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Le Barça plus que jamais à la sauce sud-américaine




Le Barça plus que jamais à la sauce sud-américaine
Le FC Barcelone a choisi l'Argentin Gerardo "Tata" Martino pour remplacer Tito Vilanova, parti pour raisons de santé, faisant le pari d'un entraîneur sans expérience en Europe mais à la touche sud-américaine pour chapeauter Messi, Neymar et consorts.
Tout juste auréolé du titre dans le tournoi final argentin avec les Newell's Old Boys, club de sa ville Rosario qu'il dirigeait depuis 2011, l'ancien sélectionneur du Paraguay (2007-2011), âgé de 50 ans, s'est engagé pour deux ans avec le champion d'Espagne, a annoncé mardi le club catalan.
Le Barça n'a donc pas traîné pour trouver un remplaçant à Vilanova, qui a annoncé son départ vendredi un an seulement après avoir succédé sur le banc catalan à son mentor Pep Guardiola. Vilanova, âgé de 44 ans, souffre d'un cancer des glandes salivaires et va devoir se soumettre à un traitement "incompatible" avec ce métier.
"Tata" Martino avait très vite été cité parmi les favoris pour lui succéder, même si l'Argentin n'a jamais dirigé un club européen.
"Je ne peux pas dire que je m'y attendais. J'ai été pris par surprise", a déclaré mardi le nouvel entraîneur du Barça lors d'une conférence de presse à Rosario.
"Je n'ai aucun doute sur le fait que Jorge (ndlr: le père de Lionel Messi) et Lionel ont eu une influence. On leur a sûrement demandé leur avis. Dans quelles proportions, je ne le sais pas", a estimé le technicien argentin.
Disciple de Bielsa
"C'est une opportunité professionnelle extrêmement importante qui s'est présentée dans un contexte regrettable (ndlr: maladie de Vilanova). Je suis très reconnaissant au Barça de s'être penché sur moi, sur mon staff technique et mon travail", a ajouté Martino qui espère "être à la hauteur des circonstances et être un véritable apport pour l'institution".
Milieu de terrain emblématique des Newell's Old Boys dans les années 1980, il a fait toute sa carrière d'entraîneur entre l'Argentine et le Paraguay.
Il s'est d'ailleurs fait connaître en qualifiant les "Guaranis" en quarts de finale de la Coupe du monde en 2010, une première. Ils avaient même failli éliminer à ce stade l'Espagne, future championne du monde, avant d'échouer un an plus tard en finale de la Copa America contre l'Uruguay.
Avec un effectif limité, Martino avait alors imprimé un style plutôt défensif à la sélection paraguayenne.
Mais c'est d'abord un disciple de son compatriote Marcelo Bielsa, le très offensif sélectionneur du Chili au Mondial-2010, qui fut son entraîneur à Newell's. Il prône notamment un pressing intense pour récupérer le ballon le plus haut possible, dans la lignée du style mis en place au Barça par Guardiola et conservé par Vilanova.
"Partisan avoué de Guardiola, sa capacité à s'adapter à des équipes évoluant dans différents registres a sûrement joué en sa faveur," estime El Pais. Technicien reconnu, il devra cependant faire face à une pression sans comparaison avec ce qu'il a déjà connu. Car le Barça a un standing à faire valoir, ayant notamment conquis deux Ligues des champions (2009 et 2011) et quatre championnats d'Espagne (2009, 2010, 2011, 2013) ces cinq dernières années.
L'anti-Mourinho
Pour y faire face, Martino, quatrième Argentin à entraîner le Barça après Roque Olsen, Helenio Herrera et César Luis Menotti, semble bénéficier du "plein appui" de son compatriote Lionel Messi, l'attaquant vedette du club, originaire comme lui de Rosario, selon la presse espagnole.
"+Tata+, dont (le directeur sportif du Barça) Andoni Zubizarreta a entendu des merveilles de la bouche de Marcelo Bielsa, est une des idoles de jeunesse du patriarche du clan Messi, Jorge", le père de Lionel, souligne d'ailleurs le journal El Mundo.
Cet appui est un atout de poids face à un vestiaire où l'influence latino-américaine ne cesse de grandir, avec l'arrivée cette saison de la nouvelle star brésilienne, Neymar, pour faire effacer l'humiliation infligée par le Bayern Munich en demi-finale de la Ligue des champions (4-0 puis 3-0).
Mais Andres Iniesta s'est aussi chargé de lui adresser un message de bienvenue mardi au nom des cadres catalans.
"Pour nous, c'est l'entraîneur idéal. Il ne nous reste plus qu'à travailler et travailler encore pour que tout se passe bien", a assuré mardi le milieu de terrain au journal Marca.
Tata Martino, lui-même, se définit comme une sorte d'anti-José Mourinho dans ses relations avec ses joueurs.
"Je suis en total désaccord avec le fait que les entraîneurs puissent être plus importants que les joueurs, a-t-il confié récemment. Il y a longtemps que l'on nous a installés, nous, les entraîneurs, à une position trop privilégiée."

AFP
Jeudi 25 Juillet 2013

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