Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Lancé à New York par S.A.R la Princesse Lalla Salma : Appel à la création d’un Fonds international de lutte contre le cancer




Lancé à New York par S.A.R la Princesse Lalla Salma : Appel à la création d’un Fonds international de lutte contre le cancer
SAR la Princesse Lalla Salma a lancé, mardi soir à New York, un “appel solennel” pour la “création d'un fonds international” pour le traitement et la prévention du cancer, à “l'instar de ce qui a été fait en ce qui concerne le sida”.
“Ayant conscience de la gravité du mal et du devoir de s'y attaquer au nom des valeurs humaines qui nous animent, il est impératif de conforter la réunion de haut niveau de l'ONU, par la création d'un fonds international pour le traitement et la prévention du cancer, à l'instar de ce qui a été fait en ce qui concerne le sida”, a plaidé Son Altesse Royale.
SAR la Princesse Lalla Salma, présidente de l'Association Lalla Salma pour la lutte contre le cancer (ALSC), a lancé cet appel, lors d'une réception offerte par SM le Roi Mohammed VI et présidée par Son Altesse Royale, en marge de la réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles (MNT/19-20 septembre) dans le cadre de la 66ème session de l'Assemblée générale des Nations unies.
La Princesse Lalla Salma a présidé la délégation marocaine à cette importante réunion, rappelle-t-on.
Il est “temps pour la communauté internationale d'accorder l'intérêt qu'il faut au cancer et à ses incidences, dans le cadre d'un engagement clair de la part de l'ONU et de ses institutions qui, tenant compte des souffrances des malades et de leurs familles, place le combat contre cette affection non transmissible en tête des efforts dédiés à la promotion des valeurs humaines”, a plaidé la Princesse.
“Je profite de cette occasion pour lancer un appel solennel pour que cette proposition soit soutenue et concrétisée afin que de nombreux malades, qui aujourd'hui sont totalement démunis devant ce fléau, puissent, dans un avenir proche, obtenir les soins et l'assistance adéquats”, a insisté Son Altesse Royale.
“Souvent, ce mal atteint des jeunes à la fleur de l'âge, qui laissent derrière eux des familles disloquées, des veuves, des orphelins et d'innombrables tragédies humaines, sans parler des pertes, des dégâts et des fissures qui ébranlent la société tout entière”, a souligné SAR la Princesse Lalla Salma.
La Princesse a également préconisé “la nécessité d'élargir la coopération internationale et de diversifier ses domaines d'action, en les étendant à la formation, la qualification, le transfert de technologies et les échanges d'expériences, outre l'intensification et l'approfondissement des relations Sud-Sud”.
Dans ce sens, Son Altesse Royale, également Ambassadeur de Bonne volonté de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la promotion de la prévention et des soins du cancer et Présidente d'honneur de l'Alliance des ONG de la région de la Méditerranée orientale pour la lutte contre le cancer, a fait part de l'entière disposition de l'ALSC d'oeuvrer dans ce sens.
Dans son adresse, la Princesse a fait part de l'entière disposition de l'Association “à oeuvrer dans ce sens en étroite collaboration avec des partenaires de la société civile, des secteurs public et privé, à l'intérieur et à l'extérieur du Royaume. Elle est également disposée à partager les expériences qu'elle a accumulées dans ce domaine”.
Les résultats enregistrés par l'ALSC, depuis sa création, il y a cinq ans, “n'auraient pas été possibles sans la Haute sollicitude de SM le Roi Mohammed VI, à l'égard de l'association, ses activités, ses programmes et ses plans d'action”, a-t-elle poursuivi.
+Le tabac, une drogue à combattre+
Cependant, a poursuivi la Princesse, “notre expérience, pour importante qu'elle soit, exige des efforts sans relâche denotre part. Elle nous encourage à oeuvrer de concert avec les pays frères et amis, pour inciter l'ensemble de la communauté internationale à inscrire la lutte contre le cancer parmi ses priorités, et à se mobiliser pour combattre résolument les fléaux qui y contribuent, notamment dans les pays en développement. En effet, nous mesurons tous l'ampleur des déficits et des insuffisances dont souffrent les malades dans ces pays, tant au niveau de la prévention que du dépistage et de la thérapie”.
S'agissant de la prévention, nous observons avec regret la prolifération du cancer dû au tabac, qui est à l'origine de 30 % des maladies dépistées à ce niveau. Nous constatons également avec regret l'importance des capitaux générés par l'industrie du tabac, qui ne peut en aucun cas être appréciée comme une source de richesses, mais plutôt de pertes. Il n'est qu'à voir, en effet, le nombre de décès enregistrés chaque année et les milliards de dollars qui sont mobilisés en traitements médicaux et qui génèrent souvent des déficits graves au niveau des structures de couverture et d'assurance maladie.
C'est pourquoi les mesures prises ici et là restent insuffisantes tant que le tabac ne serait pas considéré comme une drogue qu'il faut combattre au même titre que les autres substances illicites.
Quant au dépistage, et nonobstant les expériences de quelques pays, pour ce qui concerne le cancer du sein et du col de l'utérus, nombreux sont les Etats qui manquent singulièrement de moyens de détection précoce, a déploré Son Altesse Royale pour qui il “est donc impératif d'adopter une approche nouvelle et de mettre en oeuvre des programmes spéciaux, dans un cadre partenarial permettant de circonscrire les effets de cette maladie”.
Abordant le domaine de la thérapie, elle a souligné que les “insuffisances paraissent encore plus aiguës, compte tenu de l'importance du coût, qu'un grand nombre de malades des pays en développement sont dans l'incapacité de supporter. Ceci est d'autant plus regrettable que les aides internationales connaissent malheureusement un net recul qui aggrave le fossé constaté entre les Etats du Nord et ceux du Sud”.
S'ils ne sont pas encore parvenus à éradiquer le mal, les pays du Nord sont arrivés au moins à en atténuer considérablement les incidences sur les malades et la société, grâce aux régimes qu'ils ont mis en place pour assurer couverture médicale et prise en charge des malades, a relevé la Princesse Lalla Salma.
En revanche, les pays du Sud ne “disposent même pas du seuil minimal de cette protection. Dans les pays les plus démunis, les malades ne peuvent accéder à une prise en charge médicale. Faute de dépistage, ils n'ont même pas conscience de leur pathologie et il leur arrive de mourir dans l'ignorance de la nature de leur mal”, a déploré Lalla Salma.
Et de conclure : “il est temps pour la communauté internationale d'accorder l'intérêt qu'il faut au cancer et à ses incidences, dans le cadre d'un engagement clair de la part de l'ONU et de ses institutions qui, tenant compte des souffrances des malades et de leurs familles, place le combat contre cette affection non transmissible en tête des efforts dédiés à la promotion des valeurs humaines”.

MAP
Jeudi 22 Septembre 2011

Lu 502 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs