par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDAO) pour mettre en œuvre un plan visant à sauver le Nord du Mali est révélateur de cette situation d'urgence».
Dix résidents des camps de Tindouf

décident de rester au Maroc

Dix personnes des camps de Tindouf, parmi les bénéficiaires de l'opération d'échange de visites familiales qui appartiennent à six familles des provinces de Laâyoune et Smara, ont décidé de s'installer définitivement dans la mère-patrie et de ne pas retourner dans les camps de Tindouf.
Selon les autorités locales, il s'agit de cinq personnes qui sont arrivées à Smara dans le cadre du voyage ayant eu lieu le 7 novembre courant, alors que quatre autres sont arrivées à Smara et une à Laâyoune le 21 novembre dans le cadre de l'opération d'échange de visites familiales pilotée par le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) entre les camps de Tindouf et les provinces du Sud du Royaume.
Parmi ces intéressés, Ennajem Houssain Alioua (tribu Ait Al-Hassan) a décidé de s'installer à Laâyoune, tandis que Fatima Ahmed Moulay, Drija Moulay Laaroussi (tribu de Rguibat-Souaed), Ahouda Mohamed Salama, Aziza Mohamed Salama, Menna Mohamed Salama (tribu Rguibat, Oulad Daoud), Mbarka Magha Dihane (tribu Riguibat, Ahl Sidi Allal), Dadi Mohamed Saleh (tribu des Rguibat, Ahl Kassem Oulad Ibrahim), Moussa Al Mostafa Said et Ali Mohamad Ahmed Mohamad (Rguibat, lbihat) ont décidé de vivre à Smara.

MAP
Vendredi 30 Novembre 2012

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