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Le Botswana contaminé par la fièvre du Mondial




Le Botswana, pays frontalier de l'Afrique du Sud fou de football, rêve d'accueillir le camp de base d'une ou de plusieurs équipes qualifiées pour le Mondial, du 11 juin au 11 juillet 2010.
En chaussures de foot élimées, les jeunes joueurs s'échangent le ballon sur un terrain poussiéreux en rêvant aux meilleurs footballeurs de la planète.
"Je pense que je deviendrais fou si je me retrouve face à face avec les plus grandes stars du foot", confie Masego Mmolotsi, qui joue en deuxième division du championnat national pour l'équipe Amagents FC près de Gaborone.
Le jeune homme meurt d'envie de croiser l'Anglais Wayne Rooney, le Français Thierry Henry ou le Portugais Cristiano Ronaldo. "Ils sont mes héros et c'est grâce à eux que je joue au foot", dit-il.
La Fédération internationale de football (Fifa) n'a pas encore dit si les joueurs seront autorisés à s'entraîner hors du pays-hôte, mais le Botswana présente l'avantage de la tranquillité, loin des hordes de journalistes.
La capitale Gaborone, située à six heures de voiture de Johannesburg, cinq de Pretoria et quatre de Rustenburg -- trois des villes d'accueil du Mondial -- "espère accueillir le camp d'entraînement d'une des têtes de série", explique Jonathan Laverick, l'entraîneur des Amagents.
"Ce serait formidable", commente le Britannique dont le pays d'accueil est au moins aussi fou de foot que sa patrie d'origine.
"Le football est la chose la plus importante qui soit au Botswana. Chaque village, chaque école, chaque entreprise a son équipe de foot. A 17h00, vous ne verrez pas un terrain vide: il y a toujours des gens qui s'entraînent", note-t-il.
L'enthousiasme spontané de la population de ce pays quasi-désertique a été alimenté par un nouveau plan du gouvernement, qui a permis de créer 1.582 équipes locales de football pour 1,9 million d'habitants.
Ce programme a été lancé en 2008 après la prise de fonction du président Ian Khama, qui a encore évoqué le football dans son discours à la Nation le mois dernier.
"Nous devons continuer à soutenir ces compétitions qui fournissent un divertissement, maintiennent en forme et inculquent un esprit de camaraderie chez les participants", a-t-il déclaré.
Malgré ce soutien des autorités, la plupart des équipes ont un budget de fonctionnement réduit à peau de chagrin. En cinq ans, les Amagents sont passés des limbes de la 5e division à la deuxième division mais doivent toujours se serrer la ceinture.
"Le club survit probablement avec 1.000 livres (1.600 dollars, 1.100 euros) par an. Cela sert à acheter l'équipement de l'équipe première et celle de l'équipe de jeunes. Mais les ballons constituent notre principale dépense", explique M. Laverick.
Pour autant, ce ne sont pas tant les éventuelles retombées économiques qui intéressent tous ces jeunes, que la possibilité d'approcher une fois dans leur vie leurs idoles.
"Si je devais choisir entre avoir à manger sur ma table ou un ticket pour voir jouer l'Angleterre ou le Brésil, je préférerais mourir de faim", assure Philips Phenyo, 20 ans, de l'équipe locale des Molepolole Cosmos.

AFP
Mercredi 23 Décembre 2009

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