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La violence des vestiaires gagne les pelouses : MAS-CODM ou quand des joueurs font la démonstration de l’excellence




La violence des vestiaires gagne les pelouses : MAS-CODM ou quand des joueurs font la démonstration de l’excellence
Pugilat entre joueurs fassis, Samir Zekroumi et Abdelhadi Halhoul en l’occurrence, agression caractérisée de Hamza Bourezouk à l’encontre d’un membre du staff de banc du CODM, qui du coup «de pied» reçu en pleine figure, en a perdu son dentier, voilà là, le piètre clou d’un spectacle, lors du derby régional entre le  MAS de Fès et le CODM de Meknès, qu’on aurait voulu voir autrement passionnant. Car, pendant la partie qui comptait pour une mise à jour de la 27ème journée, il n’en a rien été. Elle s’est achevée sur un nul des plus stériles. Tout ça pour ça!
On garde malheureusement en mémoire les fâcheux évènements du match de l’aller, arrêté au bout de l’heure qui avait engendré tollé et autres conséquences et imputés au public. Cette fois, ce sont ceux censés  faire le spectacle qui se sont donnés en spectacle. Pitoyable, lamentable et triste!
Ces scènes, désolantes et somme toutes devenues banales de par leur ampleur, ne sont en fait, qu’un moindre reflet de la situation tragique dans laquelle baigne notre football. On savait l’état des lieux déplorable, on réalise, impuissants que le monument s’effondre petit à petit, à peine ses bases érigées.
Que dire aussi, de ces actes, indignes de joueurs professionnels et qui plus est, proviennent d’un happy few, celui des meilleurs espoirs de l’exercice «ici-bled» puisqu’internationaux, sinon qu’ils sont incitateurs à une autre violence, en appelant les gradins à se soulever. On savait les trois acteurs précités quelque peu caractériels, mardi, ils sont montés d’un cran en mettant à nu leur côté voyou. Et dire qu’ils vont représenter le football national au Caire ! En effet, ils vont s’envoler pour la capitale égyptienne, d’histoire d’y défier le Zam_lek, leur bourreau à l’aller à Fès (2-0) ! On plaint les trois arbitres zambiens appelés à officier le match de dimanche au stade militaire.
Il semblerait que nos joueurs qui se doivent tout d’abord  d’être tenus par un devoir de réserve en plus d’une discipline à toute épreuve, n’aient pas encore assimilé leur nouveau statut de professionnels. L’évidence est là, l’amateurisme est trop gangréné en eux pour qu’ils puissent s’y défaire en une saison. D’ailleurs, on s’en rend compte à chaque journée à travers leurs comportements (bousculades, énervement et protestations  agressives) à l’endroit de l’autorité de référence, l’arbitre, dès lors qu’une faute est sifflée et qu’elle ne répond pas à leurs caprices.
Pour que ce phénomène de violence ne puisse plus prospérer, il faudrait que les acteurs premiers changent de mentalité. Or ils n’en sont encore qu’au stade du «tan n’den». Je pense donc je suis comme dirait l’autre!

Mohamed Jaouad Kanabi
Jeudi 10 Mai 2012

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