Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Laila Ghofran chante Said Imam : «La chanson marocaine reste, hélas, peu connue dans le monde arabe»




Laila Ghofran chante Said Imam : «La chanson marocaine reste, hélas, peu connue dans le monde arabe»
Tous ceux qui ont suivi ses spectacles, ou lu ses déclarations, ou bien tous ceux qui ont approché Laila Ghofran, tout au long de son séjour au Maroc, ont soutenu qu'il s'agit  bel et bien d'une icône. Une authentique diva de la chanson marocaine qu'elle continue à représenter et symboliser avec brio  et  dignité.
Dans un pays où les grandes chanteuses vivent généralement au rythme de l'Orient arabe, notamment l’Egypte où vit Laila Ghofran depuis de longues années, il est toujours agréable de retrouver une star de la chanson marocaine, une voix et une musique aux nombreux  rythmes: nouba,  charki,  khaliji, sans compter l'interprétation des grandes œuvres de la musique égyptienne et arabe. Tout cela sans jamais perdre son cachet, ni son identité marocaine.
Voilà donc un nom qui a enrichi le livre d'or de la chanson marocaine et arabe .Une artiste marocaine qui s'est imposée, de la plus belle manière aux niveaux arabe et international.
 Laila Ghofran, comme c'est maintenant une habitude, vient de retrouver son pays natal et son enfance. Ce Maroc qu'elle aime tant, et où elle revient de temps à autre. Histoire de se ressourcer,  dans son pays d'origine qu'elle continue de représenter dignement.
L’artiste, fait partie de cette génération de grandes chanteuses marocaines qui forcent l'admiration et le respect. Non seulement, parce qu'elle a su se faire une place au soleil aux cotés des grandes chanteuses sur la scène arabe, mais surtout, parce que cela fera bientôt deux décennies qu'elle va de succès en succès. Une bonne vingtaine d'années qui ont  confirmé son talent et lui ont donné plus de tonus, de  maturité, d'expérience et de professionnalisme.
On ne compte plus aujourd'hui, ni les œuvres signées Laila Ghofran et encore moins les succès ininterrompus de ses concerts. Là où elle se produit,  monde arabe,  Europe, Egypte ou pays du Golfe, c'est un accueil de grande diva qui lui est toujours réservé.
 Laila Ghofran que nous avons récemment retrouvée à l'occasion du Festival Mawazine, reste égale à elle-même. Rien n'a changé chez elle : sa voix splendide, sa démarche, sa grâce et son professionalisme.
 L'autre jour à Rabat où elle s'est produite aux côtés de Naima Samih et du symbole des générations montantes, la jeune Dounia Batma, Laila Ghofran était là pour renouer avec le passé et symboliser la continuité.
Plébiscitée par un public marocain qui lui a toujours voué admiration et respect, Laila Ghofran, même si elle est discrètement  affectée par la perte de sa petite Hiba , a su répondre aux attentes de ses fans en donnant le meilleur d'elle-même au cours d’un spectacle qui avait tout pour plaire, et surtout en insistant sur  la place que tient le Maroc dans son cœur  
Pour elle, «en dépit de tous les progrès réalisés par notre chanson ces dernières années, elle reste peu connue dans le monde arabe».C'est la raison pour laquelle elle s'attelle aujourd'hui en dialecte marocain. Elle persiste et signe, elle qui a eu l'honneur de travailler avec des poètes, compositeurs et musiciens de renom tels Islam Sabry, Mohamed Aouf ou  Rafik Akef , veut revenir aux sources en chantant purement marocain , des œuvres écrites et composées par elle, ou  en collaboration avec un parolier et compositeur de la trempe de Said Imam.  Le musicien qui monte comme en  témoignent les oeuvres qu'il a composées pour bon nombre de chanteurs et chanteuses marocains de grande notoriété à l'image d’Abdelhadi Belkhayat, Naima Samih, Leila Almaghribia, Hayat Idrissi, Bouchra Khalil, Nezha Chaabaoui, entre autes.
Avec Said Imam, Laila Ghofran retrouve une seconde jeunesse et un nouveau souffle. Un musicien dont elle apprécie le métier, l'originalité, et le professionnalisme. Dans son répertoire actuel,  il y a bien évidemment sa dernière chanson «Allah âlik ya bladi» qu'elle a écrite et composée elle-même ainsi que deux autres œuvres de Said Imam . Compte tenu du  succès rencontré par ces œuvres,  elle espère  aller de l'avant en produisant de nouvelles œuvres signées par un compositeur marocain de renom.  

Par Abdessalam Khatib
Samedi 9 Juin 2012

Lu 1129 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs