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Le Conseil de la ville de Casablanca au point mort

La session de février a été reportée à cause de l’aggravation de la crise de gouvernance




Le Conseil de la ville de Casablanca au point mort
Le Conseil de la ville de Casablanca semble ne pas avoir pris acte des admonestations que S.M le Roi Mohammed VI lui a adressées lors de son discours d’octobre dernier.
Ce Conseil n’a pas pu sortir du cercle vicieux de crises qui le secouent depuis son élection en 2009. A preuve, il devait reporter hier après-midi et à une date ultérieure, la session de février consacrée,  selon la Charte communale, à la discussion et l’approbation du compte administratif, ce qui prouve la persistance de la crise de gouvernance.
Selon des sources dignes de foi, les dissensions au sein de la majorité qui gouverne Casablanca expliquent la crise qui secoue cette majorité et son incapacité à réunir les commissions pour débattre du compte administratif avant de le soumettre au Conseil de la ville pour examen et vote conformément aux dispositions de l’article 71 de la Charte communale.
«Les commissions n’ont tenu aucune réunion pour examiner le compte administratif, car le président ne leur a pas fourni les documents concernant ce compte. Aussi est-il inconcevable de tenir la session. Ce qui est probable, c’est qu’on va l’ouvrir puis la reporter faute de quorum, et ce juste pour respecter les formalités, en attendant que la majorité s’entende et règle ses différends», nous a déclaré un conseiller de la métropole.
Cette même source estime que le président du Conseil communal, Mohamed Sajid, cherche à s’entendre avec le groupe PJD pour faire passer le compte administratif. 
Les relations entre ces deux parties se sont détériorées depuis que Sajid a pris la décision de retirer la délégation de signature à son 5ème vice-président, en l’occurrence Mustapha El Haya. Il a pris cette décision après que la presse avait publié, à l’instigation de Mustapha El Haya, des documents mettant en cause le maire de Casablanca dans une affaire de corruption concernant des irrégularités enregistrées dans le traitement de l’appel d’offres relatif à la station de prétraitement de Sidi Bernoussi.
A noter que conformément à l’article 58 de la Charte communale, le Conseil communal se réunit obligatoirement quatre fois par an, en session ordinaire au cours des mois de février, avril, juillet et octobre. La durée de chaque session ne peut excéder quinze jours ouvrables consécutifs. Cette durée peut être prorogée par arrêté du wali ou du gouverneur, pris à la demande du président pour une période qui ne peut excéder sept jours ouvrables consécutifs.

Mourad Tabet
Vendredi 28 Février 2014

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