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Le CIH tient son Conseil d’administration : Où en est le Crédit immobilier et hôtelier après tant de jugements et moult efforts de redressement ?




Le CIH tient son Conseil d’administration : Où en est le Crédit immobilier et hôtelier après tant de jugements et moult efforts de redressement ?
Nous qui sommes attachés au CIH en tant qu’entreprise citoyenne, bien social précieux  qui répond à un besoin impérieux de toutes les catégories sociales, notamment celles qui sont les moins aisées pour l’acquisition d’un logement décent ou convenable. Nous qui sommes attachés à ce que  la vérité, toute la vérité, rien que la vérité et la transparence  sur  son passé  douloureux et tumultueux mais aussi  son présent et son avenir soient connus de l’ensemble des citoyens marocains et en attendant la publication du jugement en appel prononcé dernièrement, nous allons poser une série de questions à la gouvernance actuelle de l’entreprise mais aussi aux membres du Conseil  d’administration qui doivent délibérer aujourd’hui  12 mars 2010 en présence des auditeurs de l’institution et du chargé de l’audit interne qui devrait en toute conscience se poser des questions sur son rôle nocif et ses complicités «douteuses» depuis qu’il a été désigné par le Groupe des caisses d’épargne français. L’article qui est publié aujourd‘hui se contentera de poser le canevas général, quitte à revenir en détail, ultérieurement, dans nos prochains développements sur les points qui à notre avis, doivent être examinés.
La première question qui s’impose, c’est que sachant  que la gouvernance a changé depuis la réunion de l’Assemblée générale quelles sont les véritables raisons qui ont poussé l’ancien président  du Conseil de surveillance à proposer le changement de gouvernance consistant à revenir  à la formule de société anonyme à Conseil d’administration et président directeur général plutôt que de SA à conseil de surveillance et directoire ? Demande sollicitée à plusieurs reprises par le président d’avant le 24 avril 2008, sans succès à cause de la formation du directoire son incohérence et son absence totale de cohésion et pratiquement son manque de légitimité depuis la promulgation de la nouvelle loi concernant les Sociétés anonymes et au fait que les membres du directoire ne peuvent en aucun cas être salariés d’une manière ou d’une autre, rémunérés par les actionnaires.
La deuxième question qui s’impose : Quelle est la nature des relations depuis la désignation du nouveau président entre les deux actionnaires principaux et entre ces derniers groupés au sein de MCM, que vaut alors le pacte d’actionnaires entre eux et la répartition des fonctions puisque même le Comité de direction abusivement  établi vis-à-vis de la loi  au lendemain du 24 avril 2009 a disparu ? On se demande pourquoi n’avoir changé de fonction qu’un pauvre directeur général en charge de l’exploitation et du  développement qui n’a pas démérité comme son collègue du contrôle de gestion et contrairement à l’ambigu  petit télégraphiste du cinquième étage que nous avons récupéré après son naufrage à l’Ile Maurice et sa tentative de s’exiler à Saint Pierre et Miquelon et dont les e-mails fréquents  à ces couvertures à Paris et à sa complicité avec celui qu’on évoquera plus loin dénonçant d’une manière abusive l’ancien président du Directoire et son compatriote  membre de ce dernier comme quelqu’un ayant un sérieux problème avec l’alcool et qui comme banquier ne sait même pas ce que veut dire provisionner ou la valeur des actifs de la banque et qui n’a qu’un seul mot à la bouche : Abandon, abandon, abandon mais c’est lui qui devrait être abandonné en rade pour faire un peu de banque et apprendre à nager et rejoindre à Paris son mentor qui depuis son départ d’OCEOR doit certainement prendre des leçons de natation sur les quais d’Austerlitz afin de respecter la fierté, l’indépendance, la dignité et la souveraineté des Marocains et du Maroc. Dès lors  la question qui se pose alors : quelle forme prendra la présence des instances de la GCE au Maroc, quand on sait que leur objectif principal est d’augmenter leur participation au Maroc? Vont-ils finir par se dégager de la gouvernance et se faire petits en attendant d’autres jours heureux?
 De ce fait, la troisième question est la suivante : A-t-on abandonné le business plan établi  ou plutôt  imposé  sans trop de  gloire à la CDG par le GCE en calquant les mêmes fonctions  et procédés et procédures ? A-t-on évalué les synergies, les transferts ?  En effet, on ne parle plus, à titre d’exemple,  d’ouverture d’agences de manière intensive ou d’embauche de nouveaux agents pour les agences en termes de déploiement du siège central aux agences. On n’a déployé en définitive que ceux qui n’étaient pas en odeur de sainteté ou qui ne répondaient pas aux «désirs» et souhaits de l’ancien directeur général en charge des ressources, des finances et risques? Exigez la communication des rapports d’audit interne et vous serez édifiés!
