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La visite de la délégation du RFK Center finit en eau de boudin : Rumeurs d’enlèvement de Kerry Kennedy à Tindouf




La visite de la délégation du RFK Center finit en eau de boudin : Rumeurs d’enlèvement de Kerry Kennedy à Tindouf
La visite de la présidente du Centre Robert Fitzerald Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme (RFK Center), Kerry Kennedy, entamée dans les camps du Polisario fin  août 2012 s’est achevée en queue de poisson et avant la date initialement prévue.
Marquée par des mesures de sécurité exceptionnelles décrétées par les dirigeants du mouvement séparatiste, ces mesures dont l’objectif réel était d’interdire aux révoltés des camps d’approcher les membres de la délégation, étaient décrites par le Polisario comme étant préventives contre d’éventuelles menaces terroristes qui planent sur la responsable de l’ONG américaine que les médias algériens ont déclaré menacée par Al-Qaïda, une autre manière, estiment certains observateurs, de nier les rapports qu’entretiennent les deux mouvements. Ces observateurs avancent que si le Polisario entretenait des relations avec le mouvement islamiste, celui-ci ne menacerait pas d’enlever celle qui ne fait pas mystère de son soutien absolu aux thèses des séparatistes sahraouies.
Les observateurs ont, également constaté  que, contrairement au programme préétabli, les responsables du Polisario se sont abstenus de lui organiser  une visite du camp de  Rabouni, siège de son pseudo-gouvernement. Plusieurs contestataires et opposants à Mohamed Abdelaziz s’y sont rassemblés, dès la matinée du 29 août dans l’espoir d’y rencontrer Kerry Kennedy afin de la sensibiliser sur leur calvaire et sur les violations des droits de l’Homme dont sont victimes les membres de leur famille. Des détenus politiques croupissant dans les geôles du Polisario, des journalistes récemment limogés de leurs postes par le pseudo-ministre de l’Intérieur sahraoui pour avoir osé critiquer Mohamed Abdelaziz, étaient également de la partie. Parmi ces opposants   Karama Ould Dich, un dissident notoire, qui menaçait de remettre à la responsable américaine une documentation compromettante mettant en cause les agissements délictueux de certains responsables du Polisario.
Il faut noter que la visite de la présidente du Centre Robert Fitzerald Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme survient dans un contexte local caractérisé par une exacerbation de la tension dans les camps du Polisario sous le double effet de la montée en puissance des groupes contestataires, à commencer par le mouvement opposant du 5 Mars qui manifeste en permanence depuis le mois de mars de l’année 2011, pour dénoncer les déviations d’une direction politique incapable de répondre aux aspirations des jeunes générations sahraouies, ainsi que par les nombreuses infiltrations d’éléments terroristes et criminels liés à la branche maghrébine de l’organisation Al-Qaïda et son groupe dissident, le Mujao.
Un groupe comprenant dans ses rangs une quinzaine de Sahraouis des camps dont Lahbib Idrissi surnommé Adnan Abou Oualid, Sahraoui, originaire des camps du Polisario qui  occupe le poste de porte-parole du Mujao et dont la photo avait été diffusée par la chaîne Al Jazeera au début du mois d’avril 2012 serait, en effet, à l’origine de l’enlèvement de trois coopérants européens dont une Italienne et deux Espagnols. Enlèvement qui serait à l’origine de  la décision prise au début du mois d’août 2012 par les gouvernements espagnol et italien de rapatrier l’ensemble des équipes humanitaires des camps du Polisario. Les observateurs ont précisé que l’état d’alerte décrété dans les soi-disant wilayas des camps et le renforcement des mesures de sécurité et le redéploiement des unités militaires relevant de la 6ème région militaire, officiellement destinés à prévenir des actes terroristes et criminels, visent, réellement à réprimer la vague de contestations prévue durant la visite de la présidente du RFK Center. Cette tension s’est exacerbée par l’annonce du retour imminent à Tindouf de l’opposant  Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud dont tous les membres de sa tribu, Labihatt, étaient maintenus en résidence surveillée par les milices du Polisario.
Cependant, ces mesures n’ont pas empêché les rumeurs de créditer la thèse d’un enlèvement de Mme Kerry à Tindouf. Le site officiel du RFK Center s’est certes fondu d’un démenti, mais il n’en demeure pas moins que cette opération semble tenir d’une manipulation destinée à cacher le fait que cette dernière a été approchée par certains opposants qui ont réussi à braver les mesures prises par le Polisario pour lui remettre, en mains propres, un rapport accablant sur le détournement des aides humanitaires.
A noter qu’en réaction au comportement des membres de la mission américaine et leur parti pris favorable au Polisario, des familles sahraouies qui se trouvaient à Smara dans le cadre des échanges de visites familiales organisées sous l’égide du HCR, ont choisi de ne plus retourner dans les camps.  
C’est  le cas de Biba Ould Nafae et sa famille. Notable et ancien militaire du Polisario, il a déclaré : «La mission conduite par Kerry Kennedy n’a rencontré au Maroc qu’un ramassis de malfrats et de malfaiteurs multirécidivistes, se disant militants indépendantistes sahraouis alors qu’ils ne représentent personne et rien au Sahara».  
«Par contre, madame Kennedy a refusé de voir les vrai Sahraouis, les militants associatifs indépendants qui n’ont pas de liens avec le Polisario».
Dans ce même ordre d’idée, «Libé» a reçu plusieurs communiqués d’acteurs associatifs dénonçant le parti pris de Kerry Kennedy. Ces acteurs agissent au nom de leurs institutions respectives à Smara, Boujdour, Tan Tan, Guelmim et Assa Zag. Ces acteurs estiment que l’ONG américaine s’est départie de ses objectifs afférents à la défense des droits humains en privilégiant une approche sélective à l’égard des militants de la société civile dans les provinces du Sud. Une telle attitude, ajoutent-ils, a remis en cause la crédibilité même du RFK Center et mis à nu son intention délibérée d’occulter les progrès démocratiques survenus dans tous les domaines et la dynamique de développement en cours dans les provinces du Sud du Royaume. Ils ont indiqué que l’accueil réservé aux membres de cette ONG et les facilités qui lui ont été assurées pour la tenue de rencontres avec les acteurs locaux sont «une expression sincère de l’engagement sans équivoque du Maroc en faveur des droits de l’Homme, fait qui suscite l’adhésion de l’ensemble de la société civile ainsi qu’un écho international favorable».

Ahmadou El-Katab
Mardi 4 Septembre 2012

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1.Posté par esse othman le 04/09/2012 16:48
Bonjour, j ai aime la photo de ce plicier Marocain qui met gentiement la main devant l objectif de l appareil photo. Son sourire en dit long sur sa soit disant agressivité. Cette photo devrait faire partie des grandes photos de l histoire de notre siecle celle ci demontrant la mauvaise foie qui peut caracteriser des soit disant humanitaires ou des humanitaires qui n ont aucun objectivité.

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