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Lancement hier de la campagne de diagnostic précoce des cancers du sein et de l’utérus : La symbolique d’une mammographie ministérielle




Lancement hier de la campagne de diagnostic précoce des cancers du sein et de l’utérus : La symbolique d’une mammographie ministérielle
L’image est symbolique d’un engagement fort. 4 femmes appartenant au gouvernement d’Abbas Al Fassi ont fait des  mammographies. Cela s’est passé jeudi 11 novembre, à Rabat, à l’Institut national d’oncologie. Quatre ministres, donc –Yasmina Baddou, Nouzha Sqalli, Amina Benkhadra et Latifa Laabida- se sont soumises à l’examen de la mammographie, un acte qui permet le diagnostic du cancer du sein.
A la veille de la campagne nationale de sensibilisation au diagnostic précoce du cancer du sein et de l’utérus qui a été lancée hier vendredi, la symbolique du geste de ces quatre responsables gouvernementales est double : la prévention, à travers le diagnostic précoce, à l’hôpital public, et plus exactement à l’INO, un centre de référence dans le traitement du cancer en terre marocaine.
Inscrite dans le cadre du plan national de lutte contre le cancer, cette campagne nationale de diagnostic précoce des cancers du sein et du col utérin bénéficie du soutien de l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer. Les objectifs du Plan cancer, adopté il y a près d’une année, sont clairement affichés et la lutte contre le cancer se décline ici en  sept axes et une centaine d’actions concrètes.
Pour le ministère de la Santé aux destinées duquel préside l’Istiqlalienne Yasmina Baddou, il s’agit de réduire la morbidité et la mortalité dues au cancer. « Des objectifs spécifiques ont également été fixés par ce programme national de prévention et de lutte contre le cancer. Prévention du cancer, développement de l’infrastructure médicale requise, accès aux soins des personnes atteintes de cancer, mise en place d’un système de surveillance épidémiologique du cancer, amélioration de la qualité des soins, ce sont là autant de défis que le plan entend relever », explique un responsable du ministère de la Santé.
La promotion du dépistage précoce des cancers prioritaires, c'est-à-dire les plus fréquents au Maroc –le cancer du sein (36,1%)  et celui du col utérin (12,83%) - est aujourd’hui chez nous un véritable problème en matière de santé publique. « Au Maroc, le cancer du sein, premier cancer chez la Marocaine,  est en progression. On a l’impression qu’il y a un rajeunissement et qu’il survient de plus en plus chez la femme avant l’âge de 45 ans. Il faut savoir que généralement le pic est entre 45 et 55 ans. Actuellement, il y a intérêt à faire une mammographie à 40 ans, voire même avant chez les familles à risques », recommande Pr Abdelilah Souadka, chirurgien cancérologue à Rabat. Pour cet ancien chef du service chirurgie à l’Institut national d’oncologie, le diagnostic précoce du cancer du sein permet la conservation de l’organe et du schéma corporel de la femme. « Un tel diagnostic permet de procurer à la femme dont le cancer du sein a été détecté à un stade précoce une survie pratiquement superposable à la vie normale », assure ce spécialiste du cancer gynéco-mammaire.

« Le plan cancer a besoin
de l’engagement de tous »

Si le cancer du col utérin enregistre un léger recul en passant en l’espace d’une quinzaine d’années de la première à la deuxième place, c’est  grâce à l’effort de sensibilisation accompli jusque-là, expliquent les oncologues. « Avec un simple frottis à coût très faible et un acte chirurgical, le diagnostic précoce du cancer du col utérin permet en plus d’une survie quasi-normale une fécondité de la femme. Par contre,  la prise en charge d’un tel cancer est très coûteuse dans un diagnostic tardif et la survie diminue fortement », fait valoir Dr Souadka.
Des centres régionaux de diagnostic du cancer ont ouvert leurs portes dans plusieurs régions du Maroc. A Agadir, Oujda, Al Hoceima  et Rabat, des centres d’oncologie  ont été dotés de matériel médico-technique pour rendre possible le dépistage précoce. « Le plan cancer mérite la participation de tous les acteurs investis dans la prise en charge de cette maladie chronique qui pose un problème de santé publique. La lutte contre le cancer ne peut valablement se faire que dans le cadre d’un partenariat public-privé. Seuls l’engagement et la participation de tous, c'est-à-dire secteur public, secteur privé, société civile et citoyens, peuvent être garants du succès du plan cancer dans notre pays, » conclut ce chirurgien cancérologique.


Narjis Rerhaye
Samedi 13 Novembre 2010

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