La quatrième  question qui s’impose : Quels sont au juste la place et le rôle de celui qui se présente comme le bras droit du nouveau PDG dans la confection de l’organigramme récent du CIH? N’a-t-il pas influencé et exercé une pression sur le PDG pour que d’anciens irresponsables connus par les casseroles qu’ils traînent derrière eux aient vu leur  souhait réalisé au nom de leur obéissance aveugle au DG adjoint de la principale institution actionnaire ? Est-ce que la proximité ou l’«amitié» peut-elle se substituer à la compétence et l’efficacité  ou mépriser et ignorer les  poursuites engagées contre lui et enfin sa condamnation  par un an de sursis ?  Excelle-t-il dans les fonctions de rapporteur et mouchard ? Quelle est la position de Bank Al  Maghrib  en tant que tutelle sur ce mépris de la loi ou du moins de l’éthique  sur ce cas ?  N’a-t-il pas été récompensé à titre de rémunération pour avoir été un conseiller cynique  et un agent secret de celui  qui par quelle terrible alchimie et magie, sera   nommé directeur général adjoint d’une  prestigieuse institution et qui est en fait le véritable fossoyeur du CIH  engloutissant 2,5 à 3 milliards  à la salle des marchés de dégâts, une acquisition, un choix et un paiement  solitaire, personnel  et individuel d’une trentaine d’agences    et la même approche pour l’embauche de plus de cent agents,  méprisant totalement les procédures établies   par la banque ?
La cinquième question qui est douloureuse à poser concerne le budget de fonctionnement que tout le monde cherchait à alléger notamment en rationalisant les charges des salariés. Or ce qui saute aux yeux actuellement,  c’est une inégale disparité entre les catégories d’agents, ceux qui sont en bas de l’échelle ont été poussées au départ, d’autres ont été abusivement licenciés sans même avoir les milliers de DH auxquels ils avaient droit car ils ne voulaient pas se soumettre au chantage odieux soumis et même si son autorisation avait été signée par le directeur général par intérim et non acceptée et reconnue par notre  légendaire directeur  général-adjoint de la CDG : Dénoncer l’ancien président alors que d’autres ont été largement rémunérés, certains étaient poussés au départ, car ils étaient fidèles et loyaux envers l’ancien président du Directoire encore membre du Conseil d’administration. Tout ce qui sentait l’odeur de l’ancien président devait disparaître immédiatement après la prise de décision. Véritable chasse aux sorcières. Par contre,  ceux qui n’arrêtaient pas de flatter les anciens, ont vite fait de tourner casaque mais le cas qui fait le plus jaser actuellement, c’est celui de l’ancien DGA en charge de l’exploitation qui, avec son ego démesuré et incontrôlable, et à titre de récompense pour certainement services rendus s’est vu octroyer 1,5 million de DH net d’impôts et un engagement de la direction de la banque de laisser le taux à 2,5% au lieu des 7% imposés à un emprunt racheté par la Banque  à une  autre de la place, les négociations ont été menées à la  vitesse de la lumière  bien qu’il lui ait fallu quelque temps pour aboutir au verdict concernant les impôts. Or il aurait été plus simple d’évoquer un article de contrat qui stipulait que son signataire devrait accepter n’importe quel poste décidé par la direction, mais son excellence cherchait à devenir ou à exiger, non moins  le poste de directeur  général délégué.  Mais on est en droit, on le suppose, de remercier   cet excellentissime pour les bons services rendus à ces sinistres individus qu’il détestait  terriblement auparavant. Un deuxième cas concerne un cadre qui a obtenu, il y a quelque temps, une prime de 3 millions de DH net d’impôts et qui aurait été  désigné d’après les rumeurs, nouveau directeur général du complexe Lido Ryad Assalam qui, paraît-il, ferait l’objet d’une transaction prochainement avec une célèbre institution d’investissement nationale.
Un troisième cas paradoxal concerne l’assistante imposée au riche palmarès et à la retraite qui conjugue ses revenus avec ceux d’un contrat généreux dont l’enveloppe dépasse les rémunérations de plusieurs directeurs de l’institution.
Ceci n’est qu’une facette de l’actuel visage du CIH et de ses réalités actuelles. Le nouveau président devrait y réfléchir et en tirer certaines conséquences pour préserver ce bien social précieux et répondre au  besoin impérieux des larges couches de la population marocaine et être enfin en mesure d’affronter l’avenir proche, soit suite au dégagement de la  CDG ou d’autres formules envisagées.

N.B
Vendredi 12 Mars 2010

